Le président de transition du Mali investi, sanctions ouest-africaines maintenues

25 Sep 2020 - 16:54
Mis à jour: 6 ans
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Le président de transition du Mali investi, sanctions ouest-africaines maintenues
Un ancien officier,  Bah Ndaw, a prêté serment vendredi à Bamako comme président de transition au Mali en promettant le retour d'un gouvernement civil sous 18 mois, mais les pays ouest-africains ont décidé de maintenir leurs sanctions jusqu'à la nomination d'un Premier ministre civil. Bah Ndaw, 70 ans, en boubou blanc, et le chef de la junte qui a pris le pouvoir à Bamako en août, le colonel Assime Goïta, 37 ans, en uniforme, ont prêté successivement serment comme président et vice-président devant le président de la Cour suprême, Wafi Ougadeye Cissé.
"Vous prenez les rênes de votre pays à un des moments cruciaux de son histoire. Votre tâche sera ardue car les attentes de votre peuple sont immenses et toutes plus urgentes les unes que les autres", les a prévenus le président de la Cour suprême.
"Votre peuple a soif de paix, de sécurité, de stabilité, d'unité nationale, de concorde, de cohésion sociale et de justice", a-t-il souligné. Cette cérémonie doit marquer le début d'une période de transition d'une durée maximale de 18 mois préparant des élections générales et le retour des civils à la tête du pays, a rappelé le procureur général de la Cour suprême Boya Dembélé. La transition "ne doit pas s'éterniser, cela s'entend", a insisté le procureur, citant à plusieurs reprises les articles de la "charte de transition" du 12 septembre, dont le contenu n'a pas été officialisé. M. Ndaw s'est engagé sur ce point, affirmant après sa prestation de serment "la détermination des Maliens à conduire une transition stable, apaisée et réussie dans les conditions et les délais convenus". "La charte de la transition est mon bréviaire", a-t-il dit. Il a également assuré que le Mali respecterait tous ses engagements internationaux. Cette double investiture devait ouvrir la voie à une possible levée des sanctions imposées au Mali par la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) deux jours après le le putsch du 18 août, officiellement réalisé sans effusion de sang, contre le président Ibrahim Boubacar Keïta. En place depuis 2013, le régime de M. Keïta était affaibli par des mois de contestation face à son incapacité à juguler les violences jihadistes et intercommunautaires ou à résoudre la grave crise économique et institutionnelle dans laquelle s'enfonce inexorablement le pays. - "Retour à la normale" - Mais les représentants de la Cédéao présents, dont l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur dans cette crise, ont indiqué dans un communiqué que les sanctions "seront levées lorsqu'un Premier ministre civil sera nommé". C'est M. Ndaw, un colonel-major à la retraite, brièvement ministre de la Défense en 2014 du président Keïta, qui nommera le Premier ministre, selon le plan de transition retenu par la junte. Lors d'un sommet sur la crise malienne la semaine passée, la Cédéao avait réclamé la nomination immédiate de civils comme président et Premier ministre de transition. "Nous sommes optimistes sur le fait que cet événement marquera le début du retour à la normalité au Mali", avait indiqué M. Jonathan jeudi soir sur son compte officiel twitter. La cérémonie, à laquelle assistaient des représentants de la communauté internationale et de nombreux militaires en uniforme, a été émaillée de plusieurs incidents, dont un retard provoqué par l'absence à l'ouverture de la séance des deux principaux intéressés. "On vient de m'informer qu'ils ne sont pas dans la salle", a lancé le président de la Cour suprême, déclenchant des rires et un brouhaha dans la salle. "Vous les faites entrer tout de suite!", a-t-il ensuite ordonné aux responsables du protocole. Un autre sujet de discussion entre la Cédéao et le nouveau pouvoir au Mali pourrait venir des attributions du vice-président, chargé des questions de défense et de sécurité, qui n'est autre que l'ex-chef de la junte, le colonel Goïta. "Le vice-président de la transition tel que prévu par la charte de la transition ne pourra, en aucune manière, remplacer le président de la transition", avait expressément exigé l'organisation dans son communiqué final la semaine dernière. Or, le procureur de la Cour suprême a précisé pendant la cérémonie qu'en vertu de cette charte de transition, que le vice-président pourrait remplacer le président en cas de vacance du pouvoir temporaire ou définitive. kt-sst/stb

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Commentaires (13)

