Décrispation du climat politique national : Le gouvernement saboterait-il les efforts du chef de l’Etat ?

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Les six membres militants de l’opposition arrêtés et incarcérés à la Maison centrale d’arrêt de Bamako, suite à leur manifestation du jeudi dernier pour la libération de Gaoussou Diallo alias Ras Dial risque de saper les efforts du président de la République dans le cadre du dialogue politique. Les associations religieuses et la Coalition des forces patriotiques (Cofop) menacent déjà de rompre le dialogue avec l’EMP et de se retirer du cadre de concertation.

Le président du Mouvement politique Badenya Ton, Aliou Badra Dembélé, du Mouvement hamalliste et quatre autres militants de l’opposition sont incarcérés à la Maison centrale d’arrêt de Bamako suite à leur manifestation du jeudi dernier pour la libération de Gaoussou Diallo alias Ras Dial. Ils étaient au nombre de 16, arrêtés par les forces de l’ordre. Lorsque les jeunes réclamaient la libération de Gaoussou Diallo, détenu suite à la diffusion d’une voix  sonore accusant Chouala Bayaya Haïdara de flagrant délit d’adultère, huit pick-up de la gendarmerie, la police et la garde nationale sont venus encercler les manifestants.

Une journée après, neuf d’entre eux ont été libérés. Les services judiciaires ont jugé opportun de garder six, notamment Badra Aliou Dembélé, Abdoulaye Coulibaly, Seydou Bah, Neifan Coulibaly, Issa Diallo, Mamadou Tambadou et Aboubacar Diawara. Les charges retenues contre eux sont : ‘’l’incitation à la violence et troubles à l’ordre public’’.

Ses camarades politiques de la Cofop accueillent avec beaucoup de stupéfaction cette nouvelle. Un communiqué a été publié pour se faire entendre. La Cofop et le FSD expriment leur consternation face à la réaction du gouvernement, qu’ils jugent liberticide. Pour eux, IBK décrispe, le gouvernement crispe. Pendant que le président de la République joue à l’apaisement avec son frère cadet et non moins chef de file de l’opposition, le gouvernement s’adonne à des arrestations arbitraires des voix discordantes. Un règlement de compte que la coalition ne digère pas.

Les deux mouvements condamnent avec la dernière énergie ces actes « inadmissibles » et exigent la libération immédiate et sans conditions du camarade Aliou Badra Dembélé et autres.

Ils souhaitent avoir gain de cause dans un bref délai. La Cofop menace déjà de se retirer du processus de dialogue instauré avec l’EMP, et du cadre de concertation. Selon plusieurs sources, la Cofop pourrait également appeler à des manifestations si elle n’obtenait pas satisfaction.

Zan Diarra

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