Vaste mouvement d’opposition à la révision constitutionnelle en gestation : Les Associations ADEMA et CNID, les FARE, la CSTM, le FSD, la FOSC en ordre de bataille

01 Juil 2019 - 01:19
Mis à jour: 7 ans
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Vaste mouvement d’opposition à la révision constitutionnelle en gestation : Les Associations ADEMA et CNID, les FARE, la CSTM, le FSD, la FOSC en ordre de bataille
Présidentielle de 2018: SOS Adema exige la candidature interne du parti de l’abeille
La Pyramide du Souvenir a servi de cadre à une conférence de presse organisée par les associations du CNID et de l’ADEMA, en collaboration avec certains partis et regroupements  politiques. Animée par quatre grandes figures parmi lesquelles Mme Sy Kadiatou Sow et l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, la conférence avait pour objectif de rendre compte des fructueux  échanges que les leaders ont eu avec les forces vives de la Nation sur les grandes questions de préoccupation et surtout lancer un appel à tous les patriotes pour la mise en place d’une force de résistance contre la prolongation du mandat des députés et les réformes administratives et politiques latentes, sans un dialogue national inclusif. Est-ce un autre ANTE A BANA en gestation ? Le Gouvernement ne pourra-t-il pas anticiper en faisant beaucoup plus d’offres politiques pour plus d’inclusivité?   C’est en présence de figures bien connues de la scène politique malienne, comme le Pr Ali Nouhoum Diallo, Iba N’Diaye, Me Mountaga Tall, Dr Choguel Kokalla Maiga, Modibo Kadjogué, Souleymane Koné, l’honorable Mamadou Hawa Gassama,  que la Présidente de l’Association ADEMA a lu ce qu’on peut qualifier de déclaration d’un mouvement en gestation. Le document mis à la disposition de la presse fait le compte rendu des différentes rencontres et des  échanges fructueux que l’Association ADEMA a eu avec toutes les forces vives de la nation sans exclusive, et donne la position de l’Association sur les grandes questions brulantes de l’heure comme le dialogue national inclusif, la prorogation du mandat des députés, avant d’arriver à la conclusion qu’il y a nécessité pour les forces patriotiques d’unir leurs forces pour constituer un camp de résistance contre la révision de la Constitution. S’agissant du dialogue national inclusif, Mme Sy Kadiatou Sow estime que la quasi-totalité des acteurs politiques sont d’accord pour la tenue d’un dialogue national inclusif qui, martèle-t-elle, doit être le préalable à toutes les réformes institutionnelles. Le souci de l’Association ADEMA et de la quasi-totalité des forces politiques et de la société civile est la non inclusivité et surtout le comportement cavalier et unilatéraliste du gouvernement. Comme d’ailleurs ce fut le cas du choix des personnalités devant piloter le dialogue national. Mme Sy dit ne pas douter de la bonne moralité des quatre personnalités, encore moins de leur patriotisme, mais s’indigne de la manière dont elles ont été choisies par le gouvernement. C’est aussi le cas de Dioncounda Traoré pour le centre, a-t-elle conclu. « La crainte est qu’aujourd’hui, si le gouvernement seul élabore les TDR, définit le mode opératoire, la durée, les participants et désigne ceux qui sont chargés de la conduite du dialogue, il y a des fortes chances que le processus soit biaisé ». La Présidente de l’Association ADEMA propose que pour un dialogue véritablement inclusif, il faut associer toutes les forces vives sans exclusive et mettre au centre du débat, sans tabou, toutes  les préoccupations nationales. Quant à la prorogation du mandat des députés, elle l’a jugée inconstitutionnelle et illégale, sans pour autant proposer une solution. Mme Sy Kadiatou Sow a surtout déploré la méthode utilisée par le gouvernement pour proroger le mandat et surtout  le projet de référendum pour réviser la Constitution afin de respecter l’agenda de la Communauté internationale. Et cette révision constitutionnelle, soutient-elle,  n’a d’autre motivation que la prise en compte de certaines dispositions de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation. Elle en déduit que cet Accord tant vanté par le pouvoir comporte les germes de la dislocation du Mali. Pour la Présidente de l’Association ADEMA, au lieu de réviser la Constitution pour prendre en compte certaines dispositions de l’Accord, pourquoi ne pas conformer l’Accord à la Constitution ? Mme Sy Kadiatou Sow a fini par lancer un vibrant appel à toutes les forces patriotiques pour la Constitution d’un bloc soudé contre la révision et contre toute violation de la loi fondamentale comme la prorogation du mandat des députés. Youssouf Sissoko

