Mme Fatoumata Siré Diakité, vice présidente du FDR: « Nous ne voulons pas négocier avec des terroristes qui ont du sang malien sur les mains »

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Mme Fatoumata Siré Diakité

Interviewée, par nos confrères du RFI sur l’offre de dialogue du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) et du groupe islamiste touareg, Ansar Dine, réunis à Ouagadougou, la vice –présidente du Front Uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et la République (FDR) leur a livré le point de vue de la quasi –totalité des Maliens.

Pour elle, pas question de négocier avec ces groupes terroristes, qui ont lapidé à mort, égorgé ou achevé d’une balle en pleine leurs compatriotes, amputé des mains et des pieds, saccagé des biens publics et privés… Avant de réclamer des négociations dès qu’ils se sentent en position de faiblesse.

« Le MNLA et Ansar Dine ne peuvent être considérés comme des anges, après tous les forfaits qu’ils ont commis au nord », a martelé Mme Fatoumata Siré Diakité. C’était samedi dernier.

La vice présidente du FDR fait, entre autres, allusion au massacre de plus de 200 soldats maliens désarmés, égorgés ou achevés d’une balle dans la tête, à Aguelhoc, par les combattants du MNLA et d’Ansar Dine ; aux viols de centaines de femmes ; aux lapidations à mort, aux amputations de mains et de pieds ; aux pillage des biens publics et privés ; aux enlèvements d’étrangers et aux exécutions sommaires…

« Nous ne voulons pas négocier avec des terroristes qui ont du sang malien sur les mains » ajoute t –elle.

Reçus, vendredi 16 novembre, à la mi–journée à Ouagadougou, par le président Blaise Compaoré, les représentants du MNLA et du groupe islamiste touareg, Ansar Dine, ont fait une déclaration commune à l’issue de leurs discussions.

« Nous sommes pour les négociations et pour trouver une solution définitive dans ce conflit, entre le Mali et l’Azawad », indique Bilal Ag Achérif du MNLA.

Du Maroc où, il participait au Forum des Entreprises organisé par l’Institut Amadeus, le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, pose les conditions du dialogue : « La charia ne sera appliquée sur un centimètre carré du territoire national. Et aucun Etat indépendant et aucune autonomie ne sera accordée à qui que ce soit sur un centimètre carré du territoire national », a-t-il avertit. Avant de poursuivre : « Si le MNLA et Ansar Dine sont d’accord avec ces deux points, on peut s’asseoir pour discuter du reste ».

Pour venir à bout des troupes maliennes déployées au nord, le MNLA s’est fait aider par les groupes terroristes, qui écument la bande sahélo –saharienne : Ansar Dine, Aqmi, MUJAO et BOKO Haram. La suite, on la connaît. Après avoir pris le contrôle des régions de Kidal, Tombouctou et Gao, le MNLA proclame l’indépendance du nord, appelé « Azawad ». C’était début avril.

Mais fin juin, à l’issue de combats fratricides, les MNLA a été chassé du nord du Mali par ses ex –alliés.

Face à l’imminence d’une intervention militaire internationale au nord du Mali, le MNLA et le groupe islamiste touareg, Ansar Dine, tentent de faire ‘‘contre mauvaise fortune, bon Cœur”.

Le premier revendiquait, – à défaut de l’indépendance de ce qu’il appelle ‘‘l’Azawad’’ -, l’autodétermination ; tandis que le second, l’application de la charia, la loi islamique.

« Personne ne peut nous imposer une négociation quelconque avec le MNLA ou Ansar Dine », conclut la vice –présidente du FDR, la voix nouée par la colère. Selon elle, ce n’est pas à Ouagadougou de négocier à la place du Mali.

Oumar Babi

SOURCE:  du   21 nov 2012.    

78 Réactions à Mme Fatoumata Siré Diakité, vice présidente du FDR: « Nous ne voulons pas négocier avec des terroristes qui ont du sang malien sur les mains »

  1. Dr ANASSER AG RHISSA

    L’ENGAGEMENT RESPONSABLE DE CHAQUE PARTIE PRENANTE ET LA COHÉSION NATIONALE CONDITIONNERONT UNE SORTIE DURABLE DE LA CRISE MALIENNE EN GARANTISSANT LA NON IMPUNITÉ, LA RESTAURATION DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE ET DE L’UNITÉ ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE MAIS AUSSI LA PAIX ET LA SÉCURITÉ PÉRENNES.

