Quid de l’importation excessive d’épaves chinoises

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«Je veux bien que les bureaux des ministres, les chaises, les tables, les fauteuils, les mobiliers confiés au secteur privé aient la même qualité de finition si possible que le produit importé». Le président de la République a ainsi nuancé le mérite des entreprises locales d’accéder à certaines commandes publiques. C’était la semaine dernière, à Koulouba, lors de la traditionnelle rentrée économique. Ce faisant, IBK justifie tacitement en même temps la préférence faite aux produits importés par leur compétitivité esthétique, la finition notamment. Quid alors des autres critères de compétitivité, doit-on s’interroger, et pour cause. Si le prix par exemple peut relativement s’ajouter aux facteurs défavorables pour les fabricants locaux de mobiliers, la question est en revanche d’une indiscutable pertinence quant à la résistance des produits importés. Sans doute le président IBK ne sait-il pas que l’amortissement des séduisantes fabrications importées (chinoises pour la plupart) intervient après deux années d’utilisation à peine et au bout desquelles elles deviennent des épaves irrécupérables. Il en résulte non seulement des investissements plus coûteux dans du matériel irréformable, qui encombre souvent les couloirs de l’administration et dont l’abondance commence à poser une sérieuse équation environnementale en tant que déchets solides.

La Rédaction

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