Présidentielle 2012 : Dioncounda Traoré élu à l’unanimité candidat de l’ADEMA

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C’est par un vote à l’unanimité que les membres du Comité exécutif de l’ADEMA ont confirmé, le samedi dernier, la décision de la Commission de Bons Offices qui avait jeté son dévolu sur le président du parti de la ruche, Pr. Dioncounda Traoré, comme candidat des rouges blancs à la présidentielle 2012. Il n’y a donc pas eu le fameux clash que certains redoutaient à l’intérieur de la ruche. L’ensemble des six autres candidats à l’investiture du parti étaient présents et ont participé au vote.

Céée sur décision du Comité Exécutif (CE) lors de sa réunion du 22 juin 2011, la Commission de Bons Offices (CBO) avait reçu le mandat "d’entreprendre des démarches entre les militants qui ont fait acte de candidature dans le souci  d’aboutir à une candidature consensuelle" en vue de l’élection présidentielle de 2012.

Composée de Oumarou Ag Mohamed Ibrahim, Birama Diakité, Mohamédoun Dicko, Mme Konté Fatoumata Doumbia et Adama Samassékou, cette Commission a présenté, le vendredi 22 juille, au siège de l’ADEMA à Bamako-coura, son rapport final aux candidats eux-mêmes en présence d’autres membres du Comité Exécutif.

Après donc un mois, jour pour jour, de conciliabules et de négociations acharnées, ladite Commission, présidée par Oumarou Ag Mohamed Ibrahim, Vice-président de l’ADEMA et président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), est arrivée à la conclusion que "sur la base des critères retenus et après examen des dossiers de candidature, dans le contexte actuel de la vie de notre parti et face aux enjeux des élections de 2012, la Commission de Bons Offices propose le choix du camarade Dioncounda Traoré comme candidat autour duquel l’ensemble de notre parti devrait manifester un consensus salvateur".

Pour parvenir à cette conclusion, la Commission de Bons Offices a eu à se baser sur les six critères, définis à l’Article 53 des Statuts de l’ADEMA-PASJ, que sont : le parcours politique, le militantisme, le sens des responsabilités, le sens de l’Etat, la compétence technique et l’intégrité morale.

Ces six critères ayant été, eux-aussi, déclinés en quinze autres sous-critères afin de mieux cerner le portrait-robot du candidat potentiel. Suite à une évaluation sans concession, le président du parti de la ruche, Pr. Dioncounda Traoré, est arrivé en tête engrangeant presque deux-tiers de l’ensemble des points attribués aux candidats à l’investiture du parti.

Le samedi dernier, la Commission de Bons Offices a donc soumis son rapport final de neuf pages au Comité Exécutif convoqué pour la circonstance en réunion extraordinaire au siège du parti à Bamako-coura. Par un vote à l’unanimité – devant la presse comme pour la prendre à témoin – l’organe dirigeant du parti, à savoir le Comité Exécutif, a entériné le choix de la Commission de Bons Offices. Dioncounda Traoré est donc devenu le candidat de l’ADEMA-PASJ à la présidentielle de 2012.

 

Après sa brillante élection pour porter les couleurs du parti de l’abeille, Pr. Dioncounda Traoré s’est adressé à ses camarades et au peuple de l’ADEMA en ces termes : "Le peuple de l’ADEMA a porté son choix sur ma modeste personne. Je voudrais, en cela, l’en remercier. L’acte qui vient d’être posé, désignant un candidat du Parti Africain pour la Solidarité et la Justice à l’unanimité n’est pas ce à quoi beaucoup s’attendait. Je vais répéter une phrase qui a été prononcée pour la première fois par le 1er vice-président du parti : lorsque tout cela commençait il y a des gens qui avaient fait le pari que l’ADEMA va exploser cette fois-ci. Mais, moi je dis : "J’ai confiance, l’ADEMA va étonner" (Fin de citation). Je crois qu’il a eu raison.

 

L’ADEMA vient d’étonner une fois de plus l’ensemble du peuple malien et tous ceux qui nous suivent de près ou de loin. Je voudrais, pour ma part, ajouter simplement que l’acte que j’ai posé, lorsque j’ai décidé de me porter candidat à l’investiture de mon parti, est un acte que j’ai passé en toute humilité et qui est un acte essentiellement militant.

 

Ma propre personne n’était pas du tout impliquée dans cette affaire. Président de ce parti depuis pratiquement plus de dix ans, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de briguer cette candidature. Si je l’ai fais cette fois-ci, c’est un acte essentiellement militant.

