Tentative de déstabilisation de la transition : l’UNTM rétropédale ?

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Après la réussite des grèves de 72 heures et de 120 heures de la plus puissante Centrale syndicale du Mali en occurrence l’UNTM (Union Nationale des Travailleurs du Mali), le gouvernement de la Transition a décidé de prendre le taureau par les cornes. Après d’intenses négociations la semaine dernière souvent avec des menaces voilées selon certaines sources, l’UNTM et le gouvernement sont sur le point de se mettre d’accord sur l’harmonisation des grilles indiciaires dès ce mois de janvier. La grève illimitée sera-t-elle évitée ?

 Yacouba Katilé va-t-il rétropédalé, Face aux menaces du pouvoir militaire  de confondre les leaders syndicaux au groupe de putschistes de l’ancien Premier ministre, Dr Boubou Cissé ?

En tout cas rien n’est moins sûr car, les commentaires vont bon train. Entre les propos durs du président de la Transition, Bah N’Daw tenus à Abidjan à l’encontre des grévistes, des déclarations incendiaires du tonitruant  Issa Kaou N’DJIM, membre du Conseil national de la Transition (CNT) qualifiant leur grève «  de sauvage et d’irresponsable », des syndicalistes manipulés par les politiques notamment l’ADEMA dont il considère l’ADEMA et l’UNTM les deux faces d’une même pièce  et récemment les arrestations perpétrées par les militaires au pouvoir contre certaines personnalités publiques soupçonnées d’être au service de l’ancien Premier ministre Boubou Cissé dans un projet mafieux du renversement de la transition dont les leaders de l’UNTM seraient approchés par les personnes inculpées et citées  dans le dossier selon les révélations des autorités judiciaires.

Suite à ces grèves de l’UNTM qui avaient totalement paralysées l’administration publique, les commerces, le secteur de la santé et des banques. Malgré, des revendications pertinentes pour corriger les injustices salariales entre les travailleurs, beaucoup d’observateurs voyaient en cette grève comme une vengeance du régime déchu, car l’UNTM contrairement aux autres centrales syndicales, n’avait jamais participé aux mouvements de contestation contre l’ancien président de la République, IBK. Raison pour laquelle, le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé est accusé d’avoir voulu accentuer la pression sur les autorités de la transition au point de les dynamiter.

Donc, pour revenir à des meilleurs sentiments, le président de la Transition, Bah N’Daw a mis balle à terre afin de palier à l’éventualité d’une grève illimitée de l’UNTM qui sera fatale pour la transition. C’est pourquoi, lors de son discours de nouvel an, le président de la Transition Bah N’Daw a formulé le vœu ardent de voir le gouvernement et les syndicats se retrouver autour de la table de discussions tout en avouant la pertinence de leurs revendications. Chose faite le jeudi passé, car le ministre du Travail et de la Fonction publique, porte-parole du Gouvernement, Me HarounaToureh a mis le bouché double pour  trouver un accord dans les pourparlers entre le Gouvernement et l’UNTM afin d’éviter la radicalisation du mouvement. L’harmonisation des grilles salariales des agents de l’État et l’octroi de primes et indemnités demeurent les revendications névralgiques de la Centrale dont l’Etat aurait donné son accord avec effet immédiat a en croire les indiscrétions.

 

Pour rappel les autres revendications, plus ou moins importantes de l’UNTM, portent sur le règlement des droits des travailleurs compressés, la relance du chemin de fer, la relecture de la loi portant création de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, le recrutement d’au moins 20 000 jeunes diplômés dans la Fonction publique en janvier 2021.

On est à mesure de s’interroger entre l’Etat et les syndicats, qui a eu peur de qui ?  Qui a tord et qui a raison ?

À suivre…

                                                                                          

HabiKaba Diakité

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