Le Mali : De la tutelle partielle à la tutelle totale de la France derrière le voile de la CEDEAO

13 Août 2020 - 01:23
Mis à jour: 6 ans
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Le Mali : De la tutelle partielle à la tutelle totale de la France derrière le voile de la CEDEAO
Depuis l’opération Serval au Mali, entreprise officiellement pour empêcher des groupes terroristes installés dans la région de Kidal et menaçant la survie même de l’État malien et de ses voisins du Sahel, après avoir annexées presque cinq (régions sur huit que comptaient le pays, à cause de l’abandon de poste des militaires engagés sur le champ de bataille, les uns pour venir soutenir la mutinerie de Kati ayant vite prise la forme d’un coup d’État consacré par la démission du président ATT sous le parrainage de la France sous le masque de la nébuleuse CEDEAO. N’est-il pas surprenant de voir la même organisation s’opposer avec énergie contre la démission de celui qui a succédé à ATT, après des critiques jugées sévèrement par l’histoire, au prétexte que cette demande légitime du peuple serait contre la constitution ? La constitution ne serait-elle pas, comme une belle demoiselle innocente concédée aux hommes obsédés par le sexe, un instrument idéologique  au service des l’élite politiques de nos pays, instrument servant à assouvir leurs soifs insatiables  du pouvoir et de tous les privilèges qui s’y rapportent ? Le renversement du régime ATT détourné en démission sous  l’accompagnement actif de la France est lui-même une conséquence directe de la déstabilisation de la Libye par les puissances occidentales au prétexte de protéger les civils de la folie meurtrière d’un dictateur. Au fait, le dessein de l’entreprise n’était ni plus ni moins que élimination physique du Colonel Kadhafi parce qu’il constituait une menace sérieuse à leurs intérêts. Après avoir libéré les grandes villes du Mali occupées par les groupes armés en compagnie des FAMA, la France, contre l’avis de l’un de ses anciens ambassadeurs relevé pour son opinion dissidente, un certain Nicolas Normand, offre Kidal au MNLA, qu’elle a pris le soin de dissocier des autres groupes armés désignés terroristes. Au prétexte que ce dernier, contrairement aux autres, ne porte que des revendications sociales et politiques qu’elle a jugées légitimes. Pour obliger le pouvoir de Bamako à négocier avec son allié, le MNLA, la France derrière le voile de la nébuleuse communauté internationale interdit aux autorités maliennes et aux FAMA, l’accès à Kidal. Ce qui, pendant longtemps et encore aujourd’hui continue à pousser les Maliens à se poser des questions sur la présence militaire de la France dans leur pays. Ils se demandent si la finalité de l’intervention de la France ne vise pas, non pas à recoloniser leur pays, mais à renforcer son retour? Ne craignent-ils pas que Kidal ne soit pas ce qu’Israël a été et reste encore pour la Palestine ? Leur crainte n’est-elle pas légitime surtout lorsque l’on sait les agissements de ce petit pays à l’égard de la Palestine sous le regard complice parfois même coupable de certaines puissances étrangères comme les Etats-Unis? L’État d’Israël et ses alliés occidentaux ne sont-ils pas responsables de tous les problèmes du Moyen-Orient et du Proche-Orient ? La mise sous tutelle partielle du Mali à la France s’explique par sa main mise sur l’économie à travers le contrôle de la monnaie et désormais depuis près de dix ans son contrôle militaire. Le mode opératoire de la France vise à cacher soigneusement ce que tout le monde voit même les aveugles, son projet de retour au Mali en prétexte de la lutte contre le terrorisme. Malgré la clairvoyance de certains hommes politiques étiquetés de radicaux comme Omar Mariko, le PR français, François Hollande a été accueilli en héros. À la tutelle économique, la France est venue greffer désormais une autre, la tutelle sécuritaire. Au fait, la sécurité vient renforcer les affaires économiques des grandes entreprises françaises même si elles sont parfois inscrites aux noms des personnes physiques et morales appartenant à d’autres pays. Un autre but de ce retour militaire de la France au Mali, et au-delà dans le Sahel, vise à empêcher d’autres puissances de lui subtiliser ce qu’elle considère être son héritage. C’est dans cette optique qu’il est possible de dire que nos frères et amis touaregs se trouvent eux-mêmes piégés par une élite complice du projet de retour de la France au Mali au prétexte que le pouvoir central serait injuste vis-à-vis d’eux. Tous les maliens, de toutes les régions et de toutes