Observation du processus électoral au mali: Les observateurs de l’APEM à l’école du NDI

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Mamadou Diamoutani a présidé hier, lundi 13 février 2012 à l’hôtel de l’Amitié, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation des formateurs des observateurs nationaux du Réseau d’appui au processus électoral au Mali (APEM). Cette formation est le fruit de partenariat entre l’Apem et l’Institut démocratique nationale (NDI). Il s’agira à travers ces assises  de mieux outiller les relais du peuple pour la promotion de la transparence et de la crédibilité des élections générales de cette année.

Le président de la Ceni avait à ses côtés Ibrahima Sangho, président du réseau Apem ; Badié Hima, représentant résidant du NDI au Mali ; Dr. Eric Holleran, directrice par intérim de l’USAID (Agence Américaine pour le Développement International)  au Mali et de plusieurs observateurs électoraux venus des 4 coins du pays.

Notre pays entame un tournant décisif de sa vie démocratique et institutionnelle. Il s’apprête à organiser des élections présidentielles couplées de référendum. Ces joutes permettront encore une fois l’alternance démocratique au sommet de l’Etat. C’est dans ce contexte que l’institut américain NDI avec l’appui de l’USAID reste au chevet de la société civile malienne pour consolider notre jeune démocratie à travers le renforcement des capacités des formateurs des observateurs indépendants du réseau APEM. Pour ces compétitions électorales à venir, l’APEM entend mobiliser 4000 observateurs électoraux et 200 superviseurs sur toute l’étendue du territoire, soit 1000 observateurs et 50 superviseurs lors des différentes étapes des  élections. « Toute chose qui nécessite des formations adéquates pour une meilleure supervision des élections et le règlement apaisé des probables contentieux électoraux » a soutenu le président de la Ceni, M. Diamoutani, lequel a d’abord félicité  l’Apem et ses partenaires avant d’indiquer que « l’observation citoyenne constitue un défi majeur pour la réussite du processus électoral ».

Quant au représentant-résidant du NDI, M. Hima, il précisera que sa structure soutien l’Apem dans le but d’observer les élections avec professionnalisme, rigueur et surtout l’indépendance pour l’apaisement social avant, pendant et après ces échéances. C’est-à-dire depuis l’établissement des listes électorales au contentieux électoral, en passant par la campagne, le déroulement du scrutin, la proclamation des résultats et les conditions de sécurisation. Pour réussir ce pari, la mise à niveau des acteurs s’impose. D’où l’assurance du président de l’Apem, M. Sangho : « Il s’agira pour nous de surveiller avec professionnalisme et rigueur les différentes étapes du processus électoral afin d’évaluer la qualité et en témoigner, pour éclairer l’opinion publique nationale et internationale ainsi que les acteurs politiques en compétition. Ce faisant, nous allons accroitre et renforcer la confiance de l’ensemble des acteurs de la classe politique à la crédibilité du processus électoral par l’observation citoyenne ». Durant deux jours, les formateurs des observateurs vont se familiariser avec les outils comme : la loi électorale, outil technique de collecte des données, la gestion du contentieux électoral, l’échantillonnage et la transmission par flotte mobile, avec combinaison de textes et voix.

A noter que l’Apem est une structure apolitique qui regroupe, au niveau national, 50 associations et organisations non gouvernementales parmi les plus représentatives dans le domaine de la défense des droits de la personne humaine, du développement, de l’Etat de droit et de la démocratie dans notre pays.

Aliou Badara Diarra

 

 

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