Animateurs radio en conflit avec la justice : Adama Diarra dit Vieux Blé et Seydou Oumar Traoré

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Le glaive de Syndicat autonome de la magistrature (SAM) et le Syndicat libre des magistrats (SYLMA) s’est abattu sur deux confrères radio. Adama Diarra, communément appelé Vieux Blé de la radio « La Voix des jeunes » croupit dans les geôles de la Maison d’arrêt de Bamako depuis la semaine dernière pour offense à magistrat dans l’affaire Sidiki Diabaté. Le second, Seydou Oumar Traoré de la radio Djekafo est activement recherché pour un similaire mobile.

La montée en flèche des démêlées des confrères avec la justice a justifié la tenue d’un séminaire, réunissant 80 directeurs d’organes de presse sur la déontologie et l’éthique qui a démarré en début de semaine, conjointement organisé par l’Association des éditeurs de presse (ASSEP) et le Fonds d’appui à la formation professionnelle (FAFPA).

Parallèlement, des initiatives sont en cours en vue d’obtenir la libération du confrère détenu et la fin des poursuites engagées contre l’autre.

 

Kayes sous l’emprise de l’esclave

Des présumés esclaves chassés et battus

Scénario répétitif et cauchemardesque dans une région où la survivance d’une tradition met des hommes, des femmes et des enfants sous la férule de l’esclavage dans l’indifférence quasi générale. Les esclavagistes tentent de briser toutes formes de résistance. En chassent des villages les récalcitrants, les rebelles, parfois battus jusqu’au sang.

Des centaines de plaintes ont été introduites devant les juridictions sans suite, faute de loi qui criminalise la pratique au Mali, du moins de l’avis du monde associatif.  Des associations de protection des droits de l’homme sont montées au créneau. Leurs dénonciations se sont jusqu’à présent avéré un coup d’épée dans l’eau. Aux dénonciations sont couplées les actions de sensibilisation.

 

 

Révision des listes électorales

Affluence faible

Lancée le 1er octobre dernier, la révision annuelle des listes électorales se poursuivra jusqu’au 31 décembre sous la supervision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Les listes électorales arrimées sur le RAVEC sont appelées à recevoir de nouvelles inscriptions –ceux qui ont 18 ans- des radiations – les personnes décédées ou ayant perdu leur droit de vote suite à une condamnation – et les transferts –changement de commune, de région, entre autres.

L’affluence est faible dans les mairies où ont lieu ces opérations. Mais, on ne désespère point de voir les formations politiques et le ministère de l’Administration territoriale multiplier les messages de sensibilisation.

 

 

Mouvement du 5 juin-RFP

A élu domicile le siège de la CSTM

Malproprement chassé du siège de la Coordination des mouvements et associations de soutien à Mahmoud Dicko (CMAS), le Mouvement du 5 juin –Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a trouvé chaussures à ses pieds en élisant domicile le siège de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM).

Un schisme a pris corps au milieu des contradictions sur le soutien ou non au gouvernement de la transition. Kaou Djim semblait jouer en solo et supportait de plus en plus les critiques véhémentes de ses camarades de la coalition hétéroclite. Finalement, il a fait recours à la manière forte, mobilisant la police pour empêcher l’accès des locaux de son organisation.

 

Incendie au Marché rose

Des dégâts matériels

Un incendie a consumé dans la nuit de lundi à mardi une aile d’un immeuble et menaçait de se propager aux magasins adjacents. La promptitude de l’intervention des soldats du feu annihilaient les flammes. Le sinistre, d’après les premières investigations, est survenu suite à un court-circuit occasionné par une surtension électrique ou des branchements sauvages.

Pas de perte en vie humaine, mais les dégâts matériels seraient plus importants si les agents de la Protection civile n’avaient pas démoli des étals afin de frayer un passage aux véhicules d’intervention.  Tant une importante proportion des marchandises sont inflammables – tissus, articles en matière plastique notamment.

Le Marché rose a été régulièrement ces dernières années en proie à des incendies qui l’ont en partie ou entièrement dévasté. Même reconstruit, il est visité par des flammes dues aux installations électriques sauvages.

 

Samedi à Kassela

Passagers et chauffeurs dépouillés

Des coupeurs de route ont immobilisé sur la route de Ségou, à Kassela, des cars, véhicules de particuliers et camions de transport de marchandises. Ordre a été donné aux passagers et conducteurs de se mettre à plat ventre, qu’ils ont soumis à des fouilles minutieuses. Ils ont emporté tout ce qui était digne d’intérêt : argent, objets personnels de valeur. Aucune estimation des préjudices causées n’était disponible jusqu’ à hier.

Kassela, qui jouxte la forêt de la Faya, est régulièrement agité par des soubresauts parfois violents. En plein jour, les motocyclistes se font déposséder de leurs engins. La moindre résistance opposée est synonyme d’arrêt de mort signé. On se souvient de l’attaque à main armée du poste de péage. Les assaillants se sont évanouis dans la nature avec des poches pleines de plusieurs millions de nos francs.

 

Universités françaises

A la pêche d’étudiants maliens

Toute une journée d’informations est consacrée aux études en France. Samedi, au Centre culturel français, les personnes intéressées seront mises au parfum des facilités offertes, des filières disponibles.

Un virage qui tranche avec les restrictions imposées auparavant. A telle enseigne que les Maliens et bien d’autres nationalités s’étaient détournés des grandes écoles et universités françaises.

Viennent en tête des pays qui offrent le plus grand attrait aux étudiants étrangers, les Etats-Unis qui abritent les universités les plus prestigieuses, suivis de l’Allemagne, en Occident. L’ex-Union soviétique, et récemment la Russie ont le plus formé de cadres maliens.

La France aspire se replacer dans le peloton de tête, former l’élite nationale qui pèserait de tout son poids dans la balance de la prise de décisions pouvant affecter ses intérêts. A l’heure où elle éprouve le grand mal à charmer une opinion publique hostile à sa présence sur notre sol.

 

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