les ethnies souffrent des mêmes maux à cause de la cupidité de l’élite politique et administrative. Où sont partis les milliards déversés au nord de 1992 à nos jours ? L’idée d’une exception de la condition des touaregs dans notre pays relève de la manipulation politicienne visant à légitimer le projet séparatiste de l’élite touareg acquis à la cause du projet de retour de la France moyennant quelques miettes pour son propre confort. Ainsi, à la faveur de l’intervention militaire de la France et de son corolaire, l’occupation de Kidal par le fameux MNLA, les autorités maliennes, de Dioncounda à IBK, ont placé gracieusement notre pays, par crainte de l’alternative de perdre le pouvoir ou de se faire tuer, sous la tutelle militaire de la France à travers la signature d’un Accord de défense militaire et peut être aussi d’accords tenus secrets au peuple malien. La visite du jeune PM Moussa Marra n’était-elle pas une manœuvre savament préparée et mise en exécution par l’élite politique malienne au pouvoir dont le seul dessein était de précipiter notre pays sous la tutelle militaire de la France ? La prétendue guerre civile, entre peuls et dogons, au centre du pays, ne participe-t-elle pas à la même logique, celle qui vise à légitimer la présence militaire de la puissance de tutelle dans le Sahel? Dans un certain sens, un pays qui ne contrôle pas son économie est déjà dans la pleine servitude. Lorsque l’on associe, à la domination économique, la tutelle sécuritaire, ce pays, dans une telle perspective, perd totalement sa souveraineté. Cependant, si l’on navigue à contrecourant des paradigmes d’une telle orientation, celle d’un certain marxisme, en faisant prévaloir la politique sur l’économie, l’idée que la domination économique et militaire que la France exerce sur notre pays prend une place secondaire. La perspective de la politique devient plus importante. Elle prend le dessus sur la logique de l’économie dès lors que l’on regarde de près les résolutions de la médiation de la CEDEAO à travers la mission des ministres des Affaires étrangères, celle de la délégation des experts en droit constitutionnel, notifiées aux Maliens par la visite de cinq chefs d’État, résolutions entérinées par la conférence extraordinaire virtuelle de tous les présidents des quinze pays membres de l’organisation ouest-africaine, tenue le lundi 27 juillet 2020 sous la présidence du Niger. Ces mesures « policières » plus la dernière sortie musclée du président, au lieu de sortir le Mali de la crise qui le secoue depuis plusieurs années, crise exacerbée depuis des semaines, risquent de l’enfoncer dans le bourbier sécuritaire, économique, social et politique et donc le précipiter dans la gueule du loup, la France, qui attend impatiemment sa proie. Mais au juste quelle est la nature exacte des décisions prises par la conférence extraordinaire virtuelle des chefs d’État des pays membres de la CEDEAO ? Les résolutions, à l’allure d’un dictat, qu’elle a arrêtées, à titre de rappel, sont entre autres la démission des 31 députés contestés dont le bouillant Moussa TIMBINE, la mise en place d’un gouvernement restreint, l’ouverture d’enquêtes et de poursuites judiciaires pour situer les responsabilités dans les tueries et destruction des biens publics du 10, 11 juillet 2020 et des jours suivants ainsi que des sanctions contre ceux qui vont entraver la mise en œuvre de ce plan de sortie de crise. Visiblement, elles ont peu de vertus parce que contre la posture horizontale, elles ont préféré la posture verticale. Elles prétendent calmer le plus rapidement que possible la crise, mais elles ne feront que radicaliser la position et des éléments de la majorité qui sont concernés et les responsables et militants du M5-RFP. D’ailleurs, dès le soir de la conférence, la liste des membres du cabinet restreint a été publiée. Il compte seulement six ministres. Leur premier problème, c’est que les porteurs de certains postes sont des hommes controversés. Il y a le PM, lui-même, pour sa gestion calamiteuse de la crise scolaire et son éventuelle implication dans les tueries du 10, 11 juillet 2020 et jours suivants. Celui de la justice dont les Maliens se souviennent encore de sa gestion douteuse du budget de la CENI d’un montant d’environ dix sept milliards de Francs Cfa en 1997 et pour sa prise de position ouverte pour le Président de la République dans un cynisme inégalé en faisant prévaloir les biens matériels sur la vie humaine. De mémoire, le dernier, c’est le ministre chargé de la sécurité intérieure démis de ses fonctions de chef d’État major