Mali: un premier responsable écroué, puis relâché pour la répression meurtrière en 2020

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Un commandant de force antiterroriste malien a été écroué vendredi pour les rôle présumé qu’il a joué dans la répression sanglante de juillet 2020, mais a été relâché au bout de quelques heures sous la pression de policiers en colère.

Le commissaire divisionnaire Oumar Samaké, à la tête des forces spéciales antiterroristes au sein de la police, est devenu vendredi la première personnalité placée en détention dans le cadre de l’enquête sur la répression de la contestation du mois de juillet 2020, sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, renversé depuis par les militaires, a indiqué un magistrat proche de l’enquête s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Mais Oumar Samaké n’a passé que quelques heures en détention à Bamako et a recouvré la liberté après la mobilisation de ses collègues policiers furieux, dont un certain nombre ont marché sur sa prison.

Selon des versions contradictoires, ce sont les policiers qui l’ont fait relâcher ou ce sont les autorités qui l’ont libéré pour apaiser les esprits. “Nous avons libéré notre camarade, il est avec nous”, a proclamé un syndicaliste policier, Bougouna Baba. Il avait affirmé auparavant qu’Oumar Samaké n’avait fait en 2020 qu’obéir aux ordres. “Ils sont venus en grand nombre bien armés, tous des policiers. Nous n’avons pas fait la résistance, ils sont partis avec Ousmane Samaké sans incident”, a dit à l’AFP un surveillant de prison, Yacouba Touré.

Un responsable du ministère de la Justice a déclaré à l’AFP que, “par souci de paix”, les autorités avaient décidé de le faire libérer, sans que les policiers n’entrent dans la prison. “Ce n’est pas une décision de justice”, mais une “gestion politique de l’affaire”, a-t-il dit sous le couvert de l’anonymat. Il a assuré que les investigations, lancées en décembre 2020, continueraient.

Les évènements de vendredi rappellent combien ces investigations sont sensibles et combien la situation demeure volatile au Mali, pris dans la toumente sécuritaire et politique depuis 2012.

Les enquêtes soulèvent la question de la mise en cause éventuelle de plus hautes personnalités, civiles ou non, dans une période de profonde incertitude, après deux coups d’Etat en un an et alors que les militaires au pouvoir ont jusqu’alors prêché publiquement la réconciliation.

D’autres officiers mais aussi des personnalités civiles ont été entendus vendredi, a indiqué le même magistrat proche de l’enquête. Le 10 juillet 2020, après des semaines de mobilisation contre le président Keïta, une manifestation à l’appel du Mouvement du 5 juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) opposé au président Keïta avait dégénéré en plusieurs jours de troubles à Bamako.

L’opposition a fait état de 23 morts, et l’ONU de 14 manifestants, dont deux enfants, tués pendant la répression. Les journalistes de l’AFP avaient vu à plusieurs reprises des hommes encagoulés vêtus de noir, arme automatique à la main à l’arrière de pick-ups dans les rues de Bamako, sans marque distinctive. Ils avaient été communément identifiés comme des membres des forces antiterroristes.

Leur emploi à des tâches de maintien de l’ordre avait suscité l’indignation. Le président Keïta a fini par être déposé le 18 août par un groupe de colonels, toujours au pouvoir aujourd’hui. Ils se sont engagés à rendre le pouvoir aux civils après des élections en février 2022. Ils ont marginalisé le M5-RFP, bien que l’actuel Premier ministre Choguel Kokalla Maïga ait fait partie du mouvement.

kt-sd-mk-lal/cl

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2 COMMENTAIRES

  1. Nous disons et rappelons la vérité

    *Fait mal fait souffrir agonise tourmente torture les malhonnêtes Les met en colère échauffe leurs biles les irrite les horrifie les agace les exaspère Et les met hors d’eux les rend incontrôlés les rend maboules les rend fous les rend barjos les rend cinoques les rend cinglés les rend toqués les rend branquignoles les rend brindezingues les rend détraqués les rend timbrés les rend cerveaux fêlés les rend cerveaux embrouillés

    Mais apaise calme tranquillise rassure soulage réconforte les honnêtes et les rend heureux les remplit de joie les rend sereins imperturbables

    Les Anciens Et Les Anciennes Qui Avaient Le Sens Aigu De L’Observation Nous Ont Enseigné Tard La Nuit

    *Que L’Habitude Est Une Seconde Nature Qui Revient Toujours Rapidement Au Galop

    L’Impunité L’Injustice L’Iniquité L’Inégalité 2 Poids 2 Mesures

    Étaient Reines Sous IBK

    *Ainsi Le Soi-Disant Syndicat Des Policiers Se Croit Toujours Dans Le Royaume Omerta D’IBK

    *Le Responsable Des Forces Spéciales Qui Dirigeait L’Opération Sur La Mosquée De Badalabougou

    Ayant Entrainé Mort D’Hommes Doit Être Entendu Pour Identifier Le Commanditaire Ou Les Commanditaires

    *Aux Fins Qu’Ils Soient Mis à La Disposition De La Justice Pour Comparution Devant Une Juridiction Spéciale Ou Devant Une Cour Martiale

    Pour Haute Trahison Association Avec Les Ennemis Du Mali Pour Assassinat Génocide Et Crime Contre L’Humanité

    *Dans La Vraie Démocratie Personne N’est Au-Dessus De La Loi

    Le Nouveau Mali Qui Se Veut Être Une Vraie Démocratie Ne Peut Donc Se Déroger à Ce Principe Sacro-Saint

    *Assimi Goïta Ismaël Wagué Malick Diaw (Officier En Période De Guerre Porteur De Grands Boubous De Bonnets De Chéchias De Babouches Identiques à Ceux de L’Imam De La Mosquée De Fan Hock Et Qui Refuse Avec Force Et Énergie D’être En Treillis

    Vous Devez Mettre Aux Arrêts Les Responsables Des Syndicats De La Police

    Et Les Mettre à La Disposition De La Justice

    Pour Trouble à L’Ordre Public

    Et Tentative D’Insurrections

    Aux Fins Que Plus Jamais Et Au Grand Jamais De Telle Chose Ne Se Reproduit Dans Le Nouveau Mali

  2. C’est normal, la réaction de la police, parce qu’un simple commandant ne peut pas prendre sur lui d’armer ses hommes et les lâcher contre les manifestants. L’ordre est venu d’en haut, c’est à ce en haut d’en haut qu’il fallait commencer qu’il fallait commencer les enquêtes. On a voulu sacrifier un le commandant Samaké comme un mouton de tabaski pour sauver les vrais coupables. Cela est inadmissible. Car il s’agit d’une justice à deux vitesses.

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