La Société immobilière et foncière du Mali, (Sifma-sa) : L’immobilier c’est son affaire !

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La Société immobilière et foncière du Mali, (Sifma-sa) voit le jour le 22 octobre 2002 avec un capital de 120 millions de francs CFA entièrement libérés  et est détenu par les nationaux. Sa priorité est l’accès à la propriété foncière par le plus grand nombre de maliens. Deux ans seulement après sa création, elle crée 2000 titres fonciers (donc 2000 parcelles) en 2004. Aujourd’hui, la société a un patrimoine foncier  évalué à près de 600 hectares à Bamako et  environs.

 

Elle a de toute évidence, atteint sa vitesse de croisière en 2010 malgré une conjoncture nationale et internationale pas très favorable. Ceci se traduit par deux projets phares qui portent le Bamako de demain : la zone d’habitat et d’affaires (Zhaf) à Bamako Ouest sur 260 hectares et le Ceafhart, (Centre d’affaires, d’habitats résidentiels et de tourisme), futur pole de développement de la ville de Bamako sur 200 hectares. La Sifma. Sa totalise à ce jour plus de 1.500 milliards sur ses différents sites. Et en droits et taxes, elle a payé à l’Etat malien près de 600 millions de francs CFA, en plus des frais d’enregistrement des actes de vente et autres droits.

 

PHILOSOPHIE DE LA SIFMA-SA  

Agir proprement, en toute conscience, et légalement. Un point d’honneur qui a toujours présidé à sa démarche : ne travailler que sur les titres fonciers (TF) comme le veut la loi ; ne jamais commencer les travaux d’un chantier qu’après avoir obtenu toutes les autorisations administratives et après le bouclage du financement. Sécuriser le remboursement en domiciliant les recettes dans des comptes séquestres, cogérés par la société et ses partenaires financiers, dédier donc toutes les recettes dans ces comptes, enfin s’adresser à une couche intermédiaire, notamment les syndicats des ouvriers, à travers des parcelles sociales.

 

Les Ressources premières de la Sifma –sa, ce ne sont

 pas ses produits immobiliers, mais ses ressources humaines

 

La Société est dirigée par une équipe pluridisciplinaire qui a une haute vue sur toutes les questions de l’immobilier et du foncier au Mali. Tout agent de la Sifma-sa doit d’être attentif aux exigences du client, être à son écoute et à sa disposition pour lui donner satisfaction. Il s’agit donc de travailler dans la transparence.

Lee grand tournant de l’existence de la Sifma et de son patron a certainement été la rencontre en 2004 avec Shelter Afrique, une banque africaine basée à Nairobi au Kenya et spécialisée dans le financement de l’immobilier et du foncier sur le continent. Cette institution lui prête dans un premier temps 250 millions pour aménager les parcelles assainies à côté de l’aéroport de Bamako-Sénou (Cité Aviano). Elle ne tardera pas à lui octroyer un second prêt d’un montant de 390.00 Euros, soit 255 millions de francs CFA. La confiance renouvelée est désormais scellée dans le cadre du partenariat PP (Public-Privé) désormais, locomotive de l’habitat au Mali.

 

L’AVENIR EST PROMETTEUR

 

La Sifma-sa a deux  grands projets de création de villes nouvelles (Pôles économiques) qui vont assurer l’équilibre urbanistique de Bamako. Ce sont la ZHAF, (Zone d’habitat et d’Affaires de Bamako Ouest) de Sikoro-Sananfara (Kati) et le CEFHART, Centre d’Affaires, d’Habitats Résidentiels et de Tourisme) de Sirakoro-Méguètana. Ces deux pôles seront des pôles de développement socio-économique de la capitale économique malienne à partir de 2015-2025, sur la colline du Méguètan qui surplombe Bamako Est et le Stade du 26 Mars, situé à cinq minutes de l’Aéroport International de Bamako-Sénou.

En plus des ministères et des grands services de l’Etat, que la Sifma-Sa cherchera à attirer, la zone s’embellira davantage en accueillant des cliniques médicales de haut standing et des chaines d’hôtels de luxe qui auront un impact sur le volet touristique du Projet. Ceci s’accompagne de l’aménagement du site autour de Bamako où des immeubles et maisons seront construits, une attraction pour les maliens de l’extérieur qui constituent 60 % de sa clientèle.

 

PARTENARIAT FECOND

 

En menant la politique de sécurisation du remboursement, en domiciliant ses recettes dans des comptes séquestres cogérés, la Sifma-sa a su établir entre elle et les institutions de financement, un partenariat fécond qui se consolide d’année en année. Ainsi Shelter Afrique, Ecobank et la BOA l’accompagnent régulièrement dans le cadre du partenariat public : privé. A ce jour, 350 logements sociaux ont pu être réalisés. Ces opérations ont mobilisé des prêts importants qui ont été remboursés. En effet Ecobank-Mali a octroyé 4050 milliards de francs CFA et Shelter Afrique 1025 milliards avec lesquelles sommes la Sifma-Sa a pu déjà rembourser deux prêts  de 250 millions chacun. Ce qui lui a permis d’aménager environ750 parcelles pour l’habitat à Bamako et ses environs. La conviction de la Sifma Sa est que le Partenariat public privé est une opportunité qui mérite d’être saisie par le plus grand nombre de citoyens.

 

QUELQUES CHIFFRES

 

La forte courbe de progression du chiffre d’affaires des trois dernières années est très significative. En effet pendant cette période, de grands projets ont vu le jour et sont en voie de réalisation. Il s’agit entre autres de la construction de 350 logements à Sikoro, Kati-Sananfara pour un montant de 5, 5 milliards de francs CFA financé avec fonds propres de la Sifma –Sa et le concours financiers des partenaires connus, Ecobank et Shelter Afrique. Il y a aussi en cours la recherche de financements pour la réalisation de 350 logements économiques au profit de la coopérative d’habitat des mines pour un coût total de  3. 382. 500.000 de francs CFA, un projet soutenu par Ecobank-Mali. En 2009, l’Unicef et l’Association des travailleurs  ont pu bénéficier grâce au concours de la Bim-Sa,de 80 parcelles assainies. En 2008, ce sont les travailleurs de l’Office du Niger qui ont bénéficié grâce à la Coopérative Djiguiya, de 120 parcelles assainies, projet réalisé avec l’appui de la BOA-Mali, pour un montant de 180millions de francs CFA. Les travailleurs de Transrail et de Sytrail ont eux obtenu 140 parcelles assainies  en 2007 à travers leur syndicat et grâce au concours financier  de la BICIM-Mali. L’année 2006 a, elle vu les travailleurs de la filière coton, la CMDT bénéficier à l’initiative de leur syndicat de 266 parcelles assainies pour un coût total de 558 millions de francs CFA, un appui financier de la BOA-Mali. Ces opérations en disent long sur l’engagement des banques aux cotés de la Sifma-Sa.

 

Source Jeune Afrique : le titre est de la rédaction

 

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