pour incapacité à n’avoir pas pu empêcher le massacre d’Ogossagou dans la région de Mopti. Le point relatif à la démission des députés est assez troublant pour plusieurs raisons. Dans un premier temps, on voit bien que la CEDEAO se substitue au PR non pas en faisant recours à la constitution qu’elle réclame, mais en la torpillant lorsque cela est en faveur du PR comme si elle disposait d’un pouvoir exceptionnel à outrepasser la constitution ou pire comme si le Mali était placé sous sa tutelle. Aussi ne prévoit-elle pas des sanctions contre tous ceux qui vont se mettre à travers son plan de sortie de crise. Où sont les sanctions contre M. Kassoum Tapo, Moussa Timbiné et les trente autres députés dits mal élus ? Pour l’un, pour avoir dit le premier que les résolutions de la CEDEAO sont inapplicables et les autres pour avoir déclaré publiquement qu’ils ne vont pas démissionner. Aussi, après avoir observé une trève pour laisser les maliens fêter, le M5-RFP a repris ses activités de contestation hier après-midi à travers un meeting qui s’est prolongé sur toute la nuit. Peut-on parler en ce moment d’échec de la médiation de l’organisation ouest-africaine ? Si la France, derrière le voile de la CEDEAO, ne fait pas attention, elle risque d’enfoncer le Mali dans la guerre civile, qui mine déjà une bonne partie de son territoire depuis des années sous les yeux voire les pieds des forces de la MINUSMA, celles de BARKHANE, du G5 Sahel et des forces armées maliennes impuissantes parce que mal formées, sous équipées, mal renseignées, sous alimentées et donc démotivées malgré le financement de la loi de programmation militaire à plus de mille milliards (1000.000.000. 000) de francs Cfa. Pour le dire autrement, en faisant prévaloir le colmatage juridique sur la solution politique fondée sur un dialogue politique endogène et inclusif, non pas dans le discours, comme l’ont été des précédents, mais dans les faits, un dialogue politique qui va réunir toutes les forces vives de la nation qu’elles soient pour ou contre le pouvoir, dialogue prévalant la République, le bien de tous, sur les intérêts des individus ou mêmes des groupes. Les pays voisins, frères, amis et partenaires du Mali se sont disqualifiés de la recherche de solutions pour sortir le Mali de la crise. De plus en plus, nombreux sont les Maliens qui ont le sentiment que leur souci, loin d’être leur liberté et leur bien-être, vise exclusivement à sauver le pouvoir d’un homme, et à travers lui les intérêts de certaines puissances internationales comme la France. Ne faut-il pas craindre de voir s’exacerber ce que les autorités françaises ont nommé, il y a peu de temps, le sentiment anti-français ? Ce terme lui-même ne relève-t-il pas de la logique de ce que Rancière appelle la « police », logique qui vise à imposer de manière exclusive l’ordre français ? Les Maliens sont-ils contre la France ? Les Maliens ne sont pas contre la France. C’est elle même qui est gourmande, arrogante et égoïste. Ils ne sot pas contre la France, mais ils sont d’abord pour eux-mêmes. Le général De Gaule ne disait-il pas que la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts. Ne pas être contre la France et être pour soi même requiert, non pas un rapport de vassalité, mais un partenariat où toutes les parties tirent leurs comptes. Ce qui est désigné par le pouvoir français sous le nom du sentiment anti-français n’est ni plus ni moins, que la revendication d’un cadre de partenariat où la France est appelée à céder la part des Maliens. Leur revendication fondamentale n’est-elle pas la redistribution des parts de telle sorte que celui qui n’a pas de part ait sa part. Ils réclament la liberté, et l’égalité et des peuples et des citoyens pris à l’intérieur du même pays. Au lieu de soutenir ces valeurs qui sont si chères aux deux peuples frères, la France le sait plus que n’importe quel autre pays, lorsque l’on se souvient de 1789 et de 1871, elle préfère rester dans les eaux troubles des affaires occultes de la Françafrique dont le PR ivoirien en est le représentant attitré après la chute de Blaise Compaoré. On se souvient encore comment il est arrivé au pouvoir en 2011. Ne travaille-t-il pas à maintenir les pays de l’UEMOA sous la domination économique de la France ? Ce qui risque d’exposer la France à la colère du peuple du Mali qui ne veut plus se soumettre, mais rester debout, ou bien elle va se rendre responsable d’un autre génocide après celui du Rwanda. Pour éviter une telle situation, il est vraiment temps qu’elle choisisse entre le Mali éternel, décidé à assumer sa révolte au prix du sacrifice ultime et un homme et son régime corrompus et donc ayant perdus toute légitimité et toute légalité pour s’être rendu coupable de haute trahison. Bakabigny KEITA Professeur de philosophie politique 