    Bonjour,
    Les concertations nationales et les négociations doivent être INCLUSIVES et OUVERTES aux régions, à la diaspora et à toutes les parties prenantes, A TRAVERS UN ENGAGEMENT RESPONSABLE.

    Ce dernier fait que doivent y prendre part tous les Maliens, de toutes les communautés, qui acceptent les principes (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique, …) et les conditions (pour les groupes armés (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, …): dépôt des armes, indivisibilité du Mali et laïcité) retenus d’un commun accord lors de ces dernières.

    Les concertations nationales sont INCONTOURNABLES pour apporter des réponses à la difficulté qui fait qu’on a du mal à les rendre inclusives et ouvertes (en garantissant l’engagement responsable) et que les parties prenantes ont du mal à s’entendre sur leurs termes de référence donc leur finalité, les opérations et leurs ordonnancement pour apporter une réponse durable à la crise au Mali.

    Plusieurs éléments peuvent contribuer à expliquer cette difficulté tels que : l’exclusion de certains Maliens, la non compréhension par certains Maliens de ce qu’on veut faire, les égos de certains membres des parties prenantes, leurs desseins inavoués, les amalgames, la haine, l’engagement en ordre dispersé qui nuit à la cohésion et à la garantie d’une solution pour le bien-être collectif.

    Ce sont certains des aspects bloquants qu’il faut expliquer, les mettre de côté ou bien les traiter, comme le futur réellement souhaité, les opérations à traiter pour y parvenir et leur ordonnancement à travers une feuille de route (ce qui est indispensable à faire tout de suite et l’ordre des opérations pour y arriver, comme la nécessité ou pas d’institutions ou organes de transition additionnels, la restauration de l’intégrité territoriale, les élections, ce qu’il faut faire juste après les élections et ce qu’il faut laisser à beaucoup plus tard).

    Sans ce travail préalable à tout, on risque d’avancer dans le désordre, sans cohésion, sans traiter ce qu’il faut et sans consensus entre les parties prenantes sur la problématique rendant difficile, voire impossible, la négociation.

    Ce qui peut nous amener à la fin de la transition sans rien faire de concret, comme la libération des zones occupées, la tenue des élections transparentes et justes, qui sont les objectifs majeurs de cette transition.

    L’aspect cohésion nationale est très important et prédétermine la suite.

    Les concertations nationales aideront à créer cette dernière autour du futur souhaité.

    Quant aux amalgames, comme vous l’avez constaté, ils font partie de ce qui peut bloquer et toutes les parties prenantes, dont les populations civiles, doivent les éviter : chacun a une part de responsabilité.

    L’engagement responsable de chaque partie prenante et la cohésion nationale conditionneront la réussite de la sortie durable de la crise au Mali en garantissant la non impunité, la restauration de l’intégrité territoriale et de l’unité et la réconciliation nationale mais aussi la paix et la sécurité pérennes.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC et Gouvernance
    E-mail : Webanassane@yahoo.com

  2. lepetit

    Fatoumata siré est-elle vraiment une femme, une mère et quelque part la mère d’un militaire aussi?. Il faut qu’elle comprenne que la négociation est l’arme du plus fort. Pourquoi ne pas négocier et faire l’économie d’une guerre?. Elle était déjà connue pour ses prises de positions extrêmes dans la défense des intérêts des femmes. Mais depuis son retour de son poste d’ambassadeur du MALI en allemagne,et depuis la chute de son bienfaiteur ATT, elle a endossé un autre habit. Desormais elle va plus loin que les politiciens et elle semble même avoir oubliée ses amies, celles dont la défense lui avait value d’être ambassadeur.

