Engagement de la Coalition OIMA-Bolibana à la prochaine présidentielle : Fousséyni Faye, pour une candidature générationnelle de rupture !

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«La nouvelle génération du Mali a décidé de prendre  ce qui lui revient de droit et de fait, c’est-à- dire la vraie destinée des Maliens… Il faut une rupture… pour un retour à la vraie identité».

C’est avec ces mots et surtout une détermination résolue que l’OIMA, Observatoire identitaire mandingue et l’Association Bolibana annoncent la candidature de Fousséyni Faye, expatrié malien résident en France et fervent militant RPM depuis la Commune V jusqu’en Hexagone. Et à travers lui, il y a fort à parier que la jeunesse malienne n’entend plus demeurée dans le rôle inconfortable de caisse de résonnance de mots d’ordre d’une génération politique qui a failli, à l’image des terribles conséquences vécues par le pays depuis plus d’une décennie déjà.

Renouer avec les valeurs du passé glorieux

Fousséyni Faye, 46 ans, urbaniste, spécialiste en aménagement, a été auditeur de qualité chez un équipementier automobile et est actuellement agent de maîtrise au sein d’un grand groupe agro-alimentaire européen.

C’est donc la coalition de deux associations qui porte cet engagement à la conquête de la magistrature suprême. L’OIMA, Observatoire identitaire mandingue, est une association basée sur la Charte de Kurukan Fuga, comme véhicule séculaire de valeurs d’équité, de justice et pour l’égalité de tous.

L’OIMA entend engager une lutte sans merci contre toutes les injustices et les nombreuses inégalités exacerbées au fil des ans. Pour sa part, l’association Bolibana prône le retour à la souveraineté, en s’inspirant de l’identité originale, socle de valeurs similaires pour l’émergence de tout ce à quoi le Mali a renoncé au fil des confrontations historiques et géopolitiques.

Et de fait, Fousséyni Faye, jeune quadra au long parcours associatif estudiantin et militant politique, est déterminé à aller au charbon, car pour lui et sa génération, l’ancienne «élite du Mali s’est fourvoyée … ». À l’appui de son engagement, Faye annonce plusieurs mesures.

La sécurité garantit la souveraineté

Le constat aujourd’hui est un Mali sous supervision et sous assistance ‘’respiratoire’’ de la communauté internationale. L’indépendance nationale et la souveraineté nationale sont des vues de l’esprit.  D’où une priorité et en bonne place des engagements fermes du candidat, le recouvrement de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire : «Le Mali doit être une forteresse imprenable … à travers ses FAMA et son peuple, recouvrera son intégrité territoriale».

Ainsi, «Un sursaut national et patriotique accompagnera et portera les FAMA» jusqu’au recouvrement de la plénitude de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire nationale. Pour y parvenir, «l’usage  de la force sera la première option pour un retour à la normale dans tout le Mali», assure avec détermination Fousséyni Faye.

À ce propos, l’exigence du retrait des forces étrangères est gage de recouvrement de la souveraineté nationale, aujourd’hui extravertie. C’est pourquoi, «Je solliciterai l’ONU pour voter une résolution mettant un terme aux missions de la MINUSMA. Je demanderai solennellement au président de la République française, le retrait de ses troupes du Mali», s’engage le candidat des forces nouvelles de la jeunesse.

Et d’ailleurs, il n’écarte pas la révision des engagements et traités : «Certains accords comme les accords de paix d’Alger et les accords de défense seront revus et réadaptés pour répondre aux attentes des Maliens», annonce-t-il d’emblée.

La restauration de l’autorité de l’Etat passe également par l’amélioration de la sécurité intérieure. Sur ce chapitre, «nous mettrons en place des polices de proximité ou polices municipales», car «La lutte contre le banditisme et la criminalité n’aura d’égal que la quiétude et la tranquillité des Maliens», s’engage fermement Fousséyni Faye.

Renouveler et renforcer la gouvernance

Ceci exige un contrat renouvelé, voire un nouveau contrat de confiance. D’où la nécessité de revoir les rapports de gouvernance pour davantage renforcer la participation de la population à son propre destin. Le candidat Faye est convaincu : la «décentralisation doit être revue», à travers le renforcement de la dévolution de la gestion aux collectivités et aux édiles, mais aussi par une meilleure articulation des responsabilités et des décisions entre le pouvoir central et celui de proximité. Pour cela, «La nouvelle répartition territoriale sera (passée) au peigne fin pour répondre à une logique de continuité culturelle, identitaire, historique, ancestrale et géographique», annonce-t-il.

Ainsi, en matière d’état civil, le candidat envisage une mesure sociale révolutionnaire. En effet, pour ce qui concerne «les conditions de délivrance de documents maliens (carte d’identité, passeport)cette tâche reviendra aux mairies».

Car «la police et les banques (doivent s’occuper) de leurs fondamentaux, à savoir la sécurité, la protection et les services». Cette initiative participe non seulement du renforcement de la dévolution des attributions de l’état civil aux collectivités, mais renforce aussi le rapprochement des structures administratives de proximité des populations.

Le cadre de vie de la population n’est non plus pas oublié. Le spécialiste en aménagement du territoire promet de mettre bon ordre à l’anarchie actuelle, marque visible des projets urbains jusque-là engagés. À cet effet, une vaste politique «d’aménagement et de rénovation urbaine sera» entreprise, à travers les innovations et «la mise en place d’un système répressif et préventif par rapport» au non-respect des normes édictées, source de l’anarchie urbaine dont Bamako, comme d’ailleurs toutes les villes du Mali, sont aujourd’hui le théâtre.