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Commentaires (26)

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Nfp
Nfp 6 ans
Mali-chez-nous "mais elle aide à se débarrasser de certaines mauvaises habitudes héritées de nos grands ancêtres – lesquels avaient une tendance commune à s’entre-accuser et/ou accuser les diables, les sorciers, féticheurs, marabouts, …etc. dès qu’ils venaient en manque de solutions ou de connaissances concernant un problème donné" Finement observé mon frère ! Mais malheureusement, sur ce point précis, force est de constater que NOUS N'AVONS PAS AVANCÉS NI EVOLUÉS D'UN POUCE au fil des siècles, et en sommes toujours (au 21ème siècle !!) à accuser "les autŕes" de TOUS nos problèmes QUELS QU'ILS SOIENT (TOUS !!!) Là pauvreté intellectuelle de nos innombrables INTELLECTUELS DE CANIVEAU a largement perpetuée dans les temps CE GROTESQUE REFLEXE INFANTILE de toujours s'affirmer "victimes de..." dès que nous avons un problème, y compris (voiŕe SURTOUT) quand nous savons pertinemment que sommes 100% RESPONSABLES DU PROBLÈME EN QUESTION !!!???????? Du reste, ce n'est un hasard si NOS éternelles VICTIMES-PLEURNICHEUSES-PROFESSIONNELLES? font un véritable triomphe auprès de nos........illettrés ou semi-lettrés dans nos grins !!!??? Pas vrai sangare ???? Pas vrai Keita, professeur de philosophie politique AUTOPROCLAMÉ ????
Sangare
Sangare 6 ans
"Quand ça ne va,on appelle la France à la rescousse......" S'exprimer ainsi,c'est montrer toute sa naïveté dans la relation Afrique-france. LES AFRICAINS N'ONT JAMAIS DEMANDÉ L'AIDE À LA FRANCE, C'EST ELLE QUI REND L'ALTERNATIVE INEXISTANTE. La colonisation a été organisée pour que ça soit ainsi. LA FRANCE SANS SES COLONIES PERD SA PUISSANCE ÉCONOMIQUE ET SA POSITION GÉOPOLITIQUE NÉCESSAIRES À FAIRE PARTIE DES PLUS GRANDS DE LA PLANÈTE. Quel pays au monde ne demande pas l'aide d'un autre pays? La France en a fait aux américains pendant son intervention au Mali. L'ONU SERT À APPORTER DE L'AIDE À SES MEMBRES. D'ailleurs quand DIONKOUNDA TRAORÉ a demandé l'aide de la France, on lui a dit d'écrire d'abord à l'ONU car la France doit s'engager sous l'autorité des nations unies. Ça veut dire que THÉORIQUEMENT, le président par INTÉRIM avait le choix de demander de l'aide à d'autres pays membres de l'ONU notamment la Chine, la Russie, l'angleterre ou les états-unis. Théoriquement car le monde est organisé en PRE-CARRE par les puissances régnantes membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU. La Russie, en donnant l'indépendance à des pays qui formaient l'urss, a signé un accord avec les américains de ne pas s'imposer dans ces pays. Le non respect de cet accord a provoqué l'énervement de POUTINE. LA RUSSIE, AVEC CET ACCORD, REND L'ALTERNATIVE DE L'AIDE INEXISTANTE À SES ANCIENS PAYS SATELLITES. Il en est ainsi aussi entre la France et ses colonies. LE MALI EST OBLIGÉ DE DEMANDER L'AIDE À LA FRANCE. La relation internationale est ainsi faite depuis la fin de la deuxième guerre mondiale écartant l'Allemagne et le Japon,les perdants de la guerre, malgré leurs puissances économiques. Même pour avoir l'aide des institutions financières internationales, il faut l'appui de la France. L'AFRIQUE NE PEUT METTRE FIN À CETTE SITUATION QUE SI ELLE EST UNIFIÉE. C'est le combat de cette personnalité tel ALPHA OUMAR KONARE. En attendant, la France danse librement dans son champ. Notre pays, le Mali, au constat d'une situation créée pour l'amener à demander de l'aide est obligé de s'adresser à la France au risque de constater les autres le bouder destiné à respecter la répartition du monde entre les grandes puissances. Pour mettre fin à cette dépendance humiliante,il faut placer la lutte dans le cadre de l'unification de l'Afrique. Le processus pour cette unification passe par l'indignation des africains face aux actes d'humiliation de la France comme celui actuellement en cours au Mali qui consiste à soutenir un homme politique soumis à ses exigences contre les intérêts supérieurs du Mali. UN PEUPLE S'INDIGNE, L'ÉTAT FRANÇAIS POUSSE SON LAQUAIS À RÉSISTER. On dénonce cette attitude, certains laquais sur maliweb s'offusquent. Si vous avez décidé de vous assimiler comme voulu par ÉRIC ZEMMOUR laisser nous défendre notre pays, qui avons décidé d'être malien entièrement. OSER LUTTER,C'EST OSER VAINCRE! La lutte continue.
Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 6 ans
La CEDEAO ne sait même pas ce qu'elle doit faire. Comment elle peut menacer le M5 FRP de sanction ? IBK qui est le fauteur de cette débâcle est tranquille dans son fauteuil qu'il a usurpé avec la complicité de la France . Cette fois ci, le monde entier comprendra que la France a un agenda caché pour le Mali. Les Nations unies sont au Mali pour la même cause . Malheur à tous qui pensent que le Mali est leur réservoir.
Mali-Chez Nous
Mali-Chez Nous 6 ans
Puisque l’auteur de l’article serait un Professeur de philosophie politique, je lui propose de s’informer sur le concept Locus of control développé par Julian B. Rotter depuis 1954. La théorie relève surtout du domaine de psychologie de la personnalité (personality psychology), mais elle aide à se débarrasser de certaines mauvaises habitudes héritées de nos grands ancêtres – lesquels avaient une tendance commune à s’entre-accuser et/ou accuser les diables, les sorciers, féticheurs, marabouts, ...etc. dès qu’ils venaient en manque de solutions ou de connaissances concernant un problème donné. Oui, les attitudes adoptées par la France en début de cette crise ont eu des conséquences dévastatrices pour nos populations et pour notre pays. C’est une tragédie humanitaire que le Mali ne pourra jamais oublier. Mais que dirions-nous si notre propre gouvernement envoie ses Forces Spéciales Anti-terroristes (FORSAT) tuer nos propres parents aux mains nues à Bamako? Posez la question à connaitre le nombre de vrais terroristes neutralisés par cette FORSAT depuis sa date de création. Quelles seraient nos interprétations si ce même évènement avait eu lieu à Kidal, Taoudéni, Aguelhok,… ? La vérité est que nos propres dirigeants n’ont aucun respect pour la vie de leurs compatriotes et ces derniers ne s’en plaignent que lorsque les victimes sont des proches parents. Alors, pourquoi exiger aux dirigeants de la France (ou tout autre pays étranger) ce que nous n’exigeons pas à nos propres dirigeants ? A plusieurs reprises, le vieux IBK a démontré son mépris pour les vies humaines Maliennes. La première fois date de son voyage à Paris en 2013 pour couler ses larmes en manifestation de regret suite au décès d’un militaire français. Et ce, pendant que nos civils et militaires meurent chaque jour comme des mouches depuis qu’il est au pouvoir. Il n'a jamais senti assez de regret pour couler des larmes sur leurs tombes...
Nfp
Nfp 6 ans
Kenedougou 13 Août 2020 at 16:35 «Et quand ça ne va pas , on appelle la France à la rescousse, Faut savoir ce qu’on veut. Le malien migre en premier vers la France et l’Europe» Merci mon frère de ta lucidité et de ton honnêteté intellectuelle!!! Notre «sport favori» consiste à appeler la France au secours pour TOUT et dans TOUS LES DOMAINES plutôt qu'essayer de résoudre NOS PROPRES problèmes NOUS-MÊMES comme tout pays adulte et mature, et ensuite, de cracher à la g... de cette même France en l'accusant de COLONIALISME? dès qu'elle s'occupe des problèmes.......QUE NOUS-MÊMES lui avons confié !!!!!????? Et puis c'est bien connu: 1/ Chez nous, pour nos éternels grands victimistes-pleurnicheurs-professionnels?, TOUT est TOUJOURS de la faute «des autres»... 2/ Et parmi «les autres», le coupable de choix est TOUJOURS D'ABORD ET AVANT TOUT...La France!!!??? Une fois que tu as compris ça, tu as TOUT compris de nos millions «d'intellectuels de grin» !?
Pkagame
Pkagame 6 ans
Aujourd’hui nous vivons les conséquences multidimensionnelles du double jeu français mal parti a Kidal.... des intellectuels honnêtes comme les anciens ambassadeurs de France au Mali Nicolas Normands et Christian Rouyer ne pouvaient se passer de cette vérité qui frappe aux yeux! Il est temps d’abandonner l’ingérence paternaliste chronique... ça devient un probleme ingérable dans le continent! Soyons serieux!
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