La Cédéao «rassurée» par les garanties des nouvelles autorités du Mali

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Dix jours après le sommet extraordinaire des chefs d’État de la Cédéao sur la situation au Mali, l’organisation sous-régionale a dépêché une délégation à Bamako, avec à sa tête le médiateur Goodluck Jonathan. La mission rencontre durant deux jours les nouvelles autorités maliennes, mises en place à la suite du coup d’État du 24 mai.

Au palais présidentielle de Koulouba, l’ambiance est détendue au terme d’une réunion d’une heure entre le nouveau président de la transition, le colonel Assimi Goïta et les représentants de la Cédéao. La nomination d’un Premier ministre ce lundi semble avoir marqué la première étape du dégel entre la communauté internationale et le désormais chef d’État malien.

« Maintenant il s’agit, et cela a été un point du sommet d’Accra, que le gouvernement soit inclusif. Donc nous allons échanger avec le Premier ministre, mais d’après ce que nous avons entendu, je crois qu’il y a déjà des consultations engagées dans ce sens. »

La question du calendrier et de l’organisation des élections dans neuf mois fut l’autre grand sujet abordé par le comité de suivi de la transition. Un retour à un ordre constitutionnel à la date échue est l’une de ses exigences principales. Sur ce point, pour El Ghassim Wane, le chef de la mission des Nations unies au Mali, la délégation a été entendue.

« C’est la volonté d’aller de l’avant, de faire en sorte que la transition soit mise en oeuvre de manière réussie. Cela a été clairement affirmé par le président de la transition. Evidemment, la Minusma est déterminée à accompagner le Mali dans ce processus en coordination avec la Cédéao, l’Union africaine, et les autres membres de la communauté internationale. »

« Rassurée » par les garanties du colonel Assimi Goïta, la mission de médiation de la Cédéao et ses partenaires poursuivront leurs consultations ce mercredi par un entretien avec Choguel Maïga.

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2 COMMENTAIRES

  1. La CEDEAO va de compromis en compromission et finira par se ridiculiser. Chaque fois qu’il vient, son émissaire avale une couleuvre de plus. A ce rythme, c’est clair que ce monsieur n’a plus rien à faire au Mali. Il paraît que le pays est grand et mature, qu’il n’a pas besoin du dictat de la CEDEAO, et surtout que Malideni ne fait que ce qu’il croit bon pour ses putschistes… Dans ce cas cette organisation sous régionale doit cesser de gaspiller son temps, son énergie et surtout ses deniers dans des missions futiles et interminables qui ne mèneront nulle part.

    Pensées rebelles.

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