Séance plénière d’interpellation devant le CNT : Les Ministres Konaté, Diarra et Siby réussissent leur baptême du feu !

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Pour la première fois depuis sa mise en place en début de décembre 2020 , le Conseil National de la Transition a tenu sa première séance d’interpellation des ministres de la République. C’était le jeudi 11 février  dans la salle Djeli Baba Sissoko du CICB. Une séance plénière au cours de laquelle certains membres du CNT ont interpellé des ministres sur les questions brulantes de l’heure, notamment la protection de l’environnement scolaire contre la Covid-19, la démolition de certaines concessions proches de la zone aéroportuaire de Bamako Sénou et ledécret N° 20047 PT-RM du 31 Décembre 2020 fixant le montant de la prime à 207.500 FCFA pour le personnel de la Santé impliqué dans la lutte contre la Covid19 au Mali. Etaient donc à la barre : le ministre de l’Education Nationale, Doulaye Konaté, celui des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dionkè Diarra et Mme le ministre de la Santé et du Développement social, Mme Soumaré, Dr Fanta Siby.

Au cours de la semaine dernière, le CNT (Conseil National de la Transition) a ouvert le bal sur l’une de ses principales missions, en tant qu’organe législatif. Il s’agit de l’interpellation des membres du Gouvernement sur des questions brulantes d’actualité.

Pour ce premier exercice démocratique, les membres du Conseil National de la Transition ont voulu éclairer la lanterne de l’opinion publique nationale sur des questions relatives entre autres à la protection de l’environnement scolaire contre la Covid-19, la démolition de certaines concessions dans la zone aéroportuaire et les dispositions du Décret N°20047 PT-RM du 31 Décembre 2020 fixant le montant de la prime à 207.500 F CFA pour les agents de la santé et de la sécurité.

Mettre les bouchées doubles contre la Covid19 dans l’espace scolaire

Dans le domaine de l’Education, AdamaFomba, porte-parole de la synergie des Syndicats signataires du 15 octobre 2016, membre du CNT,  a interpellé le ministre de l’Education Nationale, Pr Doulaye Konaté. Cette interpellation portait sur entre autres sujets, la gestion de la Covid-19 dans l’environnement scolaire, les dispositions prises par le gouvernement pour protéger les apprenants et les personnels enseignants contre la pandémie à Coronavirus, le respect des mesures barrières dans tous les établissements du Mali, la dotation de tous les établissements du Mali de moyens de protection. Mais aussi pour savoir si le gouvernement a associé les partenaires de l’école dans la prise de décision ayant conduit à l’ouverture des classes, ce qu’il envisage de faire au cas ou cette maladie à Coronavirus fera son apparition dans le milieu scolaire malien.

En  réponse aux préoccupations de M. Fomba,  le ministre de l’Education nationale a rassuré sur la mise en œuvre des mesures barrières dans l’espace scolaire pour sécuriser les personnels enseignants, les élèves et les personnels administratifs. Et d’affirmer que : « le gouvernement a mis à disposition 3 millions 450.000 masques de protection lors de la reprise des cours. Nous essayerons dans tous les cas d’insister auprès des enseignants, du personnel administratif pour que la distanciation soit respectée autant que possible y compris pendant les récréations ». En plus de ces mesures, le ministre Konaté a rappelé qu’il a été instruit que la rentrée démarre dans toutes les écoles de la République par une leçon modèle sur la Covid19. Une leçon qui doit être reprise assez régulièrement. Et de signaler qu’il a été instruit aux administrateurs de mettre en place au niveau de chaque école et au niveau de chaque classe un comité de veille, chargé de suivre l’application stricte de ces mesures barrières.

Malgré ces précisions du ministre de l’éducation, le membre du CNT, Fomba dit constater des insuffisances dans ce dispositif de protection dans plusieurs établissements proches de la capitale.                                                                                                                                            Cependant, le ministre a invité le membre du Conseil National de la Transition, de ne pas présenter une situation catastrophique susceptible de créer la panique là où elle n’existe pas. Avant de reconnaître qu’il y a des efforts à faire.