  3. 1FILSDUMALIBA

    Salut freres et soeurs,
    Vous savez le probleme est nos « amis » qui dire Qu’ils veulent nous aider. Donc pourquoi alors ils nous demandent de negocier avec des assassins avant Qu’on ne soit en position de force, apres le guerre et la restautation de notre integrite territoriale???????? Poirquoi. Est ce Que reellement le gouvernement a le Choix??? Nonnnnnn.
    On est entre le marteau et l’enclume. Day this and other that. What a fffff…..

  4. L'homme des tenebres

    Pour celà madame doit se debarasser de son pagne et enfiler un pantalon car les militaires ratés que vous avez ne voudront pour rien au monde aller combattre. Donc vous n’ avez aucun choix.

    • moussa ag

      La solution sortie directe des ténèbres :lol: :lol: :lol: :lol:

      Moussa Ag, d’accord avec le Malien des ténèbres :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: UNE ARMÉE DONT LES SEULS MÉRITES SONT DES COUPS D’ÉTAT ET L’ASSASSINAT DES POPULATIONS DÉSARMÉES ET DE LEUR FRÈRES D’ARMES

  5. Djeden

    Merci Docteur pour ton message.

    Sachez que dans la situation actuelle il y a dejà un vaincu, c’est l’Etat.

    J’aurai accepté l’idée de dialogue et de négociations si le pays n’avait pas encore été agressé et humilié. Je pense que « la spirale de violence et d’insécurité » dont vous parlez ne peut prendre fin tant que l’Etat « vaincu » ne parvient pas à instaurer son autorité. La « gouvernance participative » interviendra après.

    Comme vous avez si bien dit, »QUAND LA CONFIANCE N’EXISTE PAS, IL EST DIFFICILE DE NÉGOCIER » et moi je vous ai dit que ces gens là ne m’inspirent plus confiance.

    • Dr ANASSER AG RHISSA

      Bonjour,
      Merci de votre contribution.

      Djeden, c’est à travers UN CADRE DE CONFIANCE issu des concertations nationales et des négociations que l’État pourra, en minimisant les éventuels problèmes ultérieurs, instaurer son autorité.

      A partir de ces concertations nationales et de ces négociations, un tel cadre de confiance sera effectivement crée à travers les principes, les conditions et les procédures de suivi des éventuels accords qui doivent être respectés.

      D’où L’INTÉRÊT DU GUIDE ET DE LA PLATEFORME DE CONCERTATIONS NATIONALES ET DE NÉGOCIATION POUR UNE SORTIE DURABLE QUE J’AI PROPOSÉS AU PRÉSIDENT ET AUX MALIENS EN GÉNÉRAL.

      Les Maliens doivent agir pour créer la confiance entre eux à travers ce cadre et cette plateforme de concertations nationales et de négociation.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
      E-mail: Webanassane@yahoo.com

  6. moussa ag

    Au Dr. Ag Rhissa

    Bonsoir,

    Merci de votre réponse …

    Vous savez … je ne suis point partisan de la proposition mais je la comprend très bien…
    En mon opinion …les américains regardent la situation d’un œil différent…

    il n’y a pas seulement à libérer le pays…ce n’est peut être que 10% du problème….les autre 90% ont à avoir avec la formation de l’armée malienne pour qu’elle puisse assurer la sécurité du pays dans le future et prévenir une autre répétition de l’histoire…

    or la politique internationale américaine exige « UN GOUVERNEMENT ÉLU » pour une coopération militaire … QUI EST TRÈS NÉCESSAIRE DANS NOTRE CAS….donc eux ils veulent remplir des formalités et seront heureux même si deux ou trois maliens votent …TANT QUE QUELQU’UN VOTE….ET QUE LE PRÉSIDENT EST « UN ÉLU DES URNES »…

    De toutes façons…LA PROBABILITÉ DE VOIR CETTE OPTION EST TRÈS FAIBLE EN CE JOUR….moi je voulait simplement faire CERTAINS POINTS

    1. ceux qui parlent de négocier ne doivent pas le faire avant la guerre contre l’ennemi et la reconquête de ‘intégrité territoriale… À MOINS QUE NÉGOCIER VEUT DIRE QUE L’ENNEMI SE RENDE POUR FAIRE FASSE À LA JUSTICE….