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Commentaires (14)

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sangare
sangare 7 ans
Il est aberrant et insense q’une Communaute Internationale puisse, au nom des Nations Unies, imposer une Revision Constitutionnelle a un pays,membre des Nations des Nations Unies .Cela serait un bafouement de la Souverainete Nationale de ce pays et excusez-moi le mot,une insulte a son peuple.Il n’y a aucune raison de proceder a la Revision Constitutionnelle,car les Natoins Unies n’ont pour mamdat que de defendre la Souverainete Nationale du Mali et de renforcer son Independence.Si le President actuel s’entete dans son projet de Revision de la Constitution,il doit demissionner ou force de demissionner car il a jure devant la Nation de defendre cette Constitution au prix de sa vie.En tant que le Chef supreme de l’Armee ,il est aussi contraint de defendre cette Constitution ou bien il sera constraint de soumettre sa demission.Nous sommes donc dans une situation tres grave.Il est impensable que les plus hautes Autorites du pays osent faire un tel acte de haute trahison: Mepriser la Constitution du plus vieux pays d’Afrique pour plaire aux ennemis des Africains et de l’Afrique.Si la Revision Constitutionnelle est imposee ,ce qui pourrait envenimer cette crise qui a trop dure,que le seul Corps Constitue qui nous reste Uni,prenne le gouvernail du pays pour traverser cette turbulence qui pourrait etre fatale autrement.
Nfp
Nfp 7 ans
JEUNE AFRIQUE (ET AFP ÉGALEMENT) SIGNALENT UN NOUVEAU MASSACRE SURVENU DIMANCHE !!! JEUNE AFRIQUE ECRIT (EXTRAIT) : “Pas une semaine ne passe sans que le centre du Mali ne soit le théâtre d’un nouveau massacre de civils. À chaque fois, les témoins dressent le même constat : l’armée censée repousser les assaillants n’arrive qu’après le départ de ces derniers. La litanie des massacres qui endeuillent le centre du Mali semble ne pas vouloir s’arrêter. Dimanche 30 juin, ce sont les villages peuls de Bidi, Sankoro et Saran, situés près de la frontière burkinabè, qui ont été la cible d’une nouvelle attaque, menée par des hommes armés pour le moment non identifiés, qui ont abattu 23 civils et fait de nombreux blessés, selon Cheick Harouna Sankaré, maire de la commune de Ouonkoro, où se trouve les villages attaqués. Et l’édile, interrogé par Jeune Afrique, de marteler : « La situation est grave, j’ai pourtant averti l’armée de la présence de dozos [chasseurs traditionnels dogons, ndlr] autour des villages avant l’attaque. L’armée doit agir pour sécuriser les populations ». Une plainte qui, malgré les promesses des responsables politiques et de la hiérarchie militaire, est devenue récurrente. Douze heures pour arriver sur les lieux” Nous sommes déjà mercredi, et toujours pas la moindre annonce ni un seul communiqué de koulouba… Sans commentaires…
sangare
sangare 7 ans
Tl est manifeste que la demarche du gouvernement a pour but d’atteindre des resutats deja dictes de l'exterieur.C'est une lourde responsabilite aussi bien pour le chef de l'Etat que pour son parti.Le Mali ne sera pas divise. Le peuple du Mali , ses partis democratiques et le corps defenseur de la patrie s'y opposeront.Le Mali ne sera pas non plus affaibli.A quoi aura servi tous ces morts pour la patrie et toutes ces souffrances endurees par le peuple Malien.Quand une institution Republicaine veut aller contre la Constitution,contre les Corps constitues,c'est en fait un coup de force.Quelle Institution est la pour dire NON legalement ,sans violence mais avec force de loi. Une decision ou des decisions,des procedures illegales inconstitutionnelles doivent etre arretees.Nous trouvons piteux que ceux qui doivent mobiliser le peuple pour la Souverainete du pays ,sont precisement ceux qui sont prets a le trahir.Le Mali ne merite pas cela.Le trahir ,c’est se soumettre a la volonte des autres, et tourner le dos a la volonte du Peuple du Mali.
