Sortie sans gloire de Soumeylou Boubeye Maiga : IBK est-il complice ou victime de son départ ?

4

C’est contre vents et marées et les armes à la main que SoumeylouBoubèyeMaiga est tombé ce jeudi 18 avril 2019. Il s’est battu comme un beau diable pendant des longs mois, avec le soutien officiel du Président de la République, qui au dernier Conseil des Ministres lui à réitérer son soutien sans ambages. Malgré ce soutien, le PM a fini par céder à la pression de la rue et de la classe politique toutes tendances confondues. Le tigre est tombé, mais pas IBK qui semble d’ailleurs avoir un nouveau souffle. A en juger par la détermination des leaders du camp de la motion de censure, le soutien d’IBK était-il sincère envers son Premier ministre ?

Selon nos informations, le dernier conseil des Ministres n’aura duré que le temps de la lecture  de  cette phrase : « ceci est le miel de la trahison  et je ne la boirai pas, ceux qui s’agitent essayent de faire un putsch législatif contre l’exécutif.  Je suis un homme d’honneur, je connais la valeur de mon Premier ministre et je ne le lâcherais pas pour des intérêts sordides et personnels ». Ces propos qui circulent sur les réseaux sociaux, attribués au Président de la République, tranchent logiquement bien d’avec la position de ses camarades du parti qui ont fait du départ de SBM une condition non négociable. Mais pourquoi n’a-t-il pas pu convaincre ses camarades à accepter son PM ? Qui étaient  les leaders de la contestation et quelles étaient  leurs motivations ?  Les principaux artisans de la fronde étaient Mamadou Diarrassouba le premier questeur à l’Assemblée Nationale, Moussa Tembiné le premier vice-président de l’AN et Mohamed Tounkara député élu à Kita. Ces trois députés sont considérés par tous les observateurs de la scène politique malienne comme les thuriféraires du régime IBK. Ils font partie du cercle restreint des confidents du Président. On dit même que le fils du Président IBK, à savoir Karim Keita serait dans le complot contre le PM. IBK a-t-il versé des larmes de crocodiles et piqué une colère noire pour rien  alors qu’il serait favorable à son départ ? Après analyse approfondie de la situation, il ne serait nullement insensé d’affirmer qu’IBK était de mèche avec ses camarades du Rassemblement pour le Mali leur  parti commun.

Les caciques du RPM lui auraient dit de se mettre à l’écart. Sinon, comment comprendre que le Président de la République sachant bien qu’une motion de censure est une humiliation pour lui-même d’abord avant d’être pour son Premier Ministre, n’a pas pu convaincre ses camarades à renoncer à cela, il y a tout simplement  anguille sous roche.  Diarrassouba et ses collègues députés du RPM semblent  convaincre IBK à ne pas   poser  d’actes  pour entraver leur démarche et que le combat qu’ils sont en train de mener est pour sauver le régime du naufrage.

Tout semble indiquer qu’IBK était informé des moindres détails de la machiavélique stratégie de déboulonnement du PM. Diarrassouba, Tembiné et Tounkara ne pourraient rien entreprendre sans l’accord ne serait- ce qu’implicite d’IBK.  Le soutien d’IBK  à SBM n’était  que factice. Il répondait juste  du souhait de la France qui soutenait sans ambages  SBM  qui était devenu le fervent défenseur de ses intérêts. IBK avait peur de se débarrasser de son PM au risque de  s’attirer la foudre du gouvernement d’Emmanuel Macron. Sinon, comment garder un Premier Ministre qui a été voué aux gémonies par l’ensemble des forces vives de la nation.  Pouvait-il résister longtemps aux assauts des religieux et de l’Opposition ?

En somme,  le départ du Premier Ministre Soumeylou Boubèye Maiga était la solution la plus simple  pour atténuer la crise  socio-sécuritaire. Il  a été salutaire pour IBK qui se fera une nouvelle santé politique en attendant de former un nouveau gouvernement.

