Crise institutionnelle et sécuritaire au Mali : Quand l’honorable Oumar Mariko joue au pompier pyromane

06 Août 2012 - 01:13
Mis à jour: 14 ans
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Le bouillant Secrétaire général du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI) vient de poser un acte hautement patriotique en prenant courageusement l'initiative de faciliter le dialogue entre les autorités maliennes et les islamistes d'Iyad Ag Ghaly. L'honorable Oumar Mariko a pris le risque de se rendre dans le village de Nia, à 20 km de Léré, région de Tombouctou, pour  nouer les fils de la négociation avec une délégation d'Ançar Dine. Mais, ce geste salutaire est assombri par une vive contestation que le député élu à Kolondiéba et ses amis de SADI engagent contre la CEDEAO et les autorités de la transition.   [caption id="attachment_84224" align="aligncenter" width="610"] Oumar Mariko, Sadi[/caption] Ils sont nombreux les leaders de la classe politique qui demandent de mettre les ambitions partisanes sous le boisseau pour sauver d'abord le Mali. Quitte à reprendre les hostilités  à la veille des prochaines élections. C'est la quintessence du message à la nation du Pr Dioncounda Traoré le 29 juillet dernier. C'est aussi l'essentiel des propos tenus par Me Mountaga Tall de la CSM qui prône "l'union sacrée autour de Dioncounda et de Cheick Modibo Diarra pour une transition apaisée ". D'autres acteurs majeurs de la scène sociopolitique nationale, dont des chefs de partis politiques, les leaders de la société civile, notamment des organisations religieuses, prêchent dans le même sens : accepter ou supporter toutes les insuffisances du dispositif institutionnel en place, s'en accommoder du fait du contexte et, par amour pour le pays, conjuguer tous les efforts pour la défense de l'intégrité du territoire national. Cette équation semble a priori simple à résoudre pour toutes les formations politiques. Seulement, les responsables du parti SADI, qui viennent de marquer des points importants à travers la mission du Secrétaire général Oumar Mariko pour nouer le dialogue avec les islamistes d'Ançar Dine, ne semblent pas disposés à faire ce sacrifice. En effet, en prenant son courage à deux mains pour aller dans l'antre des jihadistes d'Iyad Ag Ghaly et échanger avec les émissaires du leader d'Ançar Dine, l'homme fort de SADI a séduit plus d'un observateur averti de la scène politique nationale. "Pour une fois, Oumar Mariko a posé un acte politique de haute portée en ouvrant un couloir de dialogue sur le territoire national ", avait déclaré un adversaire politique du député élu à Kolondiéba. Seulement, comme pour entacher cette embellie de ce parti d'opposition au régime défunt d'ATT, les responsables de SADI viennent de dégainer contre la CEDEAO dont la conférence des chefs d'Etat est accusée d'ingérence illégale dans les affaires intérieures du Mali. Oumar Mariko et ses amis vont jusqu'à menacer de porter plainte contre le président de la République, Pr Dioncounda Traoré devant la Haute Cour de Justice du Mali pour crime de haute trahison. Ainsi, en s'obstinant à dire que Dioncounda Traoré est non pas le président de la République par intérim, mais le président de l'Assemblée nationale, Dr Mariko s'engage sur le terrain d'une querelle partisane. Car, si l'intérim devrait effectivement prendre fin le 22 mars 2012, comme la Constitution le prévoit, aucun mécanisme ne pallie le vide qui serait constaté à la tête de l'Etat. Ce qui a certainement conduit la CEDEAO à se fonder sur une forme du principe juridique de la " tacite reconduction " pour étendre l'intérim à la transition. En soulevant cette polémique pour saisir la justice, la question peut se poser de savoir si l'on cherche à régler la crise ou à l'aggraver. En clair au moment où les occupants des 2/3 du territoire du pays attendent des interlocuteurs crédibles pour engager le dialogue avec eux, toute initiative visant à contester cette accalmie est assimilable à l'acte d'un pyromane. On pouvait légitimement s'attendre à un dépassement de soi de la part du parti SADI surtout au lendemain de sa mission auprès des émissaires d'Ançar Dine. Ce dépassement de soi signifie que malgré l'illégitimité ou l'illégalité de telle ou telle autorité, si cette position permet au Mali d'amorcer une sortie de crise, on ne peut qu'adopter profil bas. Ce n'est pas l'analyse du MP-22 qui appuie SADI et son bouillant Secrétaire général. Et c'est en cela que les " sadistes" peuvent hélas être qualifiés de pompiers pyromanes. Gageons qu'ayant constaté que leur intransigeance commence à embarrasser leurs alliés de la COPAM, le président de SADI, Cheick Oumar Sissoko et leurs amis vont finir par ajouter de l'eau à leur vin. Pour le Mali, à l'égard duquel ils viennent de prouver leur grand amour. Bruno D SEGBEDJI

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Commentaires (25)

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Mass
Mass 14 ans
Arrêtons de donner un sens à tout ce que fait ce Mr. O.Mariko. Un activiste plein de contradictions, un révolutionnaire du passé; un nationalisme souvent identifié dans un but politique; un homme au goût communiste prononcé; un homme blasé de <> se traduit par son opposition systématique à toute forme de politique d'intégration internationale et de l'idéologie libérale. Un homme politique aux idées régressés qui ignore, voire, rejeté les enjeux modernes du temps ou l'autre doit être considéré comme un zozo national de la politique. Une fois encore, arrêtons de donner au temps d'importance aux sorties médiatiques de l'honorable député de kolondiéba.
Les Nordistes ne sont pas prêts à oublier les accusations calomnieuses de Mariko
Les Nordistes ne sont pas prêts à oublier les accusations calomnieuses de Mariko 14 ans
Mariko est un déshonorable et déshonoré opportuniste qui mérite d'être emprisonné pour le bien du Mali. Si ses amis du CNRDE et du gouvernement ne veulent pas l'arrêter pour ses crimes et ses agitations dangereuses, il faut que les maliens sincères lui règlent le compte.
alfa4
alfa4 14 ans
Mariko est plus qu'un probleme qu'une solution,c'est un arriviste,un opportuniste.Qu'il nous foute la merde
barou
barou 14 ans
Le journal Independant a toujours été dependant de l'argent.Cet article est provocateur mais ce n'est malheureusement,pas le premier et tant que ces genres de journaux existeront,le peuple malien aura du mal a voir la realité car si l'argent prend la place de la dignité et de l'information,on ne peut s'attendre au pire pour un journal.
micmac
micmac 14 ans
Dites à Mariko que les populations du nord n'ont pas besoin de son aide, lui qui les a qualifié d'être les complices du MNLA et des islamistes. N'en déplaise à Mariko, les jeunes de Gao ont encore une fois montré leur bravoure face des islamistes armés. Ils n'ont pas attendu Mariko pour résiter à l'application de la charia. Ceci est un démenti cinglant aux propos tenus par Mariko après sa mission à Sévaré, ou il a traité les populations de Gao de connivence avec les mouvements armés.
Tougnatigui
Tougnatigui 14 ans
Cela n'ai pas vrai il faut nuancer les propos de Mariko il savent très bien que Mariko n'a pas voulu dire que les populations sont en connivence...avant la chute de Gao les gens de l'AQMI se fondaient dans la populations qui les hébergeaient ce qui est sur...mais les gens aiment torturer la réalité...même des officiers étaient impliqué dans les trafique de drogues etc...il y avait sûrement des complicité ...mais la majorité de la population n’étaient pas impliqué même maintenant ils ont des complices..il faut dire la vérité sinon nous n'allons pas nous en sortir
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