Listes de candidatures aux élections municipales du 20 novembre : Le respect du quota-genre comme principale équation difficile à résoudre

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Législative partielle d’Ansongo : VICTOIRE DU RPM

Dans le cadre des élections municipales du 20 novembre, le dépôt des listes de candidatures fut clos le 6 octobre dans toutes les régions du pays où elles ont pu être élaborées et dans le district de Bamako. A cet effet, dans les différents gouvernorats et préfectures, des bureaux de réception et d’enregistrement étaient ouverts depuis le 21 septembre 2016 (date du début de dépôt des candidatures). Comme pour les autres années, les différentes formations politiques et associations indépendantes ont préparé le scrutin avec détermination. Cependant, pour ces élections, la véritable équation à résoudre est relative au respect du quota-genre de 30% sur les listes, cela conformément aux dispositions de la Loi 2015-052/du 18 décembre 2015. Dans la foulée, au regard du fait que partout le respect recommandé concernait le bon positionnement des candidats de sexe féminin sur les listes, certains protagonistes ont eu toutes les difficultés, afin de contenir les frustrations soulevées par des postulants concernant leur position, mais aussi de pouvoir trouver de véritables candidates (12 pour les listes de 37 conseillers et 15 pour celles de 45 conseillers). Par contre, d’autres, afin de se mettre à l’abri de tout rejet pour non respect du quota genre ont dépassé le nombre minimum de femmes. Au  gouvernorat du District, par exemple, l’équipe d’enregistrement, dirigée par le directeur de cabinet du Gouverneur avait l’amabilité d’expliquer aux mandataires des listes les consignes à respecter. Toute chose qui présage moins de plaintes auprès de l’administration territoriale pour entorse à la loi électorale. La publication des listes est prévue pour le 12 octobre et l’ouverture de la campagne, le 4 novembre prochain.

COMMUNALES 2016 EN CIII

Un scrutin jamais aussi ouvert !

Centre névralgique du district de Bamako, la Commune III, depuis la première République, a toujours connu, lors des consultations électorales, des situations assez tendues. Composée de 23 petits quartiers, cette commune est fortement politisée. Cela, en raison du fait qu’elle a toujours abrité sur son territoire la direction de nombreuses formations politiques du pays et des institutions de la République, à l’exception de l’Assemblée Nationale. Pour cette élection municipale, elle est appelée à élire 37 conseillers. Ainsi, au regard des candidatures publiées, l’on peut dire que le scrutin du 20 novembre prochain s’annonce sous de meilleurs auspices. Les prétendants y partent à arme égale. L’ADEMA qui engrange trois mandats successifs n’a pas sorti cette fois-ci une grosse artillerie, en termes de personnages à forte potentialité. Ainsi, ni le maire actuel de la Commune, Abdel Kader Sidibé encore moins celui du District de Bamako, Adama Sangaré ne sont de la course. Quant au parti au pouvoir, le RPM, après la démission en plein mandat de son député élu, le professeur Kalilou Ouattara, il ne représente pas, lui non plus, une crainte. Idem pour les autres gros partis de la Commune, à l’instar de l’URD et du CNID. Le moins qu’on puisse dire est que cette-fois-ci, en Commune III, toutes les listes partent à chance égale. Dans un tel contexte, un effet de surprise pourrait se produire avec des partis qui commencent à mieux s’installer dans les différents quartiers de la Commune par le biais de la jeunesse, comme le MPR, l’ADP-Maliba, l’APR ou le Jaama.

Rassemblées par Moustapha Diawara

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1 commentaire

  1. De quelque bord qu’ils soient ceux qui seront élus dans la commune doivent savoir composer avec la population et garder en eux la pensée de la servir en toute circonstance et en tout lieu.

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