    2. ceux qui parlent de négocier ne sont pas venu au pouvoir par les urnes … ils sont aussi coupable que les envahisseurs du nord…et doivent faire fasse à la justice comme eux…

    DONC ENTRE ENNEMI DE L’ÉTAT … POUR ÊTRE PRÉCIS…LE CNDR N’EST POINT DIFFÉRENT DU MNLA….QU’EST QU’IL VONT ALLER NÉGOCIER POUR LE FUTURE DU MALI… À PART UNE FAÇON DE SE SORTIR DE LA MERDE QU’ILS ONT CRÉÉ….

    Pour éviter de futures clarifications… CMD ET LE CNDR SONT LES MÊMES….À MES YEUX ET LE PASSÉ TRÈS RÉCENT L’A PROUVÉ …

    Dr. Ag Rhissa…voilà ma perception de ces fameuses négociations … qui explique ma position …

    Quand le Mali…son « armée » et son gouvernement étaient représentés sur le terrain dans la zone nord … personne de ces groupes ne nous a demander de négocier …ON NOUS A PLUSTOT APPORTER DES REVENDICATIONS SUR UN PLATEAU ENFLAMME ET AVEC DES ÉPÉES ET KALASH..AU POINT OU ON A FUIT COMME DES LÉZARDS POUR ALLER S’EN PRENDRE À NOTRE PROPRE ÉTAT …CORRECTE?

    Maintenant qu’on a fuit comme des margouillas et n’avions jusqu’à ce jours manifesté aucune intention ou capacité sincère de recouvrir notre intégrité territoriale…BRUSQUEMENT LES ENVAHISSEURS NOUS SUPPLIENT DE NÉGOCIER….CORRECTE?

    QU’EST CE QUI A CHANGER EN VOTRE OPINION?

    PARCEQUE QUELQUE CHOSE À CHANGER OU LA FUITE EST LA MEILLEURE STRATÉGIE MILITAIRE DE CE JOUR … ET VOUS SAVEZ COMME MOI QUE CELA N’EST PAS LE CAS…

    DONC QU’EST CE QUI A CHANGER?

    Pour le MNLA … on le sait tous…ils se sont fait brûler par l’incendie qu’ils ont allumé eux même…ET VEULENT S’EN SORTIR DE LEUR CATASTROPHE AVEC LE MINIMUM DE DOMMAGES…..

    MAIS QU’EST CE QUI A CHANGER POUR L’ANSARDINE QUI DEMEURE METTRE DU TERRAIN ET SEMBLE AVOIR CE QU’ILS PRÉTENDAIENT ÊTRE LEUR OBJECTIF??

    En mon opinion…l’objectif du Mali doit être la L’ARRESTATION OU LA MORT PURE ET SIMPLE DES LEADERS DE TOUS CES GROUPES AVANT DE PARLER DE NÉGOCIATION ….

    Je dis cela parceque je sais mieux que beaucoup sur ce forum…LE PARCOURS DE IYAD ET LE MNLA EST LA DEUXIÈME MALÉDICTION DU MALI AUJOURD’HUI … DERRIÈRE LE CNDR ET SANOGO…..

    Moussa Ag, qui ne pense pas avoir toujours raison…mais qui est convaincu d’avoir raison en pensant que le MALI NE DOIT JAMAIS NÉGOCIER AVEC LES ENVAHISSEUR SANS COMBATTRE ET AVOIR LE DESSUS SUR EUX DANS UNE GUERRE…..

    • Lynx22

      Slt Mr Ag !

      « or la politique internationale américaine exige « UN GOUVERNEMENT ÉLU ».. »
      Je te donne juste l’ex de l’Egypte de Moubarak,une pure dictature qui a beneficiee de 30 ans de cooperation militaire avec les USA…Il y a bien d’autres exemples… :(

      • moussa ag

        Salut Frère Lynx22…

        Ça fait un baille … J’espère que tout va bien à ton niveau et que la famille se porte à merveille …

        Bon… j’ai quand même mis des  »  » quelque part… C’EST LA POLITIQUE INTERNATIONALE NON…?…?

