Impacts de la crise malienne sur le Sahel : Des risques à assumer

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L’agence de notation Standard &Poor’s (S&P) a fait une analyse de l’impact de la guerre au nord du Mali sur les pays du champ.

En prenant en compte la complexité de la crise malienne et la récente intervention militaire française, selon l’agence, « on ne peut prédire avec certitude l’issue et la durée du conflit malien. Plusieurs scénarios seraient envisageables, avec des impacts différenciés sur la qualité de crédit des États de la région ».

En raison de l’isolement géographique du Mali, de l’intégration commerciale et financière limitée avec les pays de la région ainsi que du nombre vraisemblablement réduit du nombre des rebelles, la guerre au nord du Mali aura probablement un impact limité sur les pays limitrophes.

La qualité du crédit de la région diminuera aux yeux de l’ensemble de la communauté internationale. La principale conséquence, concerne la stabilité politique des pays voisins du Mali, notamment des risques de représailles par les jihadistes défaits envers les pays participant à l’opération militaire au Mali.

L’Agence fait état aussi de l’éventualité de la propagation de la guerre. Ce qui pourrait impliquer le Mali entier, mais aussi les pays du Sahel.

Toujours en insistant sur le fait que le principal risque est d’ordre politique, S&P avance trois raisons principales pour lesquelles la probabilité de propagation des combats est faible. Il s’agit, tout d’abord, de la raison géographique. Le fait que l’opération militaire soit concentrée dans le nord du Mali, épargne les pays du sud sahélien tel que le Sénégal et le Burkina Faso d’un éventuel débordement. Le risque politique reste cependant élevé pour la Mauritanie, l’Algérie et le Niger.

Ensuite il y a, le fait que la rébellion touareg est en toile de fond de la crise malienne. Bien que des combattants jihadistes étrangers soient venus gonfler les rangs des rebelles, le noyau dur est bel et bien constitué de sécessionnistes touaregs dont les revendications directes ne vont pas à l’encontre des pays voisins.

Enfin, la principale raison qui est le nombre réduit des rebelles islamistes.

Ces derniers ne sont pas assez nombreux pour pouvoir ouvrir de nouveaux fronts dans d’autres pays que le Mali.  Cependant, selon l’agence, l’intervention militaire de la CEDEAO induit des risques de représailles isolées dans les pays qui fournissent des troupes et de l’aide comme le Nigeria, le Sénégal, le Bénin, le Ghana et le Burkina Faso. En témoigne la récente attaque terroriste islamiste en Algérie, qui aurait été motivée par le fait que le pays autorise la France à utiliser son espace aérien pour transporter des troupes et du matériel vers le Mali.

Toujours selon l’agence, parmi les pays participant à l’opération militaire au Mali, le Nigéria est incontestablement celui qui court le plus de risque en matière de représailles.

Cela, parce que, non seulement, le pays dirige les troupes de la CEDEAO, mais il est déjà engagé dans une lutte anti terroriste contre la secte Boko Haram depuis des années.

Conscient du danger, le gouvernement nigérian a renforcé les mesures de sécurités sur son territoire.

 Ahmed M. Thiam

SOURCE:  du   23 fév 2013.    

4 Réactions à Impacts de la crise malienne sur le Sahel : Des risques à assumer

  1. TE11

    Le hadith dit que si les musulmans n’ont pas de chef unique, alors il faut laisser tous les groupes. Et nous avons déjà dit que le djihad doit être accompli et menée par un chef pour tous les musulmans, un Amir. Si les musulmans n’ont pas de leader, ils doivent rester loin de tous les groupes.

  2. TE11

    hadith rapporté dans Al-Boukhari, Kitab al-manaqib, hadith n° 3338. Le hadith dit :

    « Les gens questionnaient le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d’Allah sur lui- à propos du bien, alors que moi je le questionnais à propos du mal, par crainte qu’il ne m’atteigne. J’ai demandé : « Ô Messager d’Allah ! Nous étions dans une époque de paganisme (al djâhiliya), puis Allah nous a fait don de ce bien (l’Islam). Y aura-t-il après ce bien un [autre] mal ? » Il me répondit : « Oui. » Je lui demanda : « Est-ce qu’après cet autre mal, le bien reviendra ? » Il dit : « Oui, mais il y aura en ce bien des impuretés… » Je lui demanda : « Qu’est ce que ces impuretés ? » Il dit : « Des gens qui ne guideront pas dans la voie dans laquelle j’ai guidé. Tu y reconnaîtras des choses [conformes à la loi d'Allah] et tu en ignoreras d’autres. » Je lui demanda : « Et après ce bien, y aura-t-il un mal ? » Il dit : « Oui, il y aura des prêcheurs qui appelleront vers les portes de l’enfer. Celui qui leur répondra, ils le précipiteront en enfer. » Je lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Décris-les nous ! » Il dit : « Ils sont de notre souche, ils parlent notre langue ! » Je lui demanda : « Que devrais-je faire si j’assiste à cela ? Le Prophète -Prières et bénédiction d’Allah sur lui- dit : « Reste avec le groupe des musulmans et leur dirigeant. » Je lui demanda : « Et s’ils n’ont pas de dirigeant (Imam) ? » Il dit : « S’ils n’ont pas de dirigeant, éloigne-toi de tous ces groupes, même s’il te faut mordre à la racine d’un arbre jusqu’à ce que la mort te saisisse. »

  3. TE11

    c’est justement pour ça que TOUS les pays devraient être solidaires pour combattre ces groupes terroristes! Si leur nombre est réduit pour pouvoir ouvrir de nouveaux fronts dans d’autres pays que le Mali il faut donc AGIR MAINTENANT!!! Je n comprends pas que certains pays musulmans refusent de préter main forte à la France dans cette guerre contre le Terrorisme, n’est ce pas de leur part comme reconnaitre alors une certaine légitimité à ces derniers??? Ces hommes ne prônent pas l’Islam de notre Prophéte (sws), ils sont ces groupes sans Emir (chef, guide)contre lesquels nous avait mis en garde le Prophète dans les hadiths…

  4. blanche neige

    DERNIERE MINUTE……………13 soldats tchadiens et 65 islamistes sont morts dans de violents combats dans le massif des Ifoghas :!: :!: