Badara Aliou Koné, Directeur général de l’ONRP : «Le Mali est un pays à potentiel petro-gazier sans doute, les résultats sont unanimes»

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Le Directeur général de l’ONRP, Badara Aliou Koné a annoncé, ce jeudi 30 mars lors de la 3ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’ONRP, l’approbation en cours de plusieurs contrats pétroliers, dont une dizaine exclusivement des nationaux. Pratiquement le pays dispose de cinq forages sur 900 000 Km2. «Je dirai oui le Mali est un pays pétrolier et il reste à faire des travaux qui nécessitent plus d’investigations et de travaux géologiques pour confirmer la présence», explique-t-il lors d’un point de presse au Grand Hotel Azalaï.

La recherche pétrolière au Mali a commencé avant l’indépendance. Les premiers coups de pioches ont été donnés par la coopération Russe soviétique avec la Société nationale de recherches et d’exploitation des ressources minières du Mali (SONAREM), qui avait le monopole, l’exclusivité de la recherche. Puis les sociétés créées pour la recherche pétrolière ont connu des fortunes diverses. L’autorité pour la Promotion de la Recherche et l’Exploitation petrolière (AUREP) a vu le jour en 2004 avec laquelle les activités ont repris et se sont intensifiées jusqu’à 2011-2012. le secteur a été ouvert et on avait la présence des grandes compagnies pétrolières sur les bassins pétroliers du Mali.

Mais les crises politiques et sécuritaire dans notre pays depuis 2012 ont entrainé un second arrêt. Et ce fut avec plaisir que le Directeur général de l’ONRP, Badara Aliou Koné a annoncé, ce jeudi 30 mars lors de la 3ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’ONRP, que «depuis l’avènement de la transition, on a essayé de redynamiser le secteur, réviser le code pétrolier. En en fin décembre 2021 ce code très attractif nous a permis de relancer le secteur et de donner confiance aux investisseurs. Au jour d’aujourd’hui on peut se permettre de dire que le secteur pétrolier commence à se nourrir d’espoir par ce qu’on a plusieurs contrats pétroliers qui sont en cours d’approbation, dont une dizaine, exclusivement des nationaux», a-t-il indiqué. Le DG de l’ONRP a ajouté, « nous avons le gaz naturel hydrogène qui est pur à 98% et on peut se permettre aujourd’hui de dire aussi que l’exploitation est en gestation parce que ça a été prouvé, donc le Mali est un pays à potentiel petro-gazier ; sans doute les résultats sont unanimes là dessus. Nous avons l’espoir qu’avec la montée des FAMAs que nous vivons aujourd’hui, les investisseurs vont avoir plus confiance et dans les meilleurs jours à venir, c’est la relance des activités pétrolières au Mali».

Pays à potentiel pétrolier et gazier

A la question de savoir, si le Mali est un pays pétrolier, le DG Aliou Badara Koné répond par l’affirmative, «oui parce que il ya différentes méthodes et quand on regarde les blocs du bassin de Taoudéni qui ont fait l’objet de plus de travaux en matière de recherche pétrolière, il ya des blocs qui ont eu des stimulations des études très avancées et les chiffres indiqués sont connus pour dire que le potentiel pétrolier et gazier existe. Je dirai oui le Mali est un pays pétrolier et il reste à faire des travaux, parce que, quand on regarde une moyenne, nous avons pratiquement 5 forages sur 900 000 Km2. Comparé aux pays voisins, on se retrouve avec une centaine de forages au Niger pour faire une découverte, tandis qu’au Mali on a pratiquement 5 forage, qui nécessitent plus d’investigations et de travaux géologiques pour confirmer la présence», explique Badara Aliou Koné.

À quand donc, le premier jet de pétrole au Mali ? Pour le DG de l’ONRP, Badara Aliou Koné, «on a bon espoir, avec la validation des contrats qui sont en cours, que nous rentrerons dans les pays producteurs du pétrole aussi bien tôt que possible, par ce que déjà le secteur qui était pratiquement à l’oubli entre 2012 et 2021 et qui se retrouve aujourd’hui avec une dizaine de contrats de partage, qui sont en cours d’approbation, on a bon espoir. Ce sont des projets qui sont ficelés géologiquement et sur le plan géophysique, sur des structures qui sont porteuses de gisements in shaa Allah», a conclu Badara Aliou Koné.

B.Daou
Le Républicain

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Recherche pétrolière et de I’hydrogene

Vers une intensification des activités de l’ONRP

Cette année, I’Office National de la Recherche Pétrolière (ONRP) entend intensifier ses activités dans la recherche pétrolière et de I’hydrogene, mais aussi assurer la bonne gouvernance dans le secteur, tout en y renforçant les capacités humaines et matérielles.

