Chronique: Révolté d’un jour J’en ai marre !!!

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Indigné, le suis-je ! Voilà le titre, certes négatif mais accrocheur, que je donnerais à mon scenario si j’étais un cinéaste. Pardonnez-moi, je vous parais peu agréable ce matin, mais le sentiment que j’éprouve en ce mercredi 30 novembre 2022 est à la dimension de la déception et de la tristesse pour celui qui vient juste d’arriver d’un voyage hors de Dougouba. Ma grand-mère de son vivant me disait tout le temps, et je la cite : la jalousie n’est pas une mauvaise chose en soi. Elle est même source de motivation pour celui qui aspire à son propre développement et pousse à faire, sinon plus, mieux que l’autre !

Quand je pense à cette leçon de morale de ma « femme », je me dis que Dougouba a encore de beau chemin à faire. Le Malien est un grand voyageur. Le regretté Ténéma Sanogo alias « Lachidan » le confirmait de son vivant dans une de ses scènes de théâtre : le Malien est partout. Certains vont à Abidjan, d’autres mêmes dépassent Abidjan et se retrouvent jusqu’en Côte d’Ivoire !

Au-delà de l’aspect comique et hilarant de ce scénario, « Lachidan » veut juste nous dire combien le Malien « bouge ». D’après une sagesse populaire bambara, il y a trois types de personnes dont on ne peut contester les paroles dans le village : le plus âgé, le plus instruit et enfin le plus grand voyageur. Le plus âgé et le plus instruit tiennent leur savoir du temps et des livres et autres supports porteurs d’informations. Par contre le voyageur peut se targuer d’avoir senti, vu et toucher le bonheur durant ses pérégrinations.

Je ne dévoilerai pas ici ce que j’ai pu voir et senti durant les dernières semaines que j’ai passées hors de Dougouba. C’est inutile. Car cela est un secret de polichinelle pour qui connait les villes maghrébines. Mais n’empêche que je n’occulterai pas la petite anecdote sur les échanges que j’ai eus avec un collègue. « Quand est-ce que nos villes seront comme celles-ci ? », lui ai-je demandé. « Quand nous nous comporterons comme leurs habitants », m’a-t-il rétorqué.

Sa prophétie me fait froid au dos lorsque je pense au comportement du Malien. Pas besoin d’autre indicateur pour en juger, la circulation seule suffit largement. Non mais diantre, je me demande encore quelle éducation « autorise » certains usagers de la circulation à vouloir à tout prix passer en priorité au point de créer des doubles voies sur une route qui n’en compte normalement qu’une ? Sont-ils plus pressés que les autres ? Ont-ils une urgence plus que les autres ? Que nenni ! Et même si tel était le cas, un peu de courtoisie pourrait faciliter les choses. Mais non, ce sont des coups de klaxon, suivis des grosses gesticulations pour signifier qu’ils sont le « Roi » de la circulation.

Dans cette folie, les plus taciturnes prennent leur mal en patience et leur cèdent le passage. Mais les gringalets et autres têtes brûlées comme votre serviteur ne se laissent pas faire. Et bonjour la bagarre où pugilat et grossièreté perturbent encore plus une circulation déjà démentielle. J’en ai marre enfin ! Maliennes et Maliens, nous voulons un Mali-Kura ? Alors changeons de comportement et arrêtons avec nos vieilles pratiques, ainsi minimes soient-elles. C’est en cela que nous arriverons à fonder le Mali-Kura tant réclamer jusqu’ici. Autrement tout ne serait que chimère.

À mercredi prochain, inch’Allah

Lassine M’Boua Diarra

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