La Synergie 22 contre la prolongation de la transition : « Il faut un retour à l’ordre constitutionnel dans les plus brefs délais »

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Dans son rôle de veille citoyenne, la Synergie 22 alerte les autorités de la transition par rapport aux sanctions qui pèsent sur notre pays, si la transition se prolongation

Inquiet de cette énième prolongation de la Transition, le  Regroupement des organisations de la société civile, la Synergie 22 n’a pas caché son désaveu face à une telle situation qui risque d’enfoncer davantage  notre pays. C’est pourquoi, comme d’habitude, elle a animé une conférence de presse pour tirer la sonnette d’alarme sur les dangers multiformes qui planent sur notre patrie, le Mali. Ce rendez-vous avec les hommes de presse qui a eu hier, à l’hôtel Maeva de Bamako, a réuni autour du Dr Ibrahima Sangho de l’Observatoire pour les élections, Tidiani Togola de Tuwendi, Abdoulaye Guindo de Doniblog, Fouseiny Diop de l’AJCAD etc.

Ibrahima Sangho, dans des propos liminaires, dira que la Synergie 22 a constaté, avec étonnement, la publication, après les Assises nationales de refondation (ANR) d’un document intitulé « Projet de résolution sur le chronogramme de la Transition » qui aurait été adopté par les participants au CICB. Se faisant, elle regrette le fait que, le document  lu et adopté par acclamation par les participants lors de la phase nationale de ces assises, n’était nullement assorti de « Projet de résolution sur le chronogramme » et ne saurait donc être considéré comme reflétant l’opinion du peuple malien.

De même, la Synergie  22 s’étonne de la proposition faite par le Gouvernement de la République du Mali de prolonger de la Transition de 5 ans à compter du 1er janvier 2022. Toute chose qui ferait 6 ans et 6 mois de transition, au-delà des mandats normaux inscrits dans la Constitution du Mali par rapport au Président de la République et aux députés, tout en violant la Charte de la transition.

Face à cette démarche anticonstitutionnelle, ce Regroupement d’organisation de la société civile, rappelle aux autorités de la transition l’impérieuse nécessité de respecter les normes et conventions internationales suivant le Titre I de la Charte de la transition qui stipule : « Considérant notre attachement aux valeurs et principes démocratiques inscrits dans la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance du 30 janvier 2007 de l’Union africaine et dans le Protocole A/SP1/12/01 du 21 décembre 2001 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance (…). Adoptons la présente Charte de la Transition qui complète la Constitution du 25 février 1992 et dont le présent préambule est partie intégrante. ».

Par rapport à la question, La Synergie 22 a formulé quelques recommandations de sortie de crise. Elle demande, entre autres, aux autorités de la transition : d’honorer le respect  de la parole donnée ; de respecter le serment prêté devant Dieu et le peuple malien ; de respecter le délai de la transition ; de faire le retour à la normalité constitutionnelle, une préoccupation majeure ; d’arrêter un  chronogramme clair, précis et réaliste  pour  les élections de fin de transition. La Synergie a également émis le vœu de la publication en ligne des résultats des scrutins, par centres et bureaux de vote, au fur et à mesure de la proclamation de ceux-ci.

Diakalia M Dembélé

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