Travaux des assises : Le sexagénaire El Hadj était un pédophile

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    « L’habit ne fait pas le moine » dit l’adage.  Cet adage est d’autant plus vrai qu’El Hadj  Souleymane Traoré, marabout ayant effectué le pèlerinage et l’Oumra pourrait en être la parfaite illustration. En effet, il vient de comparaitre devant la cour d’assises de Bamako pour pédophilie. Revivons les faits.
     
    Souleymane Traore, qui après avoir résidé à quinzambougou , déménage dans la famille de Madame Dao Rokia Dembélé à  kalaban coro kouloubléni, au domicile de Madame DAO Rokia DEMBELE. Dans cette famille, il réussira à gagner la confiance de la bonne, voilà pourquoi,  il assurait même souvent la garde des enfants de sa logeuse  quand celle-ci n’était pas à la maison. Fort de la grande confiance que lui vouait Madame DAO Rokia DEMBELE et sa famille , EJ HADJ Souleymane TRAORE s’attache particulièrement à la petite Rokia DOUMBIA, nièce et homonyme de sa logeuse Rokia DEMBELE, âgée seulement de 12 ans. Ainsi, à plusieurs reprises, il a procédé à des actes d’attouchement et de pénétrations sexuelles sur la petite Rokia DOUMBIA.  Tout ayant une fin, il sera découvert  grâce à la vigilance de deux  dames venues chez Madame DAO Rokia DOUMBIA pour une cérémonie de mariage. Elles dénoncent le marabout indélicat auprès de Rokia Dembélé. A son tour, elle soumet son homonyme à un interrogatoire musclé.

    Elle raconte alors sa mésaventure à sa tante qui aussitôt porte plainte. Devant les limiers que devant le juge d’instruction, il niera les faits, malgré que l’expertise gynécologique confirme la dénonciation de la petite Rokia. Cette expertise  révèle que la mineure Rokia DOUMBIA avait été déflorée, il y a longtemps et qu’elle avait été déjà bien initiée aux activités sexuelles des femmes adultes. EL HADJ Souleymane TRAORE est alors inculpé de pédophilie et mis sous mandat de dépôt le 24 décembre 2009, jusqu’au 17 novembre 2011, où, il comparaissait pour répondre de son crime. A la question du président de séance s’il reconnaissait les faits, il répondra par non. Il dira comment un homme pieux comme lui ayant effectué le pèlerinage à la Mecque puisse exhiber son pénis à une fillette de cet âge et lui demander de le caresser. Il niera tout en bloc.

    Quant à la mineure Rokia DOUMBIA, elle dira Souleymane TRAORE, après lui avoir toujours demandé de garder le silence et lui avoir expliqué qu’il allait l’initier à quelque chose de normal  avant que les garçons n’abusent d’elle, l’a doitée le premier jour, s’est fait caresser le sexe par elle une deuxième fois, avant de la pénétrer sexuellement un autre jour. Elle dira qu’ainsi est née une  complicité sexuelle, manifestée par de fréquentes et régulières séances d’attouchements, de pénétrations, d’éjaculations, entre elle et le sexagénaire. Et tout cela les  samedis soirs après le feuilleton « 24Heures chrono » de l’O.R.T.M. Elle ira plus loin en décrivant avec précision l’anatomie masculine de celui-ci avec détails accablants, mais surtout dépeint son pénis comme comportement  des cicatrices. Le ministère public dans son réquisitoire dira que ce n’est pas le lieu de tarder dans la mesure, où, le certificat médical révèle en plus d’une déchirure hyménale ancienne et une hépatite B, conséquences de pénétrations sexuelles. Son avocat dans sa plaidoirie a demandé des circonstances atténuantes pour son client. Après les débats, il sera condamné à 3 ans de prison.
    Papa
     
    ASSASSINAT CRAPULEUXAssassinat crapuleux
    Mamourou Keita tue son vendeur de téléphone

     
    Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2010, le commissariat de police du 9ème arrondissement est informé de la présence du corps sans vie d’un jeune homme, derrière le marché de Sébénicoro , à coté du foyer des jeunes.  Les premiers constats font état de coups de poignards au dos, à la poitrine et au ventre. La police ouvre alors une enquête.

    D’informations en informations, les limiers  les enquêteurs mettent le grappin sur le nommé Mamourou Ladji Keita dit Coq. Conduit au commissariat pour interrogatoire, il passera aux aveux. A la police, il dira avoir donné la mort  à Oura Koné, suite à une mésentente née d’une vente de téléphone portable lui appartenant. Il est aussitôt conduit devant le juge instructeur, où, il reconnaitra les faits en ces termes « j’ai muri l’idée de l’attaquer avec mon couteau, au cas, il m’agresserait le premier». Il est alors mis en prison le 26 octobre 2010. Le jeudi 17 octobre 2011, il comparaissait à la cour d’appel de Bamako, devant les juges de la cour d’assises. A la question du président s’il reconnaissait les faits, il répondra par oui, en ajoutant  n’avoir pas voulu donner la mort à Oura Koné. Selon, le Coq, Oura était chargé de ventre son  téléphone. Il lui a semblé qu’Oura Koné préparait un coup sur son dos. Il dira que c’est au cours d’une dispute autour de la vente de ce téléphone que la bagarre éclata. Il dira qu’au cours de la bagarre, son adversaire a essayé de le frapper avec un bâton, c’est ainsi qu’il se défendra avec son couteau en le poignardant au dos, au ventre et à la poitrine. Le ministère public dira que le fait que Mamourou Keita dit Coq était muni d’un couteau dénote de la préméditation, donc nous sommes en face d’un assassinat. Quant à l’avocat de l’accusé, il dira que le fait de porter un couteau sur soi ne fait pas de vous un assassin. Toujours, selon le conseil, son client a agit en légitime défense. Après les débats, il bénéficiera de circonstances atténuantes, car, il a été condamné à 5 ans de prison ferme.
    Guindous

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