Rebâtir l’économie en renouant la confiance

Tous ces projets exigent un dénominateur commun pour leur réussite : la confiance, car les rapports politiques des dernières années ont considérablement érodé la foi de la population en ses dirigeants. Faye en est conscient et s’engage : «Je mettrai la transparence au cœur du quotidien des Maliens. Le meilleur moyen pour combattre la corruption est et demeure la transparence».

L’ambition de Faye, c’est d’abord et avant tout un climat social apaisé et cela s’appuie sur une solide confiance de la population, en ses institutions et en ses élites. Sur ce plan, une «justice indépendante… une bonne justice,  est le gage d’une cohésion sociale. Une justice à deux vitesses ne peut que renforcer les fractures et les clivages sociaux», est convaincu le candidat.

Le candidat de la rupture est engagé à surtout restaurer la confiance du peuple en lui-même, cet indispensable contrat de gouvernance. Le candidat de la Coalition OIMA-Bolibana est résolu à s’y appuyer en mettant le pays au travail pour une juste répartition de la richesse nationale, car, pour lui, «le travail et la valeur de l’argent seront sacrés. Fini l’impunité face à l’insécurité grandissante, aux banditismes et aux vols récurrents (dont sont victimes les) personnes ayant commis le tort de travailler pour acquérir  des biens. Le Mali doit être une terre de travail, pas un terreau de délinquants», est convaincu Fousséyni Faye.

À ce propos, le secteur privé sera au cœur de la politique de relance économique et d’emploi envisagé par la Coalition OIMA-Bolibana. Cela passera tout aussi par l’amorce d’une véritable industrialisation, avec de massives subventions pour soutenir et moderniser l’agriculture, l’élevage et la pèche, trois secteurs qui occupent la majorité de la population et qui sont pour le pays de vrais avantages comparatifs.

De même, l’indépendance énergétique, par l’inversion du mix énergétique, est une volonté affichée, permettant au pays de sortir enfin «de la production et la fourniture d’électricité à partir des hydrocarbures», et donc de la dépendance aux aléas des cours mondiaux des hydrocarbures. Le décollage économique est à ce prix.

La redynamisation de l’éducation mettra fin aux diplômes aux rabais en cours aujourd’hui et surtout à l’absence de niveau qui sont devenus le propre de l’enseignement au Mali. De même, le Mali a besoin d’une politique sanitaire adaptée, car «nos hôpitaux font peur : Notre pays est dernier sur 160 pays dans le ratio nombre de lit d’hôpital par habitant», explique le candidat Faye.

Ainsi, dans la distribution de la santé au Mali, «Les lobbys (médicaux) se portent mieux que les patients», dénonce-t-il. C’est pourquoi, il faut «Redéfinir la responsabilité médicale : soigner doit rappeler au médecin sa responsabilité, son humanisme», explique Fousséyni Faye.

Reconstituer le tissu communautaire et social

La candidature de Fousséyni Faye ne procède pas du hasard ou des lubies d’un jeune expatrié ambitieux. Le candidat de la coalition OIMA-Bolibana fait un diagnostic sans complaisance du Mali d’aujourd’hui et le résultat n’est guère réjouissant, à l’image d’un tissu social et communautaire effiloché, en dépit de brassages multiséculaires entre les populations. «Le débat a longtemps été occulté et nous vivons aujourd’hui une incompréhension entre dogon et peulh dans le centre de notre pays», explique le candidat de la rupture.

De même, le candidat s’insurge : «la pratique de l’esclavage dans notre société est une négation» anachronique des temps révolus et «C’est non seulement une insulte à la liberté et à la dignité,  (mais) aussi un frein au développement social.» D’où «des mesures draconiennes (qui) seront donc prises pour lutter contre» le fléau de l’esclavage, toujours considérés comme des normes de pratiques dans les relations sociales, promet-il.

En matière sociale, l’initiative d’un nouveau code social a davantage créé la confusion au Mali si bien que la situation des familles et le statut de la femme et de l’enfant ont davantage pâti à travers la levée de boucliers des religieux qui n’ont guère non plus proposé d’autres alternatives.

Aujourd’hui, le Mali vit une hybridation des cadres réglementaires autour de la famille. Mais Faye entend y mettre bon ordre, en procédant «à travers la mise en place d’un nouveau code de la famille» et une croisade sans merci contre les fléaux des violences liées au genre, le mariage forcé ou les mutilations génitales.

Restauration du droit de préemption dans tous les domaines du foncier et des mines, y compris si nécessaire par l’expropriation afin de restituer à l’Etat la propriété exclusive des permis et des licences d’exploitation minière, voilà autant de mesures envisagées pour revoir à la hausse la rente aurifère au bénéfice de l’Etat et des populations maliennes.

Autant de dispositifs conçus pour «Une bonne politique minière, agricole, douanière et fiscale, (qui) sera la contrepartie d’une autonomie financière du Mali et d’un épanouissement des Maliens», est convaincu le candidat.

«Le Mali koura» est une cause possible ; il vaut qu’on y consacre un destin ! D’où cette candidature de rupture certes, mais surtout pour le renouveau générationnel. Pour l’histoire. Pour le Mali !

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