Youssouf Sissoko

 

Commentaires via Facebook :

PARTAGER

4 COMMENTAIRES

  1. Vive Son Excellence SBM.
    Tu as rendu services à ton pays.
    N’eut été une exigence des vautours coalisés,
    IBK préférait continuer avec toi pour
    raison de tes compétences avérées.
    Les parents des gueux qui te
    diffament ne sont que des pourritures
    pour n’avoir mis au monde que des
    moins que vauriens, comme
    Modibo Kane Diallo de La Sirène
    et Youssouf SISSOKO, cetIMBECILE.
    Dingues !

  2. SBM étant lui-même partisan fiéfié des coups bas,il a naturellement compris le jeu du président.
    Si le président ne fait rien pour replacer SBM,il peut-être sur que ce dernier est en préparation pour se replacer encore.
    Et ce n’est pas son chef du renseignement l’ irresponsable GÉNÉRAL DIAWARA qui peut faire quelque chose.
    Quand on est sale,on est tout le temps entrain de gérer les problèmes.
    IBK A T’IL L’ÉNERGIE NÉCESSAIRE POUR AFFRONTER D’AUTRES FRONTS QUE SON ANCIEN PREMIER MINISTRE POURRAIT OUVRIR?
    Le CHERIF de NIORO ne va t’il pas réaliser son souhait exprimer de dégager IBK avant la fin de son mandat?
    C’est vraiment dur d’exercer le pouvoir pour ses délices.
    N’est ce pas plus facile,si c’est le Mali qui est en ligne de mire.
    Avec la conception noble qu’ on a de la gestion du pouvoir,c’est plus facile de choisir les hommes les plus compétents pour stabiliser le pays.
    On a aucun soucis de mettre de l’ordre dans les finances publiques ,le nerf de la guerre puisque toute personne ayant pour seul souci de s’enrichir est écartée ou n’est même pas approchée.
    Avec cette conception de jouir des délices du pouvoir avec ses proches,le président fonctionne comme un CHEF DE GANG.
    LE PAYS AUSSI FONCTIONNE COMME LE SONT LES QUARTIERS DOMINÉS PAR CES GANGS AVEC LES ATROCITÉS PRESQUE QUOTIDIENNES.
    Comme les chefs de gang pensent normal que les populations subissent les conséquences de leurs actes,IBK et thuriféraires pensent ainsi de la population malienne.
    C’est ainsi que les grèves très désastreuses à l’avenir du pays ne font pas agir L’HOMME dit président de la république du Mali ,même les décès quotidiens de la grève de la santé ont laissé IBK insensible.
    Il s’est même permis d’envoyer un militant en Tunisie pendant que les pauvres pleurent leurs parents.
    IBK EST INCONTESTABLEMENT UN CHEF DE GANG AU SOMMET DE L’ÉTAT DU MALI.
    Qu’ on le perçoit comme ça, si on veut aider ce pays.
    UNE MALADIE BIEN DIAGNOSTIQUÉE EST À MOITIÉ SOIGNÉE.
    Le bon diagnostic est qu’ IBK n’est pas le président qui peut écouter la voix de la sagesse.
    Comme tous les chefs de gang,il n’est sensible qu’ à l’usage de la force.
    Seule une mobilisation sans relâche peut mettre fin à la présence de ce gang au sommet de L’ÉTAT.
    OSER LUTTER ,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

  3. SMB est mieux que tous ces gorilles cites en haut. IBK comprendra plus tard qu’il a pris la pauvre decision de se debarasser de son 1er ministre de valeur.
    SMB bon vent a toi pour de nouveaux horizons

    Le mali a besoin de tous ses fils pour le battir , tu n’auras pas demerite, mais je ne crois pas que IBK fait parti du complot qui t’ a fait partir mais il a manque de courage politique pour dissoudre l’assemblee nationale.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here