Mali: le chef religieux Mahmoud Dicko de plus en plus incontournable

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Mahmoud Dicko

Au lendemain du meeting organisé à l’appel de deux chefs religieux maliens, toute la presse malienne souligne la capacité de mobilisation de ces religieux. Mais l’un d’eux, Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM) et ses partisans, entendent de plus en plus prendre part au débat politique local.

Au lendemain du gigantesque meeting, un éditorialiste de la presse malienne affirme que l’événement n’avait rien à envier au lancement d’une campagne à l’élection présidentielle. C’est vrai, il y avait du monde au stade du 26-Mars de Bamako : plus de 60 000 personnes.

Mais il y a avait surtout un positionnement politique. L’opposition malienne était fortement représentée au meeting. Mais ensuite, comme si les rôles étaient répartis, prenant la parole lors du gigantesque rassemblement, un proche du leader religieux Mahmoud Dicko a déclaré que désormais au Mali, aux élections, les musulmans voteront pour un candidat musulman. Clin d’œil au chef religieux qui a une courte barbe grise ?

En tous cas, ce denier ne cache ses ambitions pour son pays. Il commence par déminer le terrain, en répondant à ceux qui l’accusent d’être un musulman orthodoxe, extrémiste : « Si être rigoriste, c’est aimer la vérité, condamner les choses qui sont contre nos valeurs sociétales, alors j’accepte, je suis rigoriste ».

A 64 ans, l’homme qui fait actuellement la Une de toute la presse malienne entend étendre son influence par les prises de position. Il a déjà fait plier le gouvernement qui a été obligé de stopper net un atelier de réflexion sur l’éducation sexuelle à l’école, avec un module sur l’homosexualité. Il veut désormais la démission du gouvernement et de son Premier ministre.

Pour y parvenir, Mahmoud Dicko a un partisan de taille : un autre chef religieux, le très influent Cherif Bouyé de la localité de Nioro.

Par RFI Publié le 12-02-2019

Commentaires via Facebook :

3 COMMENTAIRES

  1. Il est incontournable pour ses fans , mais pas pour le MALI et ses vrais fils . Comme son acolyte KOUFA a été bombardé et lui il veut prendre sa place , nous sommes déjà sur nos gardes .

  2. Ils sont desormais consideres comme des opposants politiques au regime et ils doivent s’appretter a recevoir le traitement en consequence. Ils sont entrain d’utiliser la religion pour arriver a leur faim. Les maliens je pense que vous avez compris, meme si vous n’etes pas d’acords avec moi ces gens sont des perdants et ils vont toujours perdre car Dieu n’aime pas qu’on melange la religion avec nos mensonges.
    Qui vivra verra. Le premier ministre ne bougera pas d’un iota, il ne va pas se laisser distraire car lui au moins il a du travail. Si les Imams n’ont rien a faire qu’ils retournent a leurs mosquees pour precher la vraie parole

  3. Incapables de mener à bien la mission qu’ils se sont assignée à savoir parvenir pour leur capacité intellectuelle et leur force de persuasion à faire aimer par la population malienne la religion musulmane et affermir leur foi, voilà qu’ils se trouvent un autre but, l’opposition politique comme s’il n’y avait plus d’homme politique au Mali. Etant maliens personne ne les empêche de faire de la politique mais de grâce qu’ils n’essaient de nous faire avaler qu’ils défendent par ici une quelconque cause musulmane. L’Islam n’appartient à personne c’est pour nous tous. S’il vous plait, enlevez notre ISLAM de votre business on a tout compris.

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