Pour l’atteinte de ses objectifs spécifiques, la 3ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’ONRP, tenu au Grand hotel ce jeudi 30 mars 2023, a adopté pour l’exercice 2023, un budget équilibré en recettes et en dépenses d’Un Milliard Neuf Cent Sept Millions Huit Cent Vingt Cinq Mille (1 907 825 000) francs CFA.

A l’ouverture des travaux du Conseil d’Administration ce jeudi matin au Grand Hotel, le ministre des Mines de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou TRAORE, qui assure la présidence du CA était représenté par le Secrétaire général du ministère, Sousourou Dembélé. Celui-ci a souhaité la chaleureuse bienvenue à la 3ème session ordinaire en présence des membres du Conseil d’Administration de I’Office National de la Recherche Pétrolière, du Directeur Général de I’ONRP Badara Aliou Koné et des travailleurs de I’ONRP.

Cette session intervient dans un contexte économique difficile pour notre pays en général et pour I’ONRP en particulier, marqué par les effets de la pandémie de coronavirus conjuguée à la situation actuelle du pays entrainant la rareté des ressources financières pour conduire à bien les activités d’exploration pétrolière et de la signature de nouveaux contrats pétroliers, a fait remarquer le Secrétaire général du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Sousourou Dembélé.

En dépit, l’Office a pu réaliser certaines activités programmées au titre de l’exercice budgétaire 2022, à savoir, la réalisation de mission d’exploration pétrolière dans le cadre de la promotion de recherche pétrolière durant un mois dans la Région de Kita à Sirakoro; la participation aux conférences et séminaires d’exposition dans le cadre de la promotion de la recherche pétroliere à l’échelle nationale et internationale; le suivi/controle des sociétés pétrolieres, notamment HYDROMA et SIPEX; le renforcement des capacités humaines, a-t-il indiqué.

«Malgré la hausse du budget prévisionnel, comme il a été dit plus haut, nous traversons une période où de fortes pressions sont exerccés sur notre pays exacerbés par la crise financiere mondiale. Dans ce contexte, il devient encore plus indispensable pour l’ONRP de doubler d’efforts et de faire preuve de résilience», selon le représentant du ministre. Il a invité les participants à une démarche pragmatique pouvant être mise en oeuvre pour le développement du secteur en général et celui de l’hydrogene naturel en particulier.

Au cours de cette année 2023, l’ONRP aura à intensifier ses activités dans la recherche pétrolière et de I’hydrogene, mais aussi assurer la bonne gouvernance dans le secteur, tout en y renforçant les capacités humaines et matérielles. Pour l’atteinte de ses objectifs spécifiques, le budget de l’ONRP pour l’exercice 2023, a connu une augmentation de 20,43%. Ce budget est équilibré en recettes et en dépenses à Un Milliard Neuf Cent Sept Millions Huit Cent Vingt Cinq Mille (1 907 825 000) francs CFA contre Un Milliard Cinq Cent Quatre-vingt-quatre Millions Soixante-dix Mille (1 584 070 000) francs CFA en 2022. A ces objectifs spécifiques,sont associés des indicateurs cibles qui permettront de mesurer les performances et de projeter des efforts á foumir à courts et à moyens termes.

Un examen minutieux des différents documents soumis à ce Conseil d’Administration, ainsi que les observations et les critiques constructives visant å les améliorer avant leur l’adoption permettront de mieux orienter l’Office dans l’atteinte de ses objectifs. C’est à ce prix que l’ONRP pourra conduire notre pays “vers le développement de l’industrie pétrolière et gazière”, et ériger ces secteurs en “moteurs d’épanouissement économique de notre pays”, indique le Secretaire général du ministère Soussourou Dembélé.

Il a appelé le Conseil d’Administration que préside le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau et l’Office National de la Recherche Pétrolière, à travailler sereinement en symbiose, avant d’informer le Conseil d’Administration de la distinction honorifique du Directeur Général de l’Office au grade de Chevalier de l’Ordre National du Mali.

B. Daou

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1 commentaire

  1. Les travaux menés par l’Italie, la France et autres n’ont amené aucun potentiel pétrolier/gazier au Mali. Tout le monde sait çà puisque les maliens y ont été associés.
    Reste l’hydrogène
    La principale richesse du Mali est son soleil mais aucun projet industriel de production de cette énergie gratuite ….. comprenne qui pourra

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