        PEUT ÊTRE QUE NOUS NOUS SOMMES LES SEULS A NE PAS COMPRENDRE CETTE POLITIQUE … ET PENSENT QUE X ET Y SONT RESPONSABLE À NOTRE PLACE…..

        CHACUN TIRE VERS SES INTÉRÊT … C’EST TELLEMENT SIMPLE …

        Moussa Ag, qui ne peut contester le frère Lynx22 sur cette remarque par rapport à l’Égypte

    • Dr ANASSER AG RHISSA

      Bonjour,
      Merci Moussa Ag pour votre contribution.

      Après la guerre, la négociation est intéressante, mais les éventuels vaincus risquent de relancer la spirale de violence et d’insécurité. Donc, compromettre la paix durable dont vous parlez.

      Or, si la négociation se fait avant, tous les Maliens s’entendront sur un ensemble de principes (non impunité, refus du terrorisme, …) , de conditions et de procédures et critères de suivi des accords potentiels, et tout ceci rendra aisée l’unité nationale et la réconciliation nationale.

      QUAND LA CONFIANCE N’EXISTE PAS, IL EST DIFFICILE DE NÉGOCIER ET DE CRÉER UN CADRE POUR DES ÉLECTIONS CRÉDIBLES ET TRANSPARENTES. IL FAUT DONC FAIRE NAITRE CETTE CONFIANCE A TRAVERS LES CONSULTATIONS NATIONALES ET LA NÉGOCIATION.

      EN PLUS, ON NE DOIT PAS PROCÉDER A L’ÉLECTION D’UN PRÉSIDENT EN ÉLIMINANT POTENTIELLEMENT DES PRÉSIDENTIABLES QUI POURRAIENT ÊTRE DES RESSORTISSANTS DES ZONES OCCUPÉES ET LEURS ÉLECTEURS HABITANT DANS CES ZONES.

      A votre question, qu’est ce qui a changé pour que subitement tout le monde cherche à négocier ?

      C’est le contexte global: complexité du problème mettant TOUTES les parties prenantes (Mali tout comme les groupes armés MNLA et Ansar Dine) au pied du mur, mise en difficulté des parties prenantes, globalisation du problème à travers le terrorisme D’où UNE PRESSION MONDIALE SUR TOUTES LES PARTIES PRENANTES POUR NÉGOCIER.

      C’est tout cela qui explique qu’il est nécessaire de faire NÉGOCIER LES PARTIES PRENANTES EN LAISSANT LA JUSTICE FAIRE SON TRAVAIL PAR RAPPORT AUX CRIMES COMMIS DE PART ET D’AUTRE.

      UNE DES CONDITIONS DE LA NÉGOCIATION AVEC LES GROUPES ARMÉS C’EST ACCEPTER LES LOIS DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI ET LES LOIS INTERNATIONALES ET SE PLIER A LA JUSTICE SI ELLE LE DEMANDE.

      Tous les Maliens doivent comprendre que le langage de la force ne fait que compliquer les choses et que tout peut être revendiqué démocratiquement et en utilisant la gouvernance participative.

      A nous tous de contribuer à le faire comprendre à ceux qui ne l’ont pas encore compris, en lançant les concertations et les négociations entre Maliens non terroristes sur la base de principes, de conditions et de règles consignés dans une plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable de la crise.

      D’où la proposition sous forme de lettre ouverte que j’ai adressée, entre autres, au président et aux maliens.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
      E-mail: Webanassane@yahoo.com

      • Lynx22

        Je ne suis pas pour des elections dans une telle situation mais vous inserez vicieusement une pensee ACCUSATRICE…
        «  »"EN PLUS, ON NE DOIT PAS PROCÉDER A L’ÉLECTION D’UN PRÉSIDENT EN ÉLIMINANT POTENTIELLEMENT DES PRÉSIDENTIABLES QUI POURRAIENT ÊTRE DES RESSORTISSANTS DES ZONES OCCUPÉES ET LEURS ÉLECTEURS HABITANT DANS CES ZONES. »" »"

        :(

        • Dr ANASSER AG RHISSA

          Bonsoir,
          Merci de votre commentaire.

