Sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEDEAO : En attendant le sort final qui sera réservé au Mali

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C’est aujourd’hui que la question du Mali sera soumise à tous les chefs d’État de la CEDEAO à l’occasion d’un sommet extraordinaire par visioconférence. L’ordre du jour s’articulera autour de la synthèse des rencontres effectuées par les cinq chefs d’État et le médiateur principal au cours de leur séjour au Mali.  Ensemble, les Présidents étudieront la question afin de dégager une position à travers un communiqué final.

A Bamako, les émissaires de l’organisation sous régionale ont échangé avec toutes les sensibilités qui peuvent jouer un rôle capital pour une issue favorable à cette crise qui a tout plombé.

L’enjeu principal, c’était la position du M5 RFP au sortir de cette réunion. Malgré la flexibilité des chefs d’État, les opposants sont sortis insatisfaits de la rencontre. Mahmoud Dicko n’a pas caché, avec un ton dur et inédit, sa déception.

Quel sort sera réservé au Mali par la CEDEAO ? Tout le monde est impatient de le savoir aujourd’hui.

Du côté des contestataires qui observent une trêve de 10 jours à cause de la fête de la tabaski, ils sont dans la dynamique de reprendre les manifestations le 3 août au cas où il n’y aura pas un consensus sur le processus de sortie de crise.

D’ores et déjà, la revendication principale du M5, la démission du président de la République est définie comme une ligne rouge à ne pas franchir. Les chefs d’État sont intraitables sur le sujet car contraire aux textes qui régissent l’organisation sous régionale.

En moins de 10 ans, c’est la deuxième fois que la CEDEAO se trouve au chevet du Mali. En 2012, elle avait condamné le coup d’État perpétré par le capitaine Amadou Aya Sanogo contre le président démocratiquement élu, le Général Amadou Toumani Touré. Sa fermeté avait favorisé le retour à l’ordre constitutionnel normal qui s’est soldé par la démission officielle du Président et l’ouverture d’une transition dirigée par le Président de l’Assemblée nationale de l’époque, le Pr Dioncounda Traoré.

Malgré ses efforts, les conséquences du désordre créé par les militaires, qui ont profité de la colère de certains citoyens, planent sur le Mali. L’insécurité et d’autres problèmes majeurs cagnent progressivement le terrain sous le regard impuissant du monde entier présent dans ce pays du sahel via la Minusma et l’armée française.

Les partenaires du Mali vont-ils accepter qu’un autre désordre s’installe ? Pas question ! Pour la simple raison que la déstabilisation de ce pays déjà affaibli par plusieurs maux est une menace pour la sous-région par-delà l’Afrique et le monde entier. C’est tout ce qui explique la présence massive des partenaires sur cette terre Soudanaise.

Les contestataires doivent comprendre qu’au-delà de l’orgueil sous prétexte que le Mali est un pays indépendant capable de gérer ses propres affaires entre fils du pays, l’enjeu qui plane est très complexe. Le concours des autres est indispensable. Alors, vouloir prendre le pouvoir via la rue, dans ce contexte, est un suicide pour plusieurs raisons.

C’est vrai que rien ne va, mais la raison doit prévaloir. Seule l’union sacrée avec un projet consensuel pourra aider le Mali à sortir de cette crise.

Boubacar Yalkoué 

 

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6 COMMENTAIRES

  1. Ibk est même mieux que yalcoue, ce n est pas ce journaleux sui dressait un tableau sombre dr la gestion de ibk ,parce que son cousin est au perchoir paf il commence à encenser le régime. Mangecratie quand tu nous tient.

  2. Nous sommes convaincu que ce sommet extraordinaire ne donnera rien de consistant, car avec la ligne rouge quant au départ d’IBK, les résolutions de ce sommet sont déjà caduques. Nous n’aurons rien de positif et nous avons l’impression que les Chefs d’état de la CEDEAO sont en déphasages avec la profondeur de la crise malienne qui est une accumulation de beaucoup de bêtises depuis très, très, très longtemps. Pour sortir le Mali de cette situation, il y aura sans équivoque beaucoup de dégâts collatéraux, et aucune CEDEAO et d’autres organisations de ce monde aujourd’hui ne pourraient arrêter la chute du Mali dans ce gouffre amer, c’est après cette chute que de bons acteurs reprendrons le flambeau dans la confiance mutuelle, dans sincérité, dans justice et l’équité pour rebâtir un autre Mali, cela serait valable pour tous les pays de la sous-région à part peut-être le Ghana qui a été fortement nettoyé par Jerry Rwalings il y a cela plus de vingt ans, n’oublions pas que le Ghana avait presque disparu avec l’ensemble de sa jeunesse dehors à cette époque. Aujourd’hui ce pays est entrain de briller avec des cadres et élites bien formés et très conscients de l’état de leur nation. Au Mali actuel, personne n’a confiance à personne, personne n’écoute personne, personne ne respecte personne, avec un tel tableau comment peut-on construire un pays? Impossible, donc il faut tout casser et de rebâtir, nous sommes une chambre-à air pourries qu’il faut carrément jeter et se procurer d’une autre et c’est tout. Avec les aménagements sans fondement, l’agonie du Mali actuel ne serait que prolongée avec des souffrances terrible du peuple qui n’a jamais été heureux depuis toujours; les 75ans de la colonisation, les 8ans du socialisme du premier président Modibo KEITA, les 23ans du régime militaire de Moussa TRAORE, et les 28ans de cette ère démocratique, à quand le bonheur du peuple malien? Décidément le malheur est malien.

  3. MANGWANA KANYON COMPAORÉ, MAITRE FÉTICHEUR Á M'PETIONA, COMMUNE RURALE DE SOMASSO, CERCLE DE BLA, RÉGION DE SÉGOU, MALI JAMANA

    Quel sort sera réservé au Mali par la CEDEAO ?

    Boubacar Yalkoué, LA CEDEAO-FRANCAFRICAINE, SYNDICAT DE MENTEURS, VOLEURS ET TRAITRES Á LA SOLDE DE LA FRANCE , EST MORTE Á BAMAKO LE 19 JUILLET 2020.

    CETTE CEDEAO-FRANCAFRICAINE, SYNDICAT DE MENTEURS, VOLEURS ET TRAITRES Á LA SOLDE DE LA FRANCE , NE PEUT PLUS JAMAIS DÉCIDER DU SORT D’AUCUN PAYS DANS LA SOUS-RÉGION, ELLE EST MORTE.

    PLACE Á LA CEDPAO, CELLE DES PEUPLES…!

    • IL N’Y A PAS DE PROBLÈME SANS SOLUTION. L’IