Mali: le gouvernement annonce une enquête sur la mort de sept Mauritaniens

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Le gouvernement malien a annoncé samedi l’ouverture d’une “enquête transparente et diligente” sur un incident sécuritaire ayant coûté la vie à sept Mauritaniens lundi près de Nara, localité frontalière avec la Mauritanie.

“Le gouvernement du Mali, à la suite d’une séance de travail avec une délégation mauritanienne, a décidé d’ouvrir une enquête transparente et diligente dont les résultats seront partagés avec la partie mauritanienne”, a annoncé dans un communiqué Abdoulaye Maïga, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Selon des médias mauritaniens, les victimes sont des éleveurs qui se rendaient au Mali pour y rejoindre leur troupeau en quête de pâturage. “Le gouvernement décline toute responsabilité et souligne qu’à ce stade aucun élément ne met en cause” l’armée malienne, a souligné M. Maïga, assurant que “toutes les mesures seront prises pour arrêter et traduire en justice les auteurs de ces actes tragiques”.

La présidence mauritanienne avait annoncé vendredi dans un communiqué l’envoi d’une délégation à Bamako pour “faire la lumière” sur la mort de ces Mauritaniens. Cette décision faisait suite à une manifestation organisée le même jour à Nouakchott, la capitale, par des habitants du département de Adel Bégrou (1.100 km à l’ouest de Nouakchott), localité d’origine des victimes, à la frontière avec le Mali.

Les manifestants voulaient ainsi appeler le gouvernement à assurer la sécurité des citoyens et à faire la lumière sur cette affaire. Cet incident coïncide avec la tentative des autorités maliennes de la transition d’obtenir le soutien de la Mauritanie pour briser l’embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a achevé mardi une visite en Mauritanie. “Face à l’adversité à laquelle notre pays fait face, le gouvernement trouve troublante la survenue de cet incident”, a ajouté le communiqué.

La Cédéao et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ont pris une batterie de mesures économiques et diplomatiques à l’encontre du Mali pour sanctionner les velléités de la junte de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années.

La fermeture des frontières mais aussi un embargo sur les échanges commerciaux et les transactions financières hors produits de première nécessité sanctionnent l’engagement révoqué par les colonels d’organiser le 27 février des élections présidentielle et législatives qui auraient ramené des civils à la tête du pays plongé dans une grave crise sécuritaire et politique.

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2 COMMENTAIRES

  1. Vu les soutiens que le gouvernement Mauritanien apporte aux autorités de la transition de notre Pays face aux sanctions que les Chefs de l’état de la sous région imposent au Mali, on essaye de créer une tentions entre les deux pays.
    Ils essayent de tout faire pour faire porter un chapeau à la transition Malienne qui ne l’appartient pas, mais face tout ces mensonges, ALLAH LE TRÈS HAUT nous suffit comme témoin.

    Ceux qui fabriquent des mensonges contre le peuple malien seront tous bientôt brûlés dans l’enfer !!
    Nous demandons à ALLAH unique, le meilleur juge de juge de donner un châtiment douloureux à ceux qui sont à la manœuvre de tous ces complots et mensonges contre notre Pays dans un bref délai enfin qu’ils puissent s’occuper d’eux mêmes et oublier notre Pays.

    Ya ALLAH ! ne nous laisse pas emporter par des gens injustes car nous ne faisons que défendre nos populations, nous ne faisons que de chercher des moyens pour stopper la tuerie notre de peuple.

    Ya ALLAH ! anéantit leurs pouvoirs dont ils utilisent pour commettre le désordre dans notre Pays.

    Ya ALLAH ! donne nous le moyen nécessaire et incontournable de part pour que notre Pays sort dans cette guerre fabriquée contre nous

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