Sibiri Philippe Berthé, directeur du CTDEC: «Les prochaines cartes Nina seront imprimées à Bamako»

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Lancé en 2009, le recensement à vocation d’état civil (Ravec), a attribué à chaque Malien un Numéro d’identification nationale (Nina), nécessaire aujourd’hui pour l’établissement du passeport biométrique. Le support du Nina (carte Nina) n’est plus imprimé. Le directeur du Centre de traitement des Données d’état civil (CTDEC), le chef d’escadron Sibiri Philippe Berthé a répondu aux questions du Café Citoyen, de ce jeudi 17 septembre.

-Maliweb.net- Très souvent, les citoyens ont des difficultés pour avoir des documents administratifs. Selon Adam Dicko, Directrice Exécutive de l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté active et la Démocratie (AJCAD), et initiatrice du Café Citoyen, «quand cela arrive, il faut écouter  les responsables de ses services».L’objectif, a-t-elle indiqué, est d’établir un partenariat pour divulguer les bonnes informations, de lutter contre la corruption et le paiement des faux coûts.

Beaucoup de personnes se plaignent de n’avoir pas de carte Nina qui n’est qu’un support du Numéro d’identification nationale. En 2009, le recensement a concerné tous les Maliens dès la naissance. Mais, les citoyens ayant reçu leur carte étaient les seuls en âge de voter. «La carte Nina était avant tout un document électoral», a indiqué Sibiri Philippe Berthé, directeur du Centre de traitement des Données d’état civil (CTDEC).

Que faire pour avoir une nouvelle carte Nina ?

En réalité, informe le directeur du CTDEC, 15,7 millions de Maliens ont un numéro d’identification nationale. Beaucoup font l’erreur d’aller se faire recenser une seconde fois sans savoir qu’ils ont déjà un Nina. Ce qui crée des doublons parfois rejetés par la machine surtout si les informations fournies ne concordent pas. Pour avoir un Nina, il faut avant tout se rendre dans une Cellule technique d’accueil citoyen (CTAC) qui est au niveau des mairies centrales et dans les chefs-lieux des cercles.

Là, le citoyen fait une demande de fiche descriptive individuelle contre un reçu. «Vous avez votre réponse dans un délai d’une semaine», a assuré Sibiri Philippe Berthé. Cette fiche est un support tout comme la carte. Si vous n’avez pas un numéro Nina, vous vous rendez dans un centre de pérennisation du RAVEC pour vous enrôler. L’enrôlement vous donnera droit à la fiche descriptive. Président de la Commission RAVEC à la mairie de la commune 6, Moussa Traoré informe que la demande de fiche descriptive individuelle ne se passe pas aussi bien que le dit le directeur Berthé.«Pour avoir la fiche c’est tout un problème. Beaucoup d’officiers d’état civil ne connaissent  pas l’état civil», a révélé Moussa Traoré, en guise de contribution au débat.

Depuis 2016, les cartes Nina n’ont pas été imprimées. «La décision a été prise par les hautes autorités», a fait savoir le directeur du CTDEC. Bonne nouvelle ! En mars dernier, les cartes de tous ceux qui ont plus de 15 ans ont été imprimées, les opérations de distribution commenceront bientôt. «Il suffirait d’envoyer un sms avec votre Nina, pour savoir où retirer votre carte», a expliqué Sibiri Philippe Berthé. Et d’ajouter: «Les prochaines cartes Nina seront imprimées à Bamako».

Où est-ce que nos cartes Nina sont jusque-là imprimées ? Combien de cartes doivent être distribuées ? Les données personnelles des Maliens sont-elles manipulées par des pays étrangers ? Le directeur du CTDEC a révélé que c’est dans un pays de l’Union européenne, mais sans autre détail. La carte Nina étant avant tout un document électoral, la divulgation du nombre de cartes ne relève pas de son service, a-t-il affirmé. Sur la confidentialité des données des Maliens, Sibiri Philippe Berthé est formel: «les regèles sur les données privées dans ses pays sont assez strictes pour qu’on s’en inquiète».

Mamadou TOGOLA/Maliweb.net

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7 COMMENTAIRES

  1. Vous avez le Mali et les maliens c’est une honte apres le franc cfa Nina,passeport la France travail dans nos administrations l’esclavage modernise on sais Tous nos político Son des negres de maison la conisation l’esclavage moderne avec ll’aide de leur francs maconnique qui vie de nos sang et il nous ecrase chaqué jour que dieu fait nous somme humille humiliation fait partir de nos vie par l’oligarchie francaise occidental pour divide et mieux reigne en plus il detoune nos femme Marie et nos enfants nee ici France j’esper que un jour finir la France me nous laisse pas tranquile sa serait un nouveau Vietnam un lour non loin c’est n’est pas le probleme de Nina ni le passeport la France veut nous divise pour mieux controle

  2. Voilà une Structure incapable d’enroler les jeunes, de corriger les erreurs sur les fichiers.
    Certains s’incrivent deux fois parceque une erreur sur leur nom n’a pas pu etre corriger en deux ans de reclamation.

  3. Quant est-ce-que le Malien va grandir? Comme ce responsable peut parler comme un ignare? Quel contrôle il a sur données hébergées en France? Çà fait vraiment pitié. Comment va-t-il imprimé les cartes Nina au Mali?

    • Les données fournies sont dans le fichier central du CDTC de bamako que nous stockons sur nos serveurs.
      Ces données sont transmises à l’opératieur Francais pour impression

      Monsieur GONGA renseignez vous avant de parler.avant de cracher sur les MALIENS

  4. Il faut acheter aussi des machines pour imprimer passeport et carte d’identité au Mali.

    Sinon il faut obliger le prestataire a le faire comme Trump l a fait avec Lactalis pour créer des emplois chez nous

  5. Rien n’est imprimé au mali …
    -la monnaie de singe du mali, les passports, les carte d’identités, cartes nina/tina/bina/bouna/ba bien … tout est imprimé par les blancs … le mali est juste un pays franKKKofou minable !

    la franKKKofolei est une malédiction ! C’est jsute pathétique !

  6. “Les règles sur les données privées dans ses pays sont assez strictes pour qu’on s’en inquiète…”

    Il faut être très naïf pour penser que les règles sur la protection des données privées constituent une garantie infaillible a l’intégrité des données.
    Les plus grandes fuites de données ont toujours eu lieu dans les pays développés, contrairement à ce que raconte ce Monsieur naïf du nom de Sibiri Philippe Berthé.
    Je l’invite à lire cet article https://www.csoonline.com/article/2130877/the-biggest-data-breaches-of-the-21st-century.html
    Je travaille dans ce domaine et sais pertinemment de quoi je parle pour y avoir été moi-même victime.
    Il n’ya aucune justification qu’un pays souverain envoie à l’étranger les données personnelles de ses populations sans leurs consentements individuels.
    Comment pourrions-nous être certains de l’intégrité de nos données personnelles puisque nous ne savons mêmes pas tous ceux qui ont accès à nos données dans ces pays étranges où les juridictions Maliennes en la matière ne sont même pas applicables ?
    Il n’ya pas que la carte NINA, même le passeport du Mali est imprimé à l’étranger… C’est tout simplement révoltant !

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