Malide
Malide 7 ans
Ma constitution n'autorise pas sa révision parce que l'intégrité du pays est menacé à Kidal par la France et se complice. Voici l'article 118 de constitution malienne.TITRE XVI : DE LA REVISION Article 118 : L'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux députés. Le projet ou la proposition de révision doit être voté par l'Assemblée Nationale à la majorité des deux tiers de ses membres. La révision n'est définitive qu'après avoir été approuvée par référendum. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire. La forme républicaine et la laïcité de l'Etat ainsi que le multipartisme ne peuvent faire l'objet de révision.
Bamaké
Bamaké 7 ans
LE ROI BITON DE SEGOU 1 Juil 2019 at 14:01 ; " ... La solution serait donc de vous entendre avec les chefs traditionnels de Kidal et les décideurs de cette région pour la mise en place d’une structure qui gérera toutes leurs affaires dans le cadre d’un Mali uni et fort. Ladite structure sera a’ 100% responsable de la gestion du budget affecte’ a’ Kidal. Chaque ville de Kidal aura droit de créer sa propre police comme on le fait aux USA. On acceptera également la création d’une garde régionale qui s’occupera de la sécurité à l’intérieur de la région de Kidal... " ... /// ... : En parlant de structure..., tu veux bien être plus clair... ? Un illettré comme moi ne comprends pas ! Tu vois chaque Ville Malienne créer sa propre Police... ? Nous pouvons nous inspirer de certaines choses qui marchent dans les pays riche développés d'Occident où la Démocratie est bien ancrée et les institutions suffisamment fortes pour résister à toute tentation de dislocation de leurs pays respectifs. Mais nous, nous ne devons pas pour le moment les imiter dans tous les domaines. Nos ETATS sont sont trop jeunes. 60 ans d'indépendance, pour des Populations qui ont subit la déportation d'une partie de leurs populations pour devenir des esclaves de leurs semblables d'autres nations..., pour des Populations qui ont été des siècles durant colonisés et marquées par cette colonisation..., c'est risquer de faire une décentralisation trop poussée. C'est dangereux... Comme je l'ai déjà dit... Si par malheur vous découpez le Mali en des petites régions et que vous les transformez en des petits états " autonomes " pour fabriquer un ETAT Fédéral du Mali... Vous allez le regretter. Car, des Présidents ou des Gouverneurs de Régions ( ... élus au suffrage universel de leurs Etats... ?) devenus Etats autonomes, vont se prendre pour des potentiels Chefs d'Etat. Et à la première crise budgétaire avec l'ETAT Central Fédéral, ils n'hésiteront pas à demander l'indépendance de leurs Région-Etat. Il fallait faire une Fédération bien avant ou au tout début juste avant la proclamation de l'indépendance. Maintenant c'est trop tard. Si les Gouvernants Maliens sont à ce point désespérés pour accepter une décentralisation au-delà du raisonnable. Ils vont à coup sûr nous conduire à la dislocation du Mali. Notre Mali... ! Vivement le Mali pour nous tous.
FAAROHW!!! dégradation sur le plan social, l’esclavage est la propriété d’un autre homme.
FAAROHW!!! dégradation sur le plan social, l’esclavage est la propriété d’un autre homme. 7 ans
Pourquoi dénoncer l’esclavage=colonisation=neo colonialism=ABRAHAMISATION – parce que l’esclavage est un traitement dégradant – dégradation sur le plan social, l’esclavage est la propriété d’un autre homme. – dégradation sur la plan moral et spirituel : la langue, la religion.
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