Le président Soumaïla Cissé dérange même absent

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Le président de l’URD, l’honorable Soumaïla Cissé, a été pris en otage le 25 mars 2020 pendant qu’il était en pleine campagne électorale à Niafunké dans sa région natale.

Le candidat Soumaïla Cissé par respect aux populations de sa circonscription électorale, en toute confiance en son gouvernement, surtout en la parole de ses dirigeants, a pris la décision de se rendre sur place pour demander un nouveau mandat législatif. Malheureusement, il a été enlevé. Cela fait 76 jours aujourd’hui que le chef de file de l’opposition politique malienne, qui a été brillamment réélu par sa base depuis le premier tour des législatives, est absent sur la scène politique malienne.

Pourtant, le peuple malien n’a jamais eu autant besoin d’un chef de file de l’opposition avec un leadership avéré. Le pays a besoin de cet opposant qui s’impose par son envergure, par sa pertinence, par ses relations, par son courage, par sa bravoure.

Le Mali a besoin tout de suite, à l’instant présent, de son opposant historique celui qui depuis 2002 sert de repère, de balance et qui, depuis 2013, s’est érigé en obstacle contre les abus d’un pouvoir clanique et sans vision.

Le président Soumaïla dénonce avec minutie. Il conteste avec précision et bloque les incohérences avec élégance. Il tient à la République, se bat pour la démocratie, éveille le peuple au patriotisme, initie une politique de tolérance et de préservation de l’État, mais ferme contre la gabegie et le laxisme.

Il dérange

Même absent le président Soumaila Cissé dérange les fossoyeurs de la République, ceux qui ont des visées de bien-être individuel, à la place de la recherche du bonheur d’un peuple perdu, martyrisé.

Pris en otage par des ravisseurs inconnus. Enlevé sans revendications. Privé de liberté sans raison apparente. Perdu dans un Mali à un moment où se trouvent braqués les yeux des armées les plus puissantes du monde. Supposé être entre les mains de soi-disant islamistes qui n’ont aucune caractéristique habituelle de ceux-ci. Le cas du rapt de Soumaïla pose surtout des questions.

Le comble dans cette histoire est l’affolement des réseaux sociaux chaque fois que la pression se fait sentir par le peuple. Dans ces moments, on entend qu’il est blessé, ou qu’il a été déplacé d’un point à un autre. Des fois, des messages vocaux sont diffusés informant de l’imminence de sa libération ou de celle-ci. Des vidéos sont souvent réalisées pour mieux pousser la confusion. Ils sont maintenant arrivés jusqu’à parler de sa mort. Dommage, mille fois dommage.

Le président Soumaïla dérange qui ? Le président de l’Union pour la République et la démocratie protège les Maliens de quoi ? Le chef de file de l’opposition malienne empêche la survenance de quoi contre nos ennemis ?

Le mieux est de le ramener car l’acte posé contre lui, est devenu un talisman offert à lui par le peuple malien, qui observe désormais rigoureusement l’évolution des choses. LIBEREZ -LE !

Moussa Sey Diallo, élu communal

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1 commentaire

  1. Mr. l’élu, loin de toute tendance politique ( majorité comme opposition ) permettez-moi de vous dire que je ne me rétrouve pas dans ce code de bonne conduite que vous semblez attribuer ” gratuitement ” à Soumaïla qui, comme IBK, est autant coupable de tous les problèmes maliens. Sinon comment comprendre la distance entre lui et nous quand on sait que son savoir faire et son experience ne profitent qu’à lui et aux siens. Une chose est de s’opposer verbalement aux dérives du pouvoir mais une autre est de mettre ses compétances au service de tous si tant est qu’il fait siens le problème de tous les maliens.

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