2e assise de l’Alliance Ensemble pour le Mali : La nouvelle Loi Electorale au cœur des débats

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Une vue du présidium à l’ouverture des travaux
Une vue du présidium des membres de l'EPM (photo archives)

La coalition politique ayant porté le second mandat d’IBK, «Ensemble Pour le Mali», était en conclave, le Samedi 2 Mars 2019, au Centre Régional de l’Energie Solaire (CRESj), sur la colline de Badalahougou. Présidé par Dr. Bokary TRETA, Président de l’Alliance, la rencontre avait pour objectif d’échanger autour des modifications de la loi électorale pour une meilleure représentativité au sein de l’hémicycle dans l’équité démocratique. Contexte oblige, l’éclat dudit évènement a été rehaussé par la présence du Premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, ainsi que de plusieurs membres de son gouvernement dont le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, de présidents institution notamment ceux de la Haute Cour de Justice, Abdrahamane Niang, et du Haut Conseil des Collectivités,  Mamadou Satigui Sidibé.  On note également la présence d’anciens Premiers ministres comme Ahmed Mohamed Ag Hamani ou encore Ousmane Issoufi Maiga. Le représentant du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, Chef de la MINUSMA, Bruno Mboudou Epondo, celui de la CEDEAO au Mali, Cheaka AboudouTouré et de l’Union africaine au Mali, Pierre BUYOYA ont également pris part au conclave. Outre ces personnalités, les Assises ont enregistré la participation de présidents des partis membres de ‘Alliance EPM, des députés de l’Alliance à l’Assemblée Nationale, des conseillers nationaux de l’Alliance EPM au Haut Conseil des Collectivités, des représentants de mouvements  de  femmes et de jeunes de l’Alliance.

 

Dans son discours d’ouverture, le ministre Mohamed Ag ERLAF, au nom du Premier ministre Soumeylou Boubeye MAIGA, a indiqué que la loi électorale est un chantier majeur du gouvernement, avant de rassurer les participants quant à la prise en charge de leur préoccupation.

Le président de l’Alliance a pour sa part félicité le gouvernement pour les dispositions qu’il prises dans le cadre de la mise en œuvre de la révision constitutionnelle, de la consultation référendaire et de l’élections des députés, notamment la mise en place du comité d’experts de la relecture des textes relatifs au cadre de concertation nationale.  

 

Pour ce qui est des forces de la loi, les participants a la rencontre ont noté entre autres son caractère historique et apprécié la méthodologie adoptée pour sa modification ainsi que le respect des normes standards internationaux et l’harmonie entre les circonscriptions électoraux et les circonscriptions administratives 

Pour ce qui est des faiblesses, ils ont identifié la multiplication des organes de gestion des élections (MMATD, DC.E, CEND), l’insuffisance du professionnalisme de certains acteurs, le rôle particulièrement sensible de la Cour constitutionnelle dans la gestion du contentieux électoral et l’absence d’un niveau préalable de gestion de certains contentieux, l’inscription des électeurs par les commissions administratives et le mode de scrutin des députés.

En plus de ces insuffisances, les participants se sont interrogés sur les modalités d’amélioration du niveau des débats et de représentativité à l’Assemblée nationale, à savoir : un meilleur pourvoi aux sièges parlementaires, la représentation des Maliens de l’Extérieur à l’Assemblée nationale, etc. Les alliances «contre nature» entre partis politique au cours des élections et la faible participation aux élections n’étaient pas en reste.

 

A titre de contribution, le premier questeur de l’Assemblée Nationale, Mamadou Diarassouba, a attiré l’attention sur un certain nombre de points qui auraient échappé à la réflexion des participants. Il s’agit notamment du parrainage des candidats à la présidentielle et de la caution des candidats.

Selon l’élu de Dioila, lors de la derrière présidentielle, les partis politiques ont eu du mal à contrôler leurs élus souvent qui ont contracté des parrainages contre-nature, souvent moyennant une certaine somme d’argent. Cette pratique doit cesser afin de renforcer davantage notre démocratie, a-t-il expliqué.

Il s’agit de légiférer en vue de déjouer les parrainages contre-nature et sans l’accord du parti politique auquel ils appartiennent. Et pour ne pas léser d’éventuels candidats, il propose de prendre l’exemple sur le Sénégal où les candidatures peuvent être portées par le parrainage des électeurs. Pour la caution de 25 millions, l’Honorable Diarassouba propose une augmentation sans autant l’argumenter, même si on peut se douter que la proposition est motivée par la réduction du nombre de candidats à la présidentielle. 

 

Amidou Keita

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