Journée de l’Enfant Africain : La 30ème édition commémorée au Mali

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Le Mali a célébré la Journée de l’enfant africain ce jeudi 17 juin 2021. Placée sous le thème national  «30 ans après l’adoption de la charte : progrès réalisés, défis et perspectives pour un Mali digne de ses enfants », la journée a été présidée par le ministre de la Femme, de l’enfant et de la famille Mme Wadidié Founè Coulibaly en présence des partenaires techniques et financiers et du président du parlement des enfants Nouhoum Chérif Haïdara.

La Journée de l’ enfant africain est célébrée  chaque 16 juin dans le monde pour commémorer la mémoire des enfants tués lors du soulèvement estudiantin de 1976 à Soweto en Afrique du Sud, six ans après l’ adoption en 1970 par les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine , de la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

30ème du genre, la présente est l’occasion pour faire  le   rétrospectif du bilan  en matière de la promotion des droits de l’enfant, relever les défis en vue  mieux dessiner les perspectives. A l’instar du reste du monde, notre pays a célébré   l’édition 2021  dans un contexte particulier marqué par la crise sanitaire et sécuritaire. Pour le ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, cette célébration donne lieu au  bilan en vue  d’identifier les facteurs endogènes et exogènes qui constituent des défis à relever. Pour  Mme Wadidié Founé Coulibaly, de la ratification de la charte à nos jours, le Mali  a enregistré des signifiants progrès   en matière de la promotion des droits des enfants. Et elle cite  entre autres les acquis dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la justice, de la protection, et de la mobilité.  Nonobstant ces acquis dans le domaine, beaucoup d’efforts restent à faire pour la mise en œuvre de l’Agenda 2040  émis par le Comité africain d’experts sur les droits et le bien –être de l’enfant.   Chose que Mme le ministre en charge de la promotion de l’enfant à souligner en ces termes “Aujourd’hui, la situation des enfants en Afrique et au Mali demeure des préoccupations majeures auxquelles des mesures fortes et appropriées doivent être apportées. De nombreux cas de violations des droits de l’enfant persistent tels que : le mariage d’enfants, le non-enregistrement à la naissance, les enfants affectés par la crise sécuritaire, la mendicité des enfants et leur exploitation économique, les mutilations génitales féminines, les enfants victimes d’abus et de violences, les enfants victimes de traite ou des pires formes de travail, pour ne citer que ceux-ci. » Et d’ajouter qu’ au regard de cette situation, il urge de prendre des mesures pour l’adoption d’un code de protection de l’ enfant ; de relever l’âge du mariage de la fille à 18 ans,  d’appliquer les textes interdisant la mendicité des enfants, d’éliminer le phénomène d’abandon d’enfants, et de mettre en place un sous-système d’information sur la protection de l’enfant.

Au nom des PTFs, la représentante résident de l’Unicef au Mali, Mme Sylvie Fouet, a réaffirmé leur soutien et accompagnement au gouvernement du Mali pour leur commun objectif qu’est de défendre et promouvoir la situation des enfants.  Quant au président du parlement des enfants, Nouhoum Chérif Haïdara, il  a lancé un fort plaidoyer pour le respect des droits des enfants. Lesquels droits sont violés en cette difficile période de notre pays secoué par  des crises multiformes. Il n’a pas oublié de soumettre aux autorités le cas des réfugiés actuellement hébergés au sein du parlement des enfants.

Khadydiatou SANOGO/maliweb.net

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1 commentaire

  1. Quand on nous dit que Youba Ba Ministre Delegue du Gouvernement Choguel a 11 enfants et que le jeune Imam Diarra dan ce meme gouvernement en a 10 enfants, je ne sais pas ce qu’il faut celebrer Foune? Trop d’enfants pour celebrer quoi que ce soit!

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