Secteur prive de la sante au Mali : Conclave des acteurs autour des défis et enjeux
La capitale malienne abrite, depuis hier, les journées du secteur privé de la santé. Cette première édition se tient autour du thème : "Promouvoir le partenariat public-privé de la santé dans un esprit de complémentarité". Près de 200 participants prennent part à ces travaux du 23 et 24 octobre dans un hôtel de la place.
Depuis la libéralisation de l’exercice privé des professions sanitaires au Mali en 1985, le secteur privé de la santé est présent aux côtés des services publics pour une meilleure offre de service à la population aussi bien dans le domaine de la formation, l’offre de soins, la vente des médicaments. Des apports qui restent encore méconnus. Le secteur privé de la santé au Mali se taille aujourd'hui d'autres difficultés sur le plan organisationnel et financier.
Sur l’initiative de l’Alliance du secteur privé pour la promotion de la santé au Mali (ASP-PSM), près de 200 acteurs du secteur privé et public de la santé, partenaires techniques de la santé du Mali et de la sous-région, se penchent sur ces défis et enjeux durant deux jours, les 23 et 24 octobre, à Bamako. Les rencontres se tiennent en présentiel et en ligne.
Au cours d’une conférence de presse, tenue ce lundi 20 octobre, à la Maison de la presse, la commission d’organisation a dévoilé les objectifs et les programmes de ces journées scientifiques, qui sont une première. La conférence a été animée par le président de ASP-PSM, Dr. Boureima Afo Traoré, et le directeur des programmes d’Alliance, Dr. Moussa Goïta.
Selon le président de ASP-PSM, lesdites journées visent à promouvoir le partenariat public-privé de la santé dans un esprit de complémentarité.
Pour lui, elles seront l’occasion de présenter leur apport. "L'Etat nous a donné une place depuis 1985 et nous ne sommes pas restés à la marge de ce développement. Nous allons aussi aborder les différents changements, les différents progrès du secteur privé de la santé, mais aussi de la problématique de financement de nos projets", explique le conférencier justifiant la tenue des journées.
Suivant une étude sur le secteur privé de la santé au Mali (2009 de la Banque mondiale) menée par Boston Consulting Group, le secteur privé fournissait près de 50 % des biens et services de santé dans le pays, notamment dans les domaines de l’offre de soins, la vente des médicaments et domaine de la formation
Autour des "Défis et enjeux du secteur privé de la santé au Mali", une dizaine de communications thématiques sont programmées au cours des deux jours de débat : sur le système de santé au Mali : place du secteur privé, la problématique de financement du secteur privé de la santé, l’importance de la collecte et de la remontée des données du secteur privé dans le système d'information sanitaire.
Les participants échangeront de même sur la place du secteur privé sanitaire dans la couverture sanitaire universelle, la décentralisation de la prise en charge de la drépanocytose dans les centres de premier niveau et la place des sage-femmes libérales dans le dépistage du cancer du sein.
Au sortir des débats, de fortes recommandations sont attendues pour mieux accroître la visibilité de l’ASP-PSM et permettre un environnement propice pour les échanges de partenariats privé-privé, public-privé et identifier des pistes de financement pour le secteur.
A noter que l’Alliance du secteur privé pour la promotion de la santé au Mali (ASP-PSM) a vu le jour en février 2014 dans le but de mieux renforcer le partenariat public-privé (PPP). L’Alliance regroupe 18 entités dont des composantes médicale, pharmaceutique, mutualité, ONG opérant dans le monde de la santé, médecine traditionnelle et composantes confessionnelles dont le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l'environnement (Remapsen-Mali).
Kadiatou Mouyi Doumbia