Exploitation des déchets solides : Le Réseau réussir la décentralisation envisage la création d’emploi à travers la transformation des déchets solides

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Le Réseau réussir la décentralisation, en partenariat avec l’ONG BORDA-Mali, l’entreprise SANUVA, a organisé une journée de réflexion sur la transformation de nos déchets solides à travers la création d’emplois. C’était le 1er mars 2019 à la Maison du partenariat.

Bamako est débordé d’ordures. Toutes les communes du District sont asphyxiées par les déchets, causes des maladies pulmonaires. La Mairie du District n’arrive toujours pas à trouver une solution à la propriété d’une ville devenue poussiéreuse. Les maladies comme la toux et la grippe font rage et s’installe durablement avec le réchauffement climatique et les mauvaises conditions dues à l’environnement, a dit un spécialiste. Cependant, des organisations de la société civile s’impliquent de plus en plus pour débarrasser la capitale, voire nos villes de cette situation. C’est dans ce cadre que le Réseau réussir la décentralisation, la présidente de BORDA –Mali, l’entreprise SUNOVA avec le coordinateur de la Plateforme d’associations, Jonahatam Podiougou ont partagé leur expérience dans ce domaine pour expliquer comment on peut créer des emplois pour la jeunesse à partir de la transformation des déchets solides. Dans son intervention, le coordinateur des associations, a-t-il fait savoir que le problème d’assainissement de Bamako est lié à plusieurs facteurs. Selon lui, les poubelles sont de mauvaise qualité et il n y a pas d’ouvrage d’assainissement. Il a indiqué qu’il n y a que 41 dépôts à Bamako et malgré les textes juridiques, les vidanges sont déversés d’une manière anarchique. Il dira que sa commune qui est la commune VI a pensé à un projet pilote avec des jeunes diplômés de la diaspora. Ce projet va-t-il faire savoir a fait une enquête pour sa viabilité. Ils ont identifié un groupe féminin, identifié leurs besoins. Alors le projet fait aujourd’hui un recyclage et a permis d’engager 70 femmes pour un emploi permanent. La commune VI compte 26 GIES a dit Jonathan qui emploient plus de 300 personnes qui sont utilisées comme manœuvre. Et, ces personnes sont utilisées dans d’autres emplois lors de la transformation des déchets. Selon lui, il faut favoriser le partenariat Public-Privé ; rehausser le niveau des GIES ; rechercher des financements pour ces projets pour aller au compostage. Mahamadou Traoré, ce jeune diplômé de la diaspora, directeur de l’entreprise SUNOVA a expliqué comment ils ont pu créer 40 emplois dans le domaine de la transformation des déchets solides. Selon M. Traoré,  crée en février 2018, l’entreprise SANUVA  est partie sans 1 franc CFA. Il a indiqué que c’est sur la base de confiance avec certains partenaires de bonne volonté et d’engagement des jeunes dévoués qu’ils ont pu assoir cette entreprise. Selon lui, son entreprise capte les déchets à la source avant qu’ils n’arrivent au dépôt final. Elle dépose des poubelles dans les entreprises  qu’elle aussi négociées avec d’autres partenaires pour faire le trille. Il a indiqué que son entreprise a pu obtenir un terrain avec la commune IV. M Traoré dira qu’ils ont pu obtenir des engins de collecte (motos taxi) par le biais d’orange Mali en compensation de publicité proposée par son entreprise et la confiance qu’elle a incarné. Selon M. Traoré, ils ont installé de poubelles dans les entreprises et c’est lors de la collecte qu’ils ont créé des emplois. L’entreprise SUNOVA dans sa conception à un volet social va-t-il faire savoir. Les personnes en situation de handicap sont utilisées pendant la collecte qui est effectuée par semaine, a dit le président de l’entreprise        SUNOVA. Selon lui, ils ont aujourd’hui une vingtaine d’entreprises à travers le pays. Pour lui, une idée vient d’être lancée. Il s’agit d’habituer les Maliens au trille avant d’aller à l’usine. La sensibilisation s’impose à Bamako aujourd’hui a conclu M. Podiougou à travers des comités de veilles qu’ils ont mis en place. Pour lui, en attendant la mise en œuvre des deux projets de l’UEMOA qui couvrent 6 pays, il faut aller sensibiliser les populations à la base pour que le problème d’assainissement puisse trouver une solution.

Fakara faïnké

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