User
faucoult
faucoult 6 ans
Le Mali avance, décidemment. Les jeunes putschistes sont victimes de leur propre ère: liberté d'expression, exigence de justice, maturité du citoyen malien. Les pauvres sauveurs sont devenus des potentiels bourreaux d'un peuple qui ne se laisse plus faire, avec l'aide de la communauté internationale. Les jeunes putschistes ne s'attendaient pas à de telles complications. Ils auraient du écouter certains stratèges de la vie politico-économique et sécuritaire du pays. La solution était simple. Mais trop tard! Courage!!!
Kankan
Kankan 6 ans
Well now. Whether we like it or not ECOWAS is establishing with Malians that more ECOWAS get what it want less ECOWAS do what it say it will do that is favorable to Malians. That is gangster action. ECOWAS is acting as servants to gangster Shagari Family of Nigeria. They seem intended on taking over Mali plus enforcing their financial plus governing desires as Malians struggle with war against well trained illicit drugs transporting terrorists plus getting out from under European colonial like dominance. This is proof that in modern world if your ancestors leave you in cess pool there is no easy way out. Africa at this time is no place for old men to lead whether old men ego allow them to admit it or not. As for me I am working on plans for marketing Julu " hunt would would you you" spiritual cover to world from wherever. We will have use for that income. Work smart Mali. It is only way out of cesspool. Henry Author Price Jr aka Kankan
TIRONS LES LEÇONS DU PASSE
TIRONS LES LEÇONS DU PASSE 6 ans
#Moussa Traore / UDPM /23 longues années de galère / Échec Total #Amadou Toumani Toure / CTSP /transition avec les espoirs en attente. #Alpha Oumar Konare /ADEMA PASJ /Un historien et pourtant toutes ses actions prouvent autre chose Il ne fait que des monuments inutiles lorsque les Maliens ont besoins de ponts ,de routes et d`échangeurs /cas de la tour de l`Afrique /de l argent jeté par la fenêtre /cette tour avec ses bouchons qui étouffe tout Bamako. Pire il brûle les armes du pays au nom de quel paix? pire il refuse de lutter contre la corruption et pourtant qui était son créneau avant son arrivée au pouvoir /A la fin de son mandat il fait du spectacle faisant semblant de lutter contre la corruption avec quelques arrestations sans saisir leurs milliards détournés ,ces gens seront libérés plus tard et mènent la belle vie avec l`argent volé au détriment des populations en souffrance #Amadou Toumani Toure / MAJORITE PRESIDENTIELLE /Gros travailleur mais refuse de mettre fin a la corruption et pourtant c`etait un des points phare de la révolution de mars 1991/ il manque d`initiative Alors / LA FRANCE AVEC LA COMPLICITE DE CERTAINS FILS DU PAYS (LA CMA) S`EMPARENT DU PAYS POUR VOLER L`OR ET CERTAISN MINEREAUX RARES AU NORD MALI /l`or est un élément sacré /ces gens seront maudits par la malédiction de l`or tôt ou tard. #Amadou Aya /CNDRE Les populations espèrent mais aucune action de leur part pire ils pillent les banques du pays soif d`argent.. #Ndioncounda /transition Monte au pouvoir mais aucune action notable sur les attentes des populations /toujours le statuquo…les gens continuent de piller les ressources du pays en toute impunité aucune lutte contre la corruption beaucoup plus de milliardaires encore et encore…… #IBk /RPM /Une gestion clanique familiale pitoyable toujours des milliardaires sur les ressources de l`état. un vrai partage de gâteau au détriment des populations pire /l`armée n as pas le droit de faire des actions offensive sans la france /pendant ce temps la france et certains fils du pays volent l`or et les ressources rares du pays au nord Mali. Il est chassé du pouvoir par les populations en colère et des militaires de bonne volonté……….
MALI
MALI 6 ans
Un premier ministre civil ,celui -ci doit être un économiste chevronné ,qui a la confiance des bailleurs de fond, l'opinion internationale, un fonctionnaire international de surcroit .Les soldats ne vont pas jouer un mauvais tour dans ce domaine pour faire valoir l'esprit militaire.
lMp
lMp 6 ans
TOT OU TARD IL FAUDRA QU`ON QUITTE CETTE PRGANISATION D`EXCLAVAGE DU FRANC CFA DONT UNE PARTIE DES FOND SERVEN A LA FRANCE AVEC UN SYNDICAT DE CHEFS D`ETATS AUX MULTIPLES MANDATS QUI NE COMPOSENT QUE POUR LES PROPRES INTEREST AU DETRIMENT DES INTEREST DES POPULATIONS............QULE HONTE POUR L AFRIQUE .........SEIGNEUR AIDE NOUS..
Kinguiranke
Kinguiranke 6 ans
NON Buhari, Nana, Umaro, Weah, Julius, etc ne sont pas des esclaves de la France et leur presence dans la CEDEAO est en train de liberer les esclaves de France comme Issoufi, Ouattara, Alpha, ex-IBK, Faure etc. Le peuple Malien est avec la CEDEAO car il a trop souffert des mains des politicards Maliens militaires et civils, alors aider a aller dans la bonne direction est la meilleure facon de mettre le Mali sur les rails apres que Boua a fui pour aller se cacher chez les Arabes avec son pantalon dechire.