Portrait : Mme Coulibaly Djenèba Diarra, sage-femme

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Mme Coulibaly Djenèba Diarra, enfant de Bagadadji, est née en 1965 à Bamako. Mariée, elle à 3 enfants, un garçon et deux filles, elle vit à Kalaban-Coura avec sa famille. Une femme courageuse et battante qui fait bonne impression dans son entourage, un exemple.

Djenèba rêvait de suivre les traces de sa mère qui était sage-femme, depuis à bas âge, elle n’aspirait qu’à devenir à son tour sage-femme afin d’assister les femmes pendant l’accouchement.

Alors une fois son Certificat d’Etudes fondamentales en poche, Djenèba a tenté sa chance au lycée, où elle a échoué au baccalauréat. Cet échec lui a aussi permis de poursuivre son rêve d’enfance, celui de devenir une sage-femme, de venir en aide à ses consœurs pendant qu’elles donnent la vie. Elle ne s’est pas découragée pour autant, elle est allée s’inscrire à l’Ecole secondaire de la Santé (ESS), et la formation commençait depuis le premier jour.

Ne dit-on pas que la réussite est au bout de l’effort, Après 3ans d’études, ses efforts ont porté fruits. Elle s’est spécialisée en santé et a vu son rêve se réaliser. Elle est devenue une sage- femme, une femme exemplaire dont les éloges ne finissent pas en son lieu de travail et même dans son entourage. Surnommée la “Sage”, elle porte fièrement ce nom et fait honneur aux femmes. Djenèba exerce ce métier depuis 1985.

Son équipe de garde monte une à deux fois par semaine, et dans l’année elle suit 15 à 20 femmes dans leur grossesse. Ambitieuse et fidèle à sa carrière, madame Coulibaly est la sage- femme Maitresse du Cscom de Kalaban-Coura, elle exerce également dans un district sanitaire (CS-Réf), et dans une clinique.

En plus d’être une brillante sage-femme, Mme Coulibaly a un talent particulier pour la cuisine, de ce fait sa carrière ne l’a pas fait oublier son rôle d’épouse dans son foyer. Après de rude journée entre les centres de santé, la “Sage” n’hésite pas de troquer sa blouse contre un wax afin de cuisiner de mets délicieux pour toute sa famille, comme la femme douce et dévouée qu’elle est. Selon ses dires, son mari ne mange que ce qu’elle a cuisiné et elle ne peut qu’être heureuse de cette sensation qui comble quelqu’un.

Sa passion pour la médecine et sa carrière ne l’ont pour autant pas fait oublier son statut d’épouse, Mme Coulibaly arrive à concilier son travail et son rôle d’épouse tout en satisfaisant sa belle-famille aussi bien que son époux. Elle est également fidèle à ses tâches ménagères.

Pour qu’un hôpital soit performant, la conduite du personnel soignant est importante alors Madame Coulibaly Djenèba Diarra est sollicitée pour son savoir-faire et la manière dont elle traite ses patientes. Une femme dont l’image reflète la sagesse et incarne la bonté. Une de ses patientes nous confie ceci : “Nous n’avons rien à lui reprocher. Tout au long de notre grossesse, elle nous considère comme un membre à part entière de sa famille. Elle nous accorde une attention particulière pour le bon déroulement de notre grossesse”.

En tant que personnel soignant, l’hygiène est très importante pour la “Sage” car elle déteste la saleté et n’hésite pas à recadrer des patientes qui viennent en consultation sans aucune hygiène corporelle surtout si ces dernières sont enceintes et au terme de leur grossesse. N’étant pas du genre à mâcher ses mots, elle déclare, “je ne peux pas cautionner qu’une femme soit sale surtout quand elle porte la vie. Pendant la grossesse, l’hygiène est importante car elles sont exposées à l’infection”.

Une femme dont les qualités humaines sont irréprochables, elle incarne l’image d’une vraie femme africaine dévouée, aimante au service de tous. Une femme dont les éloges ne tarissent point. Quand on embrasse un métier avec amour, le résultat ne peut-être que satisfaisant.

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