Lutte contre le coronavirus : L’eau potable, un luxe pour les Narois

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On ne cesse d’entendre parler du lavage des mains à l’eau et au savon comme une mesure barrière efficace dans la lutte contre le coronavirus. Mais ce message est-il adressé à l’ensemble des  Maliens de toutes les localités ou à une frange de la population. 

Avant même le coronavirus, cinq personnes meurent chaque minute de suites de maladies liées à l’eau insalubre dans le monde, selon « Solidarités International ». Donc quand on nous demande de se laver les mains plusieurs fois dans la journée avec de l’eau pour se protéger, c’est inquiétant. Cette situation dramatique, avait poussé, les populations à chercher des moyens alternatifs pour avoir de l’eau même si ce n’était pas le plus souvent les sources adéquates à explorer. C’est ainsi les populations, au risque de ne pas mourir de soif, s’était résignée en allant s’approvisionner dans les étangs d’eau qui restaient suite à la saison hivernale, et les trous béants que les confectionneurs de briques laissaient derrière eux. Cette situation ouvrait la voie, à toute sorte de maladie, hydrique dont le choléra. La même situation qui était devenu insupportable, avait poussé, il y’à quelques années les élèves de l’IFM et des écoles fondamentales de la ville à battre le pavé, pour demander aux autorités locales de chercher une solution au plutôt.

Apparemment cette sortie des élèves a payé, car deux groupes électrogènes ont été envoyés dans la ville afin de remplacer le matériel défaillant et étancher la soif des braves populations de Nara. Aujourd’hui, la situation, est à 90% résolue, grâce au branchement de la station de pompage au réseau EDM. La nuit les populations peuvent désormais avoir de l’eau, pour les besoins. Même si beaucoup reste à faire.

Les habitants de la ville de Nara ne sont toujours pas au bout de leur peine. En plus d’insécurité résiduelle dont ils sont victimes, les habitants de Nara souffrent de la pénurie d’eau.

En cette période chaude, certains sont obligés de faire des nuits blanches pour remplir leurs récipients, alors que le couvre-feu, pour la sécurisation de la localité, est institué de 22 heures à 6 heures avant même le couvre-feu corona.

« Cette mesure pourrait en aucune manière être respectée car on a soif… », Indique un habitant de liberté qui dit parcourir des kilomètres pour s’approvisionner dans d’autres quartiers proches du château.

Mahamadou YATTARA

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