Faits et méfaits : Lutte tous azimuts contre la mendicité des enfants

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Depuis des années, le phénomène de la mendicité des enfants persiste au Mali. A Bamako, on les voit partout, notamment au niveau des feux tricolores et autres grands carrefours.

 

Au Mali  et cela depuis 17 ans déjà, le mois d’octobre est consacré « mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale ». Au programme des activités de cette année, les organisateurs prévoient la tenue d’une conférence-débats sur l’expérience malienne en matière de lutte contre la mendicité.

"Quand j’ai abandonné l’école à l’âge de 7 ans, mes parents m’ont confié à un marabout à Bamako. Je me couche à 23h00, après avoir quitté le lit à 05h00 du matin. Je gagne entre 500 FCFA et 1. 000F CFA par jour. Si la journée n’est pas fructueuse, mon maître me gronde, parfois il me frappe", a confié un enfant mendiant rencontré aux abords de la route.

 

"Même si je tombe malade, mon maître m’oblige à sortir afin de lui amener de l’argent. Si je ne lui apporte pas l’argent du jour, le lendemain, c’est pour payer le double du tarif", a-t-il ajouté.

 

Une mendiante aveugle résidant dans un quartier périphérique de Bamako évoque sa situation. Elle reste dans la rue de 8 h à 23 h pour percevoir entre 500 F CFA et 750 FCFA par jour.

 

A la lumière de ces témoignages, on peut dire que ces enfants trouvent leur compte. Mais, le hic est que ce qu’ils gagent n’est pas de nature à leur assurer un avenir meilleur.

 

Face à la situation des élèves coraniques dont le statut de mendiant prime sur celui d’élève coranique auquel ils étaient prédestinés, actuellement, le Haut Conseil Islamique est à pieds d’œuvre pour organiser le secteur afin de sauver ces enfants de la dépravation et de la marginalisation.

En outre, des structures comme Samu Social ou l’Association " Dounouya Secours à l’enfance" s’investissent. Les animateurs de ces structures parcourent les rues et autres artères de la capitale pour récupérer les enfants mendiants et autres enfants de la rue, dans le but de les aider afin qu’ils puissent se prendre en charge dans l’avenir sans l’aumône.

 

De l’avis du directeur national du développement social, M. Alassane Bocoum, "le gouvernement du Mali a déployé beaucoup d’efforts dans le cadre de la lutte contre la mendicité, qui est un phénomène complexe". Il précise que les mêmes efforts sont en cours, et qu’ils vont continuer.

 A D

 

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