Funérailles d’Ali Badara Kéita : Des journalistes sportifs rendent un vibrant hommage au doyen !

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Un jour après son décès, l’ancien journaliste sportif du quotidien L’Essor et ancien secrétaire général de la Fédération malienne de Basketball, Ali Badara Kéita, a été inhumé le dimanche 26 septembre dernier, au cimetière de Sabalibougou. Au cours de la cérémonie funèbre, plusieurs journalistes lui ont rendu un vibrant hommage, non sans rappeler qu’il est un pionnier de la presse sportive nationale.

La cérémonie funèbre s’est déroulée au domicile du défunt, au quartier Mali, non loin de la mairie de la Commune V, en présence de Gaoussou Drabo, membre de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ; Kassoum Coulibaly dit Yambox, vice-président de la Fédération malienne de football ; Oumar Baba Traoré, président de l’Association des journalistes sportifs du Mali (Ajsm) ; Souleymane Drabo, ancien directeur de l’Amap, ainsi que plusieurs amis et membres de la famille du disparu.

Ali Badara est l’un des pionniers de la presse sportive malienne et africaine. Il a dirigé le Desk sport de L’Essor jusqu’en 1973, avant de servir à l’Agence de presse de l’AMAP où il prendra sa retraite. Président fondateur de l’Association des journalistes sportifs du Mali (Ajsm), il est membre fondateur de l’Union des journalistes sportifs africains (Ujsa), remplacée aujourd’hui par l’Association internationale de la presse sportive (Aips). Durant sa carrière, Ali Badara Kéita a couvert plusieurs évènements sportifs africains, notamment les CAN 1972 au Cameroun et 1974 en Égypte, les Jeux africains de 1978 en Algérie, les multiples combats du boxeur Soungalo Diakité. En plus du journalisme, Ali Badara Kéita est également l’auteur de trois livres : “Les 50 ans du football malien”, “Légendes et vérité du football malien” et le “Le jour où j’ai failli mourir”.

C’est sous les yeux impuissants des membres de sa famille et de ses amis que Ali Badara Kéita a été inhumé au cimetière de Sabalibougou. Il laisse derrière lui des veuves et des orphelins. Dors en paix doyen !

Souleymane Doucouré, ancien Dga de l’Amap : “Ali Badara Kéita était un journaliste tenace qui n’a jamais abandonné sa ligne”

“Lorsque nous avons créé l’émission “Sport et Music” en 1972, Ali Badara Kéita était au desk de L’Essor et c’est en ce moment-là que nous avons fait connaissance l’un et l’autre. En 1974, nous sommes allés en Égypte pour participer à la Coupe d’Afrique des nations. Ensuite, nous étions aussi ensemble à Alger pour les Jeux africains. Nous partageons la salle à chaque fois que nous voyageons. Ce que je retiens de Ali Badra Kéita, c’est sa ténacité, son humanisme parce qu’il a exercé ce métier à un moment où c’était très difficile. Je me rappelle bien, par suite d’un de ses articles, il y a eu des problèmes lorsqu’il était correspondant de “France Football” au Mali. Malgré tout, il continuait à écrire à L’Essor et à France Football. Je vais vous révéler quelque chose, lorsque nous étions en Égypte lors de la Can 1974, il y avait un commissaire de police qui était président de la Commission centrale des arbitres du Mali. Nous avons sympathisé avec lui et d’ailleurs c’est lui qui l’a mis en garde parce qu’on le guettait. Il avait dit que lui ne fait que son métier. Malheureusement, ils l’ont eu une ou deux années après. Il a été frappé et gravement blessé. Il a traîné ce traumatisme durant toute sa carrière. Voilà l’homme, un journaliste tenace qui n’a jamais abandonné sa ligne”.

Gaoussou Drabo, membre de la Haute Autorité de la Communication (HAC) : “Ali m’a guidé dans mes premiers pas pour connaître les joueurs et les dirigeants”

“Ali Badara Kéita a été mon supérieur dans la rubrique sport de L’Essor, lorsque j’ai commencé à travailler en 1974. En plus de cela, c’est lui qui m’a guidé dans la connaissance des équipes maliennes et un peu plus tard les équipes africaines parce que j’ai étudié en l’Urss de 1968 à 1974, donc ce n’était l’endroit idéal pour se tenir au courant de ce qui se passait sur notre continent. On avait des échos sur de grands évènements, mais on n’avait pas une connaissance profonde du comportement des acteurs du football malien et du sport malien en général. Ali m’a guidé dans mes premiers pas pour connaître les joueurs et les dirigeants. C’est lui qui m’a permis d’être un peu pertinent dans mes analyses”.

Amadou Siby, ancien journaliste à l’Amap : “Ali Badara Kéita a été l’un des piliers du basketball malien “

” Ali Badara Kéita a été l’un des piliers du basketball malien. Il avait joué au basketball, il était dirigeant et même secrétaire général de la Fédération malienne de basketball, mais également membre du bureau de l’Afaba (Association des fédérations amateurs de basketball en Afrique), l’ancêtre de l’actuel Fiba. Il est important de rappeler que Mali a tenu une grande place dans les commissions techniques de l’Afaba. Grâce à sa détermination, Ali Badra Kéita a organisé au Mali un championnat d’Afrique de basketball féminin entre 1981-1982. Il avait commencé sa carrière à la poste, avant de venir à l’Agence nationale d’information du Mali (Anim) qui a précédé l’Amap ”

Souleymane Drabo, ancien rédacteur en chef de L’Essor et ancien directeur général de l’Amap : ” C’est vraiment un pionner à qui nous devons rendre hommage aujourd’hui “

“S’il y a un mot qu’on peut utiliser sans risque d’être démenti, c’est le mot pionnier parce que Ali Badara Kéita a été l’un des premiers journalistes sportifs à L’Essor. Lorsque nous avons travaillé à l’Essor en 1974, il était déjà là et il assurait seul la rubrique sportive du quotidien national. C’est quelqu’un qui a ouvert la voie à toute la génération actuelle de journalistes sportifs. Il a ouvert cette voie avec beaucoup de mérite parce qu’il n’a pas fait d’étude particulière de journalisme, mais il avait la passion du sport et c’est cette passion qui l’a guidé tout le long de sa carrière. C’est vraiment un pionner à qui nous devons rendre hommage aujourd’hui” .

Mahamadou TRAORE

 

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