Échiquier politique national : Pourquoi le MR est un parti de trop

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Le Mouvement Républicain (MR) est sans doute un mort-né. Lancé officiellement sous la présidence de son président fondateur, M. Ainea Ibrahim Camara, ce vendredi 7 juin 2019, au Centre international de conférence de Bamako, le parti tient en effet les mêmes discours démagogiques que ses prédécesseurs.

Au Mali, le changement est devenu la chanson commune pour se faire remarquer. C’est dans ce costume qu’est en train d’apparaitre le Mouvement Républicain sur l’arène politique. C’est ce que nous avons remarqué lors du lancement officiel dudit parti ce vendredi 7 juin 2019 au Centre International de Conférence de Bamako.

Sans rompre avec la tradition caractérisée par le retard, habitude commune des partis politiques du Mali, le tout nouveau parti a été lancé dans une l’ambiance musicale. On aurait cru même que c’était un concert au cours duquel la vedette Nahawa Doumbia, AssouNiamé et tant d’autres artistes ont honoré de leur présence. Toute chose qui attire les adolescents. D’où leur présence massive à la cérémonie de lancement. A cela s’ajoute la mobilisation motivée qui n’est un secret pour personne. La grande salle du CICB ne pouvait que refuser du monde.

A cette occasion, le président du parti a pris des engagements pour le Mali. « Je prends l’engagement devant vous que rien ne sera plus comme avant au Mali. Les jeunes, désormais, vous aurez du travail », a déclaré le président Camara.

A ses dires, le Mouvement Républicain sera un parti qui fera la politique autrement. A cet effet, ils feront en sorte de réaliser et tenir les promesses, contrairement aux autres partis. Pour M. Camara, le Mali n’a pas sa souveraineté et il engage pour que le pays l’acquiert.

Toutefois, son parti et lui sont reconnaissants envers les amis du Mali, qu’ils soient africains ou étrangers, et tous ceux qui sont morts pour que le Mali reste debout, affirme-t-il. Le président souhaite par ailleurs que la défense du Mali soit assurée par l’armée malienne.

Aussi, souhaite-t-il que désormais nos agriculteurs, nos pécheurs, nos éleveurs, nos artisans, nos artistes puissent trouver un écho favorable à travers la politique du Mouvement Républicain.

« Nous voulons que le Mali soit un pays ou l’émigration ne sera qu’un souvenir ancien, nous voulons que la diaspora s’intéresse au Mali. Nous ne voulons plus que les jeunes rêvent de l’Europe ou des Etats-Unis. Nous voulons que les Etats-Unis et l’Europe rêvent du Mali », a-t-il poursuivi.

Après avoir formulé ses vœux, le président du MR, sans faire aucune proposition concrète pour le changement, s’en est pris aux autorités en place qui, pour lui, sont moins efficaces.

« Lorsque ça ne va pas, il faut avoir le courage de se regarder en face et le dire », laisse-t-il entendre. Cela ne veut pas dire que ceux qui sont au pouvoir sont moins patriotes, mais ils sont moins efficaces, dit-il. Il affirme avoir la méthode et la stratégie pour permettre à notre pays qui jadis était la première puissance économique mondiale de redevenir le pays qu’il a été. Le pays de toutes les fiertés et grandeurs de l’Afrique.

Oumar SANOGO

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1 commentaire

  1. des micros partis qui pensent avoir ou trouver la solution pour émergé ce pays . ce qui est sûr il ya pas de vierge à la maternité.

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