Fatoumata Siré Diakité a l’émission dialogue des générations : “Le combat contre l’injustice et pour le bien-être, c’est ma vie”

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La 3e édition de l’émission radiophonique Dialogue des générations a reçu Mme Fatoumata Siré Diakité, présidente-fondatrice de l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF). Au cours d’un échange franc avec l’animateur Lanfia Sinaba, elle a fait savoir à la nouvelle génération qu’elle a dédié sa vie au combat contre l’injustice. “Le combat contre l’injustice pour le bien-être des hommes et des femmes, c’est ma vie”, a-t-elle laissé entendre.

 

Professeur de l’enseignement secondaire, Mme Fatoumata Siré Diakité, est la première femme invitée de l’émission Dialogue des générations. Cette dame, qui a étalé au grand jour son caractère rebelle depuis le coup d’Etat de 1968, s’est illustrée au Mali et à travers le monde par son engagement pour la cause de la femme et le syndicalisme. Des combats auxquels elle consacre sa vie pour dire non à l’injustice sociale afin d’offrir à tout le monde un meilleur cadre de vie. “Le combat contre l’injustice pour le bien-être des homme et des femmes, c’est ma vie”, a-t-elle précisé.

Pour elle, l’éducation familiale a été déterminante dans ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Elle dit avoir été élevée dans une famille où tous les enfants, filles et garçons, avaient les mêmes droits. En plus, elle a eu la chance d’avoir un père à l’école et qui a fait de sa priorité l’éducation de ses enfants sans distinction de sexe.

La future ambassadrice du Mali en Allemagne a préféré l’EN Sup à l’ENA pour contribuer à la formation des futurs cadres du pays. Après ses études d’anglais, elle a commencé sa vie professionnelle au lycée de Dioïla en 1977.

Après c’est le lycée Prosper Kamara de Bamako qui l’accueille en 1978-1979. Elle est élue 1re secrétaire générale du comité syndicale de cet établissement, ce qui lui ouvre la porte d’autres groupes syndicaux comme le Snec et l’UNTM. Depuis cette date, elle se dit dans le collimateur de la Sécurité d’Etat. “Du temps de Moussa à aujourd’hui, je suis surveillée !”, s’est-elle étonné.

Par son combat, elle est classée parmi les 100 femmes qui font bouger le monde en 1995 et les 100 héroïnes du monde en 1998. Ces luttes lui ont valu des médailles et distinctions sur le plan national et international.

Sur le projet de loi sur le genre voté à l’Assemblée nationale le mois passé, Mme Fatoumata Siré déclare que les femmes maliennes méritent plus que 30 %. Pour cette initiative, elle a remercié les autorités et les députés.

La présidente de l’APDF a précisé qu’elle n’est pas une menace pour son pays ni pour personne et qu’elle n’est d’aucun bord politique. Elle a rappelé aux jeunes que la lutte n’est pas facile et qu’on ne lutte pas pour avoir quelque chose demain, mais qu’on lutte parce qu’on a une conviction. Elle les a aussi invités à l’effort mérité et à avoir le Mali dans leur cœur.

Youssouf Coulibaly

 

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2 COMMENTAIRES

  1. C’est bien vrai que madame Fatoumata Siré s’est tellement investie pour le bonheur des femmes qu’elle n’a pas hésité d’embaucher sa propre fille à l’ambassade du Mali à Berlin en tant que secrétaire: sa fille aurait été rémunérée à 4 milles euros / mois. :mrgreen:

  2. une des personne qui ont tué le mali, de tout ce qu’il y a espoir. de toutes les sauces.honte.

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