Le président Kéita en 4e région : Des infrastructures modernes pour Ségou

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Le chef de l’Etat a procédé hier au lancement des travaux de construction d’un échangeur au carrefour de Markala, d’un tronçon 2×2 voies de 7 km et du bitumage des principales artères de la ville

A visite présidentielle, mobilisation exceptionnelle. Les habitants de Barouéli se sont réveillés très tôt hier matin pour préparer l’accueil d’un visiteur très spécial. Le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a en effet choisi cette commune chargée d’histoire et peuplée d’une quarantaine de milliers d’âmes comme première étape de sa tournée d’une semaine dans la région de Ségou. Les prochains jours, cette immersion dans le pays profond conduira le chef de l’Etat dans les autres cercles : Bla, Macina, Niono, San et Tominian.
La délégation présidentielle arrive dans la petite ville à 10 heures. L’hôte de marque, tout de blanc vêtu, est accueilli avec ferveur par les habitants. Toutes les autorités administratives, politiques et coutumières sont là au grand complet. Le cortège présidentiel est accompagné par des piétons, des motocyclistes et des véhicules jusqu’à la place publique située au cœur du quartier administratif. Des tentes modernes et des bâches y sont dressées. Des centaines de chaises accueillent les hôtes de marque. Tout autour, les partis politiques de la majorité présidentielle rivalisent de banderoles pour afficher leur présence. Et exprimer, du coup, leur soutien au chef de l’Etat.
Comme l’usage le recommande ici, la ville a offert deux chevaux blancs et un imposant bélier du même pelage au visiteur. La cérémonie a débuté par le mot de bienvenue des autorités locales qui ont, bien entendu, exprimé leur joie de recevoir le chef de l’Etat. L’occasion était idéale pour remercier le président de la République pour les 50 logements sociaux, l’extension du lycée et du réseau électrique dans leur ville.
Prenant la parole, Ibrahim Boubacar Keita a remercié à son tour les populations pour l’accueil chaleureux dont il a fait l’objet tout au long du trajet. La mobilisation était si impressionnante que les arrêts ont grignoté sur le temps prévu pour l’arrivée à Barouéli. Le chef de l’Etat a longuement parlé de la lutte contre le terrorisme et invité nos concitoyens de Barouéli à se méfier des fanatiques qui contredisent la parole divine en tuant des innocents. Pour lui, ceux qui s’adonnent au terrorisme ne sont pas des musulmans car l’islam est une religion de paix et de tolérance.
Ibrahim Boubacar Keïta de l’Etat s’est ensuite dit conscient des difficultés que vivent les populations. L’emploi des jeunes, les infrastructures agricoles et l’électricité, sont des besoins qui attendent des réponses viables et rapides, a reconnu le président Keita qui a évoqué également le dragage du fleuve Niger sans lequel l’agriculture disparaitra et la navigation s’arrêtera. « Quand j’en parlais beaucoup de gens ne le croyaient pas. Aujourd’hui, le monde entier me donne raison », ajoute le chef de l’Etat qui a fait référence à son plaidoyer pour le fleuve Niger dans son discours d’ouverture de la COP21 à Paris la semaine dernière (voir l’article en page 5). Il a fait comprendre au monde entier, à cette occasion, que le fleuve Niger est menace de disparition à cause notamment de l’ensablement.

Un tout autre visage. Quand le président Keita parlait avec gravité de la situation du fleuve Niger, Saran, jeune fille de 5 ans, était amusée. Trop jeune pour comprendre le danger qu’évoque le chef de l’Etat. Elle était juste venue pour voir en vrai, pour la première fois, un chef d’Etat. « IBK, IBK, IBK », scandait-elle sans discontinuer. Tout comme des centaines de jeunes gens qui avaient pris d’assaut la place publique pour accueillir la délégation présidentielle.
En milieu de journée, dans un bain de foule comme à son arrivée, le président de la République a pris congé des habitants de Barouéli en mettant le cap sur Ségou où, aussitôt arrivé, il a rendu une visite aux notabilités à leurs domiciles avant de procéder au lancement des travaux de construction de l’échangeur du carrefour de Markala, puis des travaux de la route 2×2 voies d’une distance de 7 km pour un coût total d’un peu moins de 20 milliards de Fcfa. Les travaux de l’échangeur sont financés par la Banque ouest-africaine pour le développement (BOAD) pour 17,5 %, les banques commerciales pour 81,2% et le budget d’Etat pour le reste. Cette infrastructure vient combler un déficit énorme de fluidité à ce carrefour qui reçoit les usagers en provenance du Nord du pays et ceux venant de Markala.

Avec cet échangeur qui sera fonctionnel dans un an et demi, la Cité des balanzans paraitra encore plus belle et moderne. Le tronçon 2×2 voies concerne l’axe Ségou-San (Rn6) sur une distance de 7 km. L’objectif du gouvernement est de décongestionner le trafic à l’entrée Est de la ville de Ségou, tout en mettant en place des ouvrages modernes permettant d’améliorer la sécurité et la qualité de vie des riverains. Près de 10 milliards de Fcfa sont mobilisés par la BOAD (96%) et l’Etat (4%) pour sa réalisation.
Pour ne pas faire les choses à moitié, la construction du premier échangeur en 4ème région sera accompagnée de la réalisation de 10 km de voirie urbaine. Le bitumage concerne 4 principales rues. La première, c’est la rue de la gendarmerie qui débouche sur le boulevard l’An 2000 en passant par les quartiers de Ségoucoura, Bagadadji et Angoulème. La deuxième, c’est la rue de l’INPS qui passe devant la mission catholique et la rue 631 de Bagadadji. La troisième rue est celle qui traverse les quartiers de Bagadadji, Angoulème, Médine, Dar Salam et Hamdallaye. La quatrième rue va du rond-point de l’hôpital Nianankoro Fomba au lycée Cabral sur la Rn6. En gros, toutes les principales artères de la ville de Ségou seront bitumées. C’est dire que dans moins de 2 ans, Ségou aura un tout autre visage.
Le dernier acte de la première journée de la tournée présidentielle dans la région de Sagou a été la visite de l’usine de GDCM à Ségou. Le promoteur a envisagé l’extension de l’unité de production.
Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.
Envoyés spéciaux
A. M. CISSE
O. DIOP

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