Modibo Kadjogué, chef de la mission d’appui a la réconciliation nationale : «Nous ferons en sorte que les Communautés puissent se parler »

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La remise des matériels, équipements et véhicules, aux équipes régionales de la mission d’appui à la réconciliation nationale est une très bonne chose, selon le Chef de la Mission, Modibo Kadjogué, qui pense que cela permettra de faire en sorte que les communautés puissent se parler. Dans ses propos, il note, déjà, des missions de réconciliation menées à Koro, à Bankass, à Ténenkou et à Macina. Partout où il y a des conflits, nous intervenons.  Interview !

L’OBSERVATOIRE : La mission que vous dirigez vient d’être dotée des véhicules et des ordinateurs. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Le Chef de la Mission, Modibo Kadjogué : Je pense que c’est une très bonne chose. Quand on met les gens en mission, il faut aussi leur donner les moyens. Les moyens de pouvoir remplir correctement leur mission. Aujourd’hui, nous sommes appuyés par l’Union Européenne par rapport à certaines Régions et le Budget national aussi par rapport à d’autres actions. Donc, pour permettre aux uns et aux autres non seulement d’avoir des équipements dans leurs Bureaux et travailler mais aussi d’avoir des moyens de locomotion. Nos Régions sont très vastes. Un véhicule ne suffit pas mais c’est un début. Ce sont des véhicules de service qui doivent être utilisés exclusivement dans le sens de la Réconciliation nationale. Les différents Comités de Suivi qui seront mis en place, tous ceux qui sont dans les équipes régionales doivent avoir de véhicules à leur disposition pour pouvoir effectuer leurs missions et faire en sorte que les communautés puissent se parler.

Etes-vous satisfaits de ces matériels mis à votre disposition pour mener à bien la mission de Réconciliation nationale ?

Oui. Pour un début, je crois que c’est une très bonne chose. A travers cette opération, toutes les Régions en ont été dotées. Ça, c’est déjà une bonne chose et on va continuer à apporter l’appui en fonction de la sensibilité des zones.

Sur le terrain, avez-vous mené des activités ?

Oui, il y a eu beaucoup d’activités. Des rencontres avec d’autres partenaires. L’Union Européenne finance des équipements et des véhicules. Mais, il y a aussi des gens qui financent des rencontres communautaires et beaucoup de choses. La MINUSMA fait des appuis et le CICR aussi. Nous avons fait beaucoup de choses à Koro, à Bankass, à Ténenkou, à Macina et partout où il y a des conflits nous intervenons.

Propos recueillis par Ousmane MORBA

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2 COMMENTAIRES

  1. vous connaissez peu: l’histoire, la géographie,et la culture des zones de conflits.

  2. VOUS ETES MAL PLACES POUR DIRIGER CETTE MISSION: VOUS ETES PRESIDENT D’UN PARTI POLITIQUE, VOUS SECRETAIRE GENERAL D’UNE ASSOCIATION COMMUNAITAIRE, VOUS DES CASSEROLES JURIDIQUES POUR DES DETOURNEMENTS DES DERNIERS PUBLICS DERRIERES VOUS.
    VOUS ETES PARTIAL, TOUS CEUX QUI TRAVAILLENT AVEC VOUS SONT DE LA MEME COMMUNAUTE QUE VOUS, DONC VOUS NE POUVEZ PAS RECONCILIER LES COMMUNAUTES.

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