Lutte contre le trafic de la drogue : Dix tonnes de cannabis et 20 Kg de cocaïne saisis depuis 2012, selon l’OCS

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Crée en 2010 pour coordonner la lutte contre le trafic de la drogue, l’Office central des Stupéfiants du Mali (OCS) a saisi, entre 2012 et 2015, plus de dix tonnes de cannabis d’une valeur de près d’un milliard FCFA et 20 Kg de cocaïne dont la valeur s’élève à 900 000 000 FCFA.

36, 400 kilogrammes de méthamphétamines, 20kg de cocaïnes et plus de dix tonnes de cannabis. C’est la quantité de drogue saisie par l’Office central des stupéfiants depuis 2012. « Ces drogues saisies ont respectivement des valeurs marchandes de cinq milliards, 900 000 000 et un milliard FCFA », expliquent les responsables de la structure.
« A la suite de ces saisies, plus de 150 personnes de nationalités différentes ont été arrêtées et mises à la disposition de la justice ». Elles sont majoritairement originaires du continent africain (Sénégal, Burkina, Nigéria, Mali, Guinée Equatoriale, Afrique du Sud) et de l’Asie (Les Philippines et la Bolivie).

Pour y arriver, la structure collabore avec un réseau d’informateurs anonymes implantés sur toute l’étendue du territoire national. « Le territoire est vaste, nos effectifs ne nous permettent pas de le couvrir intégralement. C’est pourquoi nous travaillons avec ces informateurs », affirme Adama Tounkara, directeur de l’OCS. L’office collabore également avec des pays frontaliers et de la sous-région vue que la plupart des drogues saisies proviennent, selon l’OSC, de l’extérieur, notamment la Guinée et le Ghana. « Nous essayons de partager des informations au plan continental et international », ajoute M. Tounkara.

Les jeunes filles de plus en plus consommatrices

Cette année, « la femme et la drogue » est le thème de la journée internationale de la lutte contre la drogue. Au sein de l’Office central des stupéfiants du Mali, on croit dur comme fer que la gente féminine reste un moyen de sensibilisation sur les impacts liés à la consommation de la drogue.

Cependant, la structure dirigée par le magistrat Adama Tounkara constate également que les jeunes filles intègrent de plus en plus le “périlleux” milieu de la drogue depuis quelques années. Selon une étude réalisée en 2015 au Mali, il a été trouvé une prévalence de 1,2% chez les femmes. Au total, 500 consommateurs étaient concernés par ladite étude. Pire. Au service psychiatrique du CHU-Point G, 10% des demandeurs des soins d’addiction sont des femmes.

“Les produits consommés sont la cigarette, l’alcool, le cannabis, le crack, l’Of, et autres comprimés”, explique Souleymane Coulibaly, Psychiatre.

L’OCS, lui, est convaincu qu’il faut davantage combattre le fléau. Avant que la situation ne devienne plus alarmante. Pour cela, la structure veut notamment être dotée de meilleurs moyens pour mieux entretenir ses “informateurs”.

Legaberois/maliweb.net

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