Hausse de la pauvreté au Mali : La conséquence des pertes généralisées d’emploi liées au Covid 19

21 Sept 2023 - 07:53
Mis à jour: 3 ans
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Hausse de la pauvreté au Mali :    La conséquence des pertes  généralisées d’emploi liées au Covid 19

aSelon les estimations, la croissance du crédit à l’économie malienne s’est ralentie en 2022 (7,6 %). Et la même année, la pauvreté a fortement augmenté en raison d’une croissance négative du PIB par habitant et d’une forte inflation, particulièrement pour les denrées alimentaires, qui représentent une part importante de la consommation des démunis. C’est ce qui ressort de la «Note sur la situation économique du Mali en 2023» récemment publiée par la Banque mondiale et ses partenaires.

 

La pauvreté au Mali, mesurée au seuil international d’extrême pauvreté de 2,15 dollars (plus de 1 316 Cfa) PPA par jour, est estimée avoir augmenté de 3,2 points de pourcentage entre 2021 et 2022. En conséquence, le nombre de personnes extrêmement pauvres est passé de 3,5 à 4,3 millions à la fin de l’année 2022. Après une baisse du taux de pauvreté à 12,4 % en 2019, son niveau le plus bas pour la période 2018-2022, la pauvreté a augmenté de 2,2 points de pourcentage en 2020 en raison d’une baisse de la production agricole et des effets négatifs du Covid-19, qui ont entraîné des pertes d’emploi généralisées et une forte baisse des revenus du travail.

L’augmentation de la pauvreté après 2019, a poursuivi le rapport de la Banque mondiale (BM), s’est poursuivie en 2021 et 2022 en raison de la crise économique liée à l’instabilité politique du pays, à une sécheresse en 2021 et aux effets négatifs de l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui a entraîné une faible croissance et une forte inflation. La même tendance est observée pour le taux de pauvreté national, mesuré par la proportion de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté national.

En fait, on estime que le taux de pauvreté national est passé de 42,1 % en 2018 à 46,9 % en 2022 (le taux de pauvreté en 2022 est projeté sur la base de données d’enquête de 2018 et de projection de croissance économique), après une baisse à 38,1 % en 2019. On estime ainsi que plus de 1,8 million de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire pendant la saison maigre (juin-août) de 2022 (CILSS, 2022). Le constat est également que la croissance au Mali n’a pas été favorable aux pauvres au cours de la période 2018-2022. En fait, la croissance moyenne a probablement été négative sur la période pour tous les ménages.

Cependant, le taux de décroissance était probablement plus élevé pour les déciles les plus pauvres, c’est-à-dire un peu plus de 40 % de la population inférieure, est resté proche de la croissance moyenne (un peu moins de 6 %) pour les ménages plus aisés, et inférieur à la croissance moyenne pour les trois déciles les plus riches. Malgré une certaine reprise de la croissance agricole en 2022, on estime que la pauvreté a augmenté.

 

Le secteur agricole a été le moins touché en 2022 par les effets pervers du Covid-19

Le taux de croissance du PIB réel par habitant est passé de 1,5 % en 2019 à -4,3 % en 2020 et est resté négatif jusqu’en 2022 avec un taux de -1,3 %. Cette baisse significative est due à la crise sanitaire, à la faible croissance de l’agriculture, qui a été partiellement affectée par la situation sécuritaire, et plus tard par la guerre en Ukraine. Alors que tous les secteurs semblent avoir été touchés par les effets négatifs de la Covid-19 avec des taux de croissance négatifs du PIB réel par habitant en 2020, le secteur agricole a été le moins touché en 2022. Cependant, même si ce secteur reste celui où se concentre la majorité de la population active, la forte inflation (près de 10 %) enregistrée en 2022 a entraîné une baisse du revenu réel des ménages et donc une augmentation de la pauvreté.

Selon les experts de la Banque mondiale, l’augmentation du taux de pauvreté dans notre pays est due à un IPC (Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire) élevé et à une baisse du PIB réel par habitant PIB réel par habitant IPC. La population la plus pauvre a été plus fortement exposée à une croissance moyenne négative principalement dans le secteur agricole, à l’exception des trois déciles les plus riches. La proportion d’individus travaillant dans ce secteur passe de plus de 82 % dans les trois déciles les plus pauvres à moins de 20 % dans le décile (chacune des dix parties, d'effectif égal, d'un ensemble statistique ordonné) le plus riche. Sans surprise, les ménages pauvres tirent la plupart de leurs revenus du secteur agricole, mais dans des proportions inférieures à celles de l’emploi, ce qui reflète la faible productivité relative du secteur agricole.

Les ménages ont été affectés par une forte inflation principalement due à la hausse du coût des denrées alimentaires… Comme les ménages consacrent une part légèrement plus importante de leur revenu à l’alimentation, la pauvreté a augmenté à la suite de l’inflation. En outre, l’inflation mesurée par l’IPC était beaucoup plus élevée que le déflateur du PIB, qui est resté stable au cours de la période, à environ 2 %, ce qui implique que le pouvoir d’achat des ménages est resté bien en deçà de ce que laisserait supposer la croissance du PIB réel. Pour évaluer l’impact réel de la hausse des prix sur le bien-être des ménages, un indice d’inflation est construit pour chaque ménage, sur la base de l’inflation des produits alimentaires et non alimentaires (mesurée par l’IPC), pondérée par les parts de consommation propres au ménage.