 

Je dis, encore une fois, que ce choix qui est porté sur ma personne, je l’accepte avec humilité et je m’engage avec vous, avec l’ensemble du peuple de l’ADEMA et avec tous ceux qui portent en eux le projet du Parti Africain pour la Solidarité et la Justice, à me battre avec vous et à vos côtés pour qu’en 2012 notre parti gagne l’élection présidentielle. Il s’agit d’un premier objectif, parce que l’essentiel, la finalité n’est pas de gagner les élections. Ce qui est essentiel, c’est ce que nous allons faire après.

Le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice a un projet qu’il a soumis déjà au peuple malien et pour lequel il a obtenu l’adhésion de la grande majorité des Maliennes et des Maliens. Il a initié une expérience et notre ambition à tous, aujourd’hui, c’est de reprendre et de poursuivre cette expérience. En l’améliorant et en tenant compte des enseignements de l’expérience et de la vie. Il nous appartiendra à tous de voir comment améliorer, bonifier ce projet qui est le nôtre et qui est largement partagé par l’ensemble des Maliens. Et j’en veux pour preuve, le fait que toutes les élections, qui ont eu lieu, pratiquement, dans ce pays depuis 1992, l’ADEMA les a gagnées. Preuve que le peuple du Mali nous fait confiance, croit en nous. Nous avons donc le devoir de ne pas le décevoir. Le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice sera à hauteur de mission en 2012. Inch’Allah, nous gagnerons ces élections".

Comme l’on peut le constater aisément, le choix de Dioncounda Traoré pour défendre les couleurs du PASJ en 2012 s’est passé dans une telle sérénité qu’on a du mal à croire qu’il s’agit réellement de ce parti connu plutôt par ses déchirements chaque fois qu’il se trouve confronté à la prise de décisions importantes. Il reviendra maintenant à la Conférence nationale d’investiture d’entériner le choix du Comité Exécutif.

Ce sera le samedi 30 juillet prochain dans la salle de conférence du Cinéma Babemba.

Mamadou FOFANA

 

Primaire Adema :

Mission accomplie pour la Commission de Bons Offices

Le travail n’était pas du tout aisé. L’ADEMA a toujours été qualifié de parti qui, lorsqu’il s’agit de la présidentielle, ne peut jamais s’entendre sur un candidat…Et pendant une semaine, notre travail n’avait pu avancer", ainsi s’exprimait le président de la Commission de Bons Offices (CBO), Oumarou Ag Mohamed Ibrahim, lors du point de presse qu’il a animé, le vendredi dernier, après le choix porté par sa commission sur la personne de Dioncounda Traoré pour défendre les couleurs rouge-blanc à la présidentielle de 2012.

Au début, rares étaient les observateurs qui osaient parier un kopeck sur cette Commission dont la tâche semblait déjà vouée à l’échec. Car, au sein même de l’ADEMA et en dehors de ce parti, les gens ne croyaient plus en cette unité de la ruche dès lors qu’il s’agit de choisir un candidat à l’élection présidentielle.

C’est pourquoi, les plus sceptiques s’entendaient – sans doute à juste raison – que les vieux démons allaient faire leur retour dans la ruche à la faveur du choix du candidat à la présidentielle de 2012. Si dans les autres grandes formations politiques, le leader voire le "propriétaire" du parti est d’office le "candidat naturel", à l’ADEMA, depuis la fameuse Convention nationale des 5 et 6 janvier 2002, les choses ont changé.

D’où cette compétition à laquelle sept candidats viennent de prendre part et à l’issue de laquelle un consensus général a été obtenu, par la Commission de Bons Offices, autour du président du parti, Pr. Dioncounda Traoré.  La CBO, qui a su préserver sa neutralité tout le long de l’exercice, a également obtenu des sept candidats (où ex-candidats) un engagement à veiller à la cohésion au sein du parti ; à placer l’intérêt du parti et de la Nation au-dessus des intérêts personnels ; à s’aligner derrière le candidat consensuel retenu et à respecter la décision du Comité Exécutif et de la Conférence nationale.

Si les uns et les autres sont sincères dans leurs déclarations, il sera quasi impossible que se répète le scénario de 2002, quand des barons de la ruche avaient, en plein jour, tourné le dos au candidat officiel de l’ADEMA au profit du candidat indépendant Amadou Toumani Touré.

 

Devenu président de la République et qui sera en 2012 en fin de mandat. D’où le rêve de l’ADEMA de faire asseoir son candidat, Dioncounda Traoré, dans le fauteuil qu’ATT va bientôt libérer.    

 

                  M. FOFANA

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