Démolition des concessions dans la zone aéroportuaire, une mesure légale

Toujours lors de la même séance plénière, les questions orales adressées au ministre des Affaires foncières et de l’Urbanisme par M. Aboubacar SidickFomba, avaient pour objectif d’éclairer la lanterne des Maliens sur les récentes démolitions opérées par le gouvernement. Ce membre du CNT dans son interpellation voulait connaître les motifs réels de cette démolition surtout pendant cette période, dit-il, particulièrement difficile pour tout le monde.

Le ministre concerné, M. Djonkè Diarra, a rassuré sur le caractère légal de l’opération qui selon lui, devrait se dérouler il y a longtemps. Et de réaffirmer que les déguerpis de cette zone ayant construit en tout illégalité n’ont pas vocation à être indemnisés. Il a ensuite fait savoir que l’Etat est très sensible à la situation des très démunis d’entre eux et se trouve dans la logique de leur assurer une prise en charge minimale.                                                                                                                                     Cette opération, a dit le ministre de l’Urbanisme, a été définie sur une zone de 1.660 hectares.  « Elle a été lancée par mon prédécesseur afin de faire la lumière sur la restriction illicite dans le domaine aéroportuaire.  Le ministre du Domaine et des Affaires foncières a commandité une mission de destruction. Nous avons commandité un de ses rapports de destruction et cela a été transmis au Chef de l’Etat. En réaction, le Président de la transition a instruit  le ministre chargé des Domaines et des Transports de mettre en œuvre toutes les recommandations de ce rapport qui selon lui, disaient tout simplement de procéder à la démolition des constructions illicites » a clarifié Dionkè Diarra.

 

Quant à Mme le ministre de la Santé et du Développement social, elle était interpellée par le même Aboubacar SidickFomba par rapport aux mesures anti-Covid, surtout le décret N° 20047 PT-RM du 31 Décembre 2020 fixant le montant de la prime à 207.500 par personne, payée une seule fois concernant 25. 664 agents du ministère de la Santé et du Développement social.  Ce dernier voulait savoir les critères qui ont abouti à ce choix et dit constaté l’absence des structures privées sur la liste des établissements.

« Comment pouvez-vous expliquer cette situation arbitraire  lorsque certaines de ces structures sont inscrites parmi les établissements concernés par la loi hospitalière ? » s’est-il adressé au ministre de tutelle.

En réponse, le Dr Fanta Siby, ministre de la Santé, dira que, l’administration étant une continuité, ce processus a démarré avant le gouvernement actuel. Et que des dispositions avaient été prises à son temps. « Ces dispositions étaient relatives aux discours, au respect strict du contenu du discours du Président qui concernait tous les personnels du secteur public, y compris ceux de la police, de la protection civile qui sont impliqués dans cette lutte de Covid-19 » a précisé le ministre Fanta Siby. Dans son intervention pour élucider les préoccupations de M. Fomba, elle a fait savoir que les personnels privés  sont aussi pris en compte dans une autre mesure d’atténuation des effets néfastes de cette pandémie.

S’adressant au président du Conseil Nation de la Transition, elle déclare : « Monsieur le président, nous avons considéré tout le monde, tout le monde sans exception, donc nous n’avons pas fait de différenciation entre les personnels de santé ».

Cette plénière était non seulement une première pour le CNT, mais aussi pour les membres du Gouvernement de la Transition à répondre à une interpellation. Un baptême du feu réussit.

Par Maïmouna Sidibé  

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1 commentaire

  1. Du grand n importe quoi cette interpellation des ministres, les bonnes questions n’ont pas été posée
    Encore du populisme pendant que des vrais problèmes existent. Il est temps d’arrêter ces manipulations d’opinions et que les ministres travaillent concrètement sinon un remaniement s’impose .

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