20ème édition de l’EID : 21 interpellations à l’adresse de 9 départements

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Les rideaux sont tombés, le jeudi 10 décembre 2015 au CICB de Bamako, sur la 20ème édition de l’Espace d’Interpellation Démocratique (EID). Pour cette édition 2015, le jury d’honneur était présidé par l’Honorable Bajan Ag Hamatou, député élu dans la circonscription électorale de Ménaka.

Les travaux de cette édition, en présence du Premier ministre Modibo Kéïta, ont enregistré la présence d’éminents défenseurs des droits de l’homme, du Président de la Commission Justice, Vérité et Réconciliation, de celui du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, des Médiateurs de certains pays amis et, surtout, de Mme Laurence Ndadaye, Présidente de la Fondation Melchior Ndadaye des droits de l’homme dont le siège est à Bruxelles.

Pour la présente édition, les services du bureau du Médiateur de la République ont enregistré 206 interpellations, sur lesquelles 21 ont été retenues pour être lues, 103 pour suite à donner et 82 rejetées pour non-conformité aux critères. Les départements concernés par ces interpellations étaient au nombre de 9.

Espace d’échanges directs entre le Gouvernement et ses administrés, la 20ème édition de l’EID a été dominée par les questions foncières. S’y ajoutent des réclamations relatives à la régularisation de situations administratives ou encore l’application de décisions de justice.

206 interpellations contre 284 pour la 19ème session, en 2014, 177 pour la 18ème session, en 2013, et 110 pour la 17ème session, en 2012. Pour le Médiateur Baba Akhib Haïdara, un peu moins de 40% de ces demandes d’interpellation émanent du District de Bamako et un peu plus de 60% des régions.

Le Médiateur expliquera le taux relativement élevé de rejet des interpellations par la méconnaissance par les citoyens du concept de l’EID.

A l’issue de la journée, le Premier ministre Modibo Kéïta a assuré avoir pris bonne note des recommandations et contributions faites au cours de cette édition. Auparavant, il avait formulé le vœu que cet espace ne soit pas un tribunal, mais plutôt une tribune.

Yaya Samaké

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