Gouvernance démocratique : Le candidat Moussa Mara prône un Etat fortement décentralisé et déconcentré

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 Le président du parti Yelema « le changement », Moussa Mara, candidat à l’élection présidentielle de 2012, a rencontré la presse le vendredi 30 décembre dernier à son QG. Au cours des échanges, le conférencier a dévoilé aux hommes de média sa stratégie pour une gestion décentralisée et déconcentrée du pays.

 A quelques encablures de l’élection présidentielle de 2012, les différents candidats démarchent les électeurs pour leur expliquer leurs projets de société, voire leurs stratégies de gestions du pays. C’est dans cette conquête que s’inscrit la démarche du candidat du parti Yelema « le changement », Moussa Mara qui a dévoilé la semaine dernière son projet de gestion décentralisée et déconcentrée du pays à la presse. Ainsi, à l’entame de son exposé, le candidat Mara a tout d’abord  indiqué que «  50 ans après les indépendances et bien que nous ayons franchi une étape majeure avec les réformes de 1993, le rapport du malien à l’administration est encore emprunt de crainte, de soumission, de brimades d’une part et d’indifférence d’autres part. Ce climat n’est pas facteur de progrès  car il ne permet pas de à l’individu de donner la pleine mesure de ses talents puisqu’il n’est pas associé et est peu écouté, incompris et finalement marginalisé. A en croire le candidat Mara, cette situation ne peut soutenir l’éclosion et l’épanouissement des énergies communautaires et collectives indispensables à l’avènement d’une société civile locale, d’une économie locale et donc d’une vie locale faite de collaboration entre les forces vives vers un avenir commun. Si l’on ajoute à cela que les ressorts territoriaux ne correspondent pas généralement à une aire culturelle homogène, reconnue, acceptée voir revendiquée, que les communes n’ont que peu de moyens pour faire face à leurs responsabilités, que les agents publics imposent aux citoyens un rapport dominant dominé en leur faveur, on conclurait que notre organisation et notre gestion territoriale constituent des obstacles importants à l’essor de nos localités ». Pour ce faire, le candidat du parti Yelema soutient une organisation territoriale simple en adéquation avec nos moyens et tournée entièrement vers le citoyen. Elle ouvrira des perspectives significatives en matière de disponibilité d’infrastructures, d’accès aux services de base pour les maliens au plus près de leurs lieux de vie. Elle engagera une ouverture vers nos voisins qui ne sont souvent étrangers que de nom. Elle consacrera les collectivités territoriales comme des outils majeurs de libération des énergies, d’encadrement des populations et de services à leur disposition pour réaliser l’essentiel de leur dessein individuel et collectif. Cette organisation se traduira par une forte déconcentration de l’administration, une reconfiguration des services étatiques vers le service aux collectivités et aux citoyens et un transfert significatif des missions, ressources, agents aux collectivités locales mieux à mêmes et plus appropriées pour exercer certaines attributions. 

Ben Dao


Pour le directeur général du réseau de communication « Kayira », qui a rappelé le contexte du partenariat entre la Fondation Rosa Luxemburg et ledit réseau, la tenue du présent Forum à Bougouni n’est pas fortuite. Selon Dr Oumar Mariko, cette localité constitue par excellence une zone de production agricole. A Bougouni comme ailleurs, explique-t-il, les violations des droits des populations sont régulières à tous les secteurs d’activités. « Les populations subissent les conséquences des spéculations foncières, de l’exploitation abusive des mines et la pollution de l’environnement par les multinationales. La majorité de la population, constituée de paysans et d’ouvriers, souffre de ce système capitaliste imposé par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et les dirigeants » a dénoncé le directeur général du réseau communication « Kayira ». Qui rappelle le combat de sa radio face à cette politique jugée suicidaire pour nos populations. Pour le responsable du réseau « Kayira », plus que jamais, la nécessité s’impose pour les populations de se mobiliser contre les politiques de gestions des ressources nationales.

Issa Fakaba Sissoko

 

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