          Oui, c’est une pensée accusatrice en disant que dans les régions occupées il pourrait y avoir des présidentiables et qu’ils ont le droit de se présenter, car certains pensent qu’on pourrait faire les élections avant la libération du Nord Mali et donc, écarter implicitement les présidentiables de ces zones occupées et leurs électeurs (2/3 du pays).

          Je pense que ça serait une grave erreur. C’est aussi une des conditions de l’unité du Mali que de ne pas négliger ces zones occupées.

          Bien cordailement
          Dr ANASSER AG RHISSA
          EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
          E-mail: Webanassane@yahoo.com

          • moussa ag

            QUELLE PENSÉE ACCUSATRICE???

            MOI QUI PENSAIT QUE C’EST JUSTE UNE RÉALITÉ… SI LES ÉLECTIONS SE FAISAIENT AVANT LA LIBÉRATION DU PAYS….

            IL VA ME FALLOIR APPRENDRE À LIRE ENTRE LES LIGNES :lol: :lol: :lol: :lol:

            Moussa Ag, si naïf

      • moussa ag

        « UNE DES CONDITIONS DE LA NÉGOCIATION AVEC LES GROUPES ARMÉS C’EST ACCEPTER LES LOIS DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI ET LES LOIS INTERNATIONALES ET SE PLIER A LA JUSTICE SI ELLE LE DEMANDE. »

        Dr. Ag Rhissa …

        EN ÉCHANGE DE QUOI PENSEZ VOUS QUE LES HORS-LA-LOI QUI ONT FAIT FUIRE TOUTE UNE ARMÉE DE « VAILLANTS SOLDATS »…AU POINT OU ILS SONT ALLER DÉTRÔNER LEUR PROPRE ÉTAT POUR LE REDRESSER????

        QU’EST CE QU’ON PEUT LEUR OFFRIR???
        SANOGO ET LE CNDR…J’ESPERE :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

        BON … SÉRIEUSEMENT PARLÉ … QU’EST CE QUE DES FUYARDS ONT À OFFRIR???

        Moussa Ag, qui tiens à comprendre ce que le Mali…AVEC SON ARMÉE DE FUYARDS…peut offrir aux VAINQUEURS POUR QU’ILS ACCEPTENT ÊTRE DES VAINCUS…

        • Dr ANASSER AG RHISSA

          Bonsoir,
          Merci Moussa Ag pour votre commentaire et la question associée.

          Sachez que les négociations sont incontournables pour que les différentes parties prenantes, comme elles doivent toutes accepter la condition d’indivisibilité du Mali, puissent comprendre leurs différends, réfléchir au futur souhaité et s’entendre sur les problématiques consensuelles et les solutions à y apporter.

          Les problématiques ou revendications consensuelles seront traitées d’un commun accord entre les parties prenantes.

          Par exemple, pourront être consensuelles des problématiques liées à la bonne gouvernance de la décentralisation, au développement équitable et l’intégration équitable des communautés dans un environnement démocratique, décentralisé et sécurisé.

          En fait, lors de la négociation portant sur le devenir du Mali, il s’agit pour les parties prenantes de s’offrir mutuellement ce consensus sur des problématiques à traiter et plus tard disposer de mécanismes de contrôle de ce sur quoi elles se seront entendues. Donc, l’une n’offre pas à l’autre, victorieuse ou vaincue, en principe, elles s’offrent mutuellement.

          Les Maliens doivent ensemble réfléchir sur le futur souhaité et construire durablement le pays dans l’unité en négociant l’organisation de ce processus de construction.

          Bien cordialement
          Dr ANASSER AG RHISSA
          EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
          E-mail: Webanassane@yahoo.com

  7. Djeden

    Oh! Docteur, ce message s’adresse à doucara et non vous. Respects mon frère!

    • Dr ANASSER AG RHISSA

      Bonjour,
      Djeden, ça n’était pas clair du tout.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      EXPERT TIC ET GOUVERNANCE

  8. veridique

    de toute façon, il n’y a pas d’alternative pour le Mali. sinon il n’y a personne entre les fuyards de kati et le nord…