Selon les experts de l’institution de Breton Woods, une plus grande diversification de l’économie pourrait contribuer à une réduction plus durable de la pauvreté. Une part importante des ménages (plus de 10 %) vivant autour du seuil de pauvreté travaille dans le secteur des services. L’évolution de ce secteur pourrait également affecter la pauvreté en fonction de la manière dont elle affecte les ménages autour de ce seuil.

La répartition de l’emploi et des revenus par secteur et par décile de bien-être montre qu’une plus grande diversification est susceptible d’améliorer le bien-être de la population.

Naby

 

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Commentaires (20)

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BAMBARADION
BAMBARADION 3 ans
@ KAN ILS SONT TOUS PAREILS QUAND ON ÉCRIT DES CHOSES QUI LEUR CONVIENNE PAS ILS NOUS TRAITENT DE TROLL MDR HAHAHA
kan
kan 3 ans
Oui exactement , et le Fanga en question n'est pas en reste d'insultes et vulgarités Et quand il est à cours d'arguments il renvoi aux fautes d'orthographes (alors qu'il ferait bien de se relire) Bref, encore un aigrit des banlieues françaises et il n'est pas le seul
Fanga
Fanga 3 ans
Un "aigri" sans la lettre "t", et banlieue ne prend pas la lettre "s" puisqu'une personne ne peut normalement pas résider à la fois dans plusieurs banlieues, troll français inculte !
Fanga
Fanga 3 ans
"A propos de fautes “enfantillage” prends un S à la fin car s’accorde en genre et en nombre….." Tu n'es pas capable de rédiger correctement une seule phrase. Esprit brouillon. Je te laisse te relire et corriger seul tes fautes. Ensuite, il me semble qu'on ne se connaît pas pour qu'on puisse ici se dire où chacun de nous habite. S'il faut parler selon l'apparence, je n'ai aucun plaisir à te répondre et à répondre à ton acolyte parce que précisément je vois à travers vos écrits que vous êtes des véritables ordures françaises de la périphérie de la société, sans culture, sans éducation et sans valeur familiales. La France de Macron vous paye pour faire en langue française, dans une usine à trolls, un travail de manipulation des opinions à destination de ses anciennes colonies d'Afrique qu'elle est en train de perdre. Vous faites ce job et vous êtes contents. C'est tout. Vous êtes sans valeur. Vous ne pourrez pas, en dehors de la France, vous adapter à d'autres environnements culturels et linguistiques. Vous êtes géographiquement, physiquement et intellectuellement limités au ghetto français. Au regard de ce critère, demande-toi, avant de qualifier ici quelqu'un d'aigri, quelle est réellement dans la vie ton éducation et ta formation et quelle est l'étendue de ta liberté de choisir ton pays de résidence comparativement à celle de tes contradicteurs sur ce forum qui, eux, peuvent à tout moment quitter leur pays de résidence de l'étranger où ils ne sont pas attachés. Il faut aussi bien mettre dans ta tête, ordure française, que tu échanges ici par écrit avec des Maliens et d'autres personnes dont, contrairement à toi, la langue maternelle n'est pas la langue française, langue coloniale, langue française dans laquelle ils ont été généralement peu et mal scolarisés. Les Maliens qui écrivent dans la langue française ont donc plus de mérite que toi, parce que la France a mis à ta disposition tous les moyens de l'État pour ta scolarisation correcte dans ta langue maternelle, sans réussir.
BAMBARADION
BAMBARADION 3 ans
KINGUIRANKE ¨PARU CE JOUR DANS MALI WEBB Exploitation de l’or dans la région de Kayes : Quand les Chinois tirent le profit financier et réservent aux Maliens le chaos écologique VIVE LA CHINE HAHAHAHA VIVE LA RUSSIE HAHAHABA TROP FORT
BAMBARADION
BAMBARADION 3 ans
KINGUIRANKE PARU DANS MALIWEBB CE JOUR Commerce illicite de l’or malien : 14 mille milliards de F CFA d’or exportés à l’insu des autorités de la République du Mali entre 2012 et 2021 BANDE DE VOLEURS ET VOYOUS ET APRES ON MAUDIT LA FRANCE HAHAHAHA
BAMBARADION
BAMBARADION 3 ans
A KINGUIRANKE PARU DANS MALI WEBB AUJOURDHUI : Exploitation de l’or dans la région de KPour ce qui est du trafic, c’est un fléau récurrent. En témoignent les fréquentes saisies des douaniers maliens. En décembre 2020, nos douaniers ont par exemple saisi à la frontière avec la République de Guinée une cargaison de 143 kilos d’or d’une valeur estimée à plus de 7 millions d’euros (plus de 4 579 218 823 F CFA). Selon certaines de nos sources, notre pays perd chaque année des centaines de milliards de francs CFA à cause du trafic d’or à destination de Dubaï (Emirat Arabe Unis) via généralement l’Afrique du Sud. Et encore que les chiffres sont disparates. Si officiellement la quantité d’or qui quitte le Mali pour la capitale des Emirats est évaluée 500 kg par an, il est question de 80 tonnes sur des documents officiels des Émiratis : VOUS AVEZ PAS FINI DE VOUR BAI......
Kinguiranke
Kinguiranke 3 ans
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20230921-burkina-faso-un-collectif-de-fran%C3%A7ais-critique-l-attitude-de-la-france
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