Modibo Sidibé au sujet du processus de sortie de crise : «Pour moi, la question n’est pas de négocier ou pas avec Iyad»

18 Jan 2016 - 00:38
Mis à jour: 11 ans
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Modibo Sidibé au sujet du processus de sortie de crise :  «Pour moi, la question n’est pas de négocier ou pas avec Iyad»
Modibo Sidibé
Le président des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence semble avoir une vision qui se démarque de celle du Parena, cet autre parti d’opposition qui appelait, jeudi dernier, au dialogue avec les djihadistes maliens pour la stabilisation du Mali. C’est du moins ce que laissent croire les propos qu’il a tenus hier, à la faveur de la cérémonie de présentation de ses vœux au peuple malien. Ce mercredi 13 janvier 2016, le président du parti Fare Anka Wuli  a sacrifié à la tradition en présentant  à la presse et au peuple maliens ses vœux les meilleurs au titre de l’année 2016. Cette tribune qui eut lieu au siège du parti, à Ouolofobougou-Bolibana, fut une occasion pour l’ex-Premier ministre de se prononcer sur plusieurs sujets d’intérêt national, mais surtout de jeter un regard sur la gouvernance du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Au nombre des questions abordées, a figuré en bonne place le processus de mise œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Ainsi, Mobibo Sidibé, après avoir encore une fois souligné le caractère non inclusif de l’Accord, a fait remarquer que le résultat de sa signature, en termes d’impact pour la stabilité et le retour à une paix définitive et durable, se fait encore attendre. «Au Fare An Ka Wuli, nous ne sommes pas du tout surpris des difficultés actuelles que l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger connaît dans sa mise en œuvre. Car, les questions de fond, qui auraient dû mobiliser l’ensemble des Maliens autour de la refondation du pays et être la quintessence des discussions à Alger, n’ont pas reçu le traitement approprié», a notifié le président des Fare. Selon lui, le tâtonnement observé dans la mise en œuvre de l’Accord atteste suffisamment que les tenants du pouvoir ont mis la charrue avant les bœufs. Modibo Sidibé se dit d’autant plus convaincu qu’une paix juste et équitable ne peut résulter que d’un dialogue inter-malien, qu’il a préconisé que l’on reprenne «là où le Mali a trébuché, en donnant l’occasion à notre peuple de s’approprier véritablement les enjeux, les défis et les perspectives de notre devenir commun». A la question de savoir s’il analyse la question de la stabilisation du Mali de la même façon  que le président du Parena, Tiébilé Dramé, qui, au cours de sa cérémonie de présentation de vœux, le jeudi 7 janvier dernier, a encouragé le président Keïta à négocier avec les djihadistes maliens, l’ancien chef du gouvernement a été on ne peut plus clair. La question, dit-il, n’est pas de négocier avec telle ou telle personne. «On peut dire aujourd’hui qu’on ne négocie pas avec telle personne et aller négocier avec cette personne demain. On peut aussi commencer à négocier avec quelqu’un et, après, arrêter ces négociations parce qu’on estime qu’elles ne sont pas productives. La question, pour moi, n’est de négocier ou pas avec Iyad», a expliqué Modibo Sidibé. Pour lui, la meilleure façon de stabiliser notre pays, c’est de parvenir à mettre en place une politique globale qui prend en compte les aspects sécuritaire, social, économique, entre autres. Iyad Ag Ghali est, faut-il le rappeler, le tout-puissant chef d’Ançar Eddine, l’un des principaux mouvements djihadistes qui écument le Nord du Mali. L’orateur a par ailleurs abordé des sujets relatifs à la situation économique du pays, l’agriculture,  la gouvernance, les questions institutionnelles, entre autres. Bakary SOGODOGO

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Commentaires (71)

User
Tais toi
Tais toi 11 ans
Je veux bien croire que Modibo Sidibé pense vraiment qu'il dit. Dans tous les cas le Mali n'est pas disposé à le faire car c'est donner notre stabilité aux croupes armés. Il faut donc attaque ce assassin pour le mettre hors d'état de nuire.
Maraka
Maraka 11 ans
Je pense que modibo Sidibé veut profiter pour se présenter plus utile dans les débats les plus utiles dans notre pays. Mais il à raté cette occasion depuis très longtemps car aujourd'hui le peuple malien sait toute la détermination du président IBK à aller à la paix sans pour autant brader les fondamentaux de notre pays à un djihadiste.
Askia Mohamed
Askia Mohamed 11 ans
Nous nous égayons d’apercevoir que les frères qui étaient opposés farouchement décider de faire taire les armes et de donner une place à la paix et la réconciliation nationale. Sincèrement en tant que Malien je me dois d’accompagner et encourager cette initiative et appeler tout le peuple d’aller dans cette dynamique. Car en accompagnant et en encourageant ceux-ci, c’est le Mali qui gagne. Pas question de négocier avec Iyad. Vive le MALI uni et indivisible !
Soundjata
Soundjata 11 ans
Pour ma part, Modibo Sidibé fait une mauvaise analyse sur le retard de la mise en oeuvre de l'accord de paix parce qu'il estime que le gouvernement a mis la charrue avant les bœufs. Je pense qu'il faut soutenir les acteurs dans la mise en oeuvre de l'accord de paix qui est gage d'une sortie de crise réussie.
Ambassadeur
Ambassadeur 11 ans
Dans tous les cas le Mali n'a aucune intention de négocier avec ce terroriste. Si le gouvernement commençait à le faire,ce serait la porte ouverte à tous les autres chefs rebelles non signataires de l'accord de paix de se mettre à perpétrer toute sorte d'attaques pour espérer rentrer en négociation avec le gouvernement.
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