La CEDEAO au chevet de la crise sociopolitique : Mission de la dernière chance demain à Bamako

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Les présidents Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Macky Sall du Sénégal, Mahamadou Issoufou du Niger, Nana Akufo-Addo du Ghana seront à Bamako demain pour éteindre le feu allumé depuis plusieurs semaines au Mali par les contestataires du mouvement M5-RFP. Une mission commando que l’on dit de la dernière chance.

Ces quatre chefs d’Etats pourront-ils réussir là les deux délégations précédentes ont échoué ? Rien ne permet de l’affirmer, d’autant que les responsables du M5 tiennent toujours à leur exigence principale, celle du départ du président IBK et de son régime.

Toutefois, eu égard au fait que le M5 a aussi un mémorandum, celui du 10 juin, qui fait l’impasse sur la réclamation de la démission du locataire du palais de Koulouba, l’on peut croire qu’avec méthode de persuasion, tact et dipolomatie, les président Ouattara (dont on reconnaît l’influence sur l’imam Mahmoud Dicko) et ses pairs parviendront à faire signer un accord, une paix des braves à leaders de la contestation anti-IBK.

Ces dirigeants de la CEDEAO seront à Bamako demain  jeudi 23 juillet 2020 pour non pas taper du poing sur la table, mais tenter de sauver la case en feu de leur ami et frère Ibrahim Boubacar Kéita. Ils n’oseront sûrement pas lui demander de céder à la revendication principale du M5, celle de quitter le luxueux palais de Koulouba. Ils mettront leur point d’honneur, avec promesses et minutie, apaiser la colère des contestataires à travers par exemple un Premier ministre consensuels, technocrate, ou issu de leur rang. Sans oublier un attelage gouvernemental d’union nationale avec 30 % des mambres pour le M5. Cet éventuel  accord entre le président de la République, IBK et ses opposants réunis au sein du M5-RFP pourrait aussi préciser d’autres points déjà proposés par la mission de Goodluck Jonathan.

Il ne fait pas oublier que cette mission des chefs d’Etats est due à l’échec de la négociation entre le M5-RFP et les émissaires de la CEDEAO, qui ont récemment séjourné à Bamako. Ce qui interdit à cette délégation de haut niveau d’enregistrer un nouvel échec. C’est donc une mission de la dernière chance. Si celle-ci venait à échouer, l’on peut craindre le pire pour le Mali…

Rappelons que dans la journée du lundi 20 juillet, des militants du M5 et d’autres individus infiltrés avaient, sous le prétexte de la désobéissance civile, quasiment paralysé la vie socioéconomique à Bamako à travers des barricades à l’aide de pneus brûlés et des ordures déversés dans les rues. La peur perceptible avait fait baisser les rideaux aux services et banques. Heureusement que les leaders de la contestation viennent de décréter une trève pour la fête de la tabaski

Précisons aussi que dans l’après-midi du lundi 20 juillet, les discussions se sont poursuivies par le biais des diplomates qui auraient à nouveau échangé avec l’autorité morale du M5-RFP, l’imam Mahmoud Dicko. Ce dernier est désormais  plus souple et réceptif pour un accord politique, mais  il semble avoir des difficultés à convaincre les autres leaders du mouvement.

Bruno D SEGBEDJI

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1 commentaire

  1. Cette crise a pour origine l’election de Ibrahim Keita au poste de la Presidence du Mali dans le but de permettre a la France et d’autres pays Occidentaux d’atteindre leurs objectifs politiques au Mali et au Sahel.L’integrite territoriale et l’independence politique du Mali sont en jeu.C’est un bras de fer .Si IBK reste ,le Mali divise ,devient un pays soumis et respectueux des interets Etrangers au detriment des Interets superieurs Nationaux. Nous aurions souhaite dans ce cas que cette tentative n’eut pas lieu, car la lutte aurait continue . Le seul probleme fondamental,ce n’est ni la Cour Constitutionnelle,ni les 30 deputes a qui on a usurpe leur election ,le vrai probleme ,c’est l’Accord d’Alger qu’il faut rejetet. Tout ce qui arrive c’est que la France a cru qu’IBK pouvait tout decider au Mali.Il pouvait s’imposer a l’Assemble Nationale;il pouvait s’imposer a la Cour Constitutionnelle. Si une mediation devait reussir,IBK doit accepter au prealable la nullite de l’Accord d’ALGER qui est nul et non avenu parce que la procedure d’Accord politique a ete violee .Cet accord est depuis longtemps rejete par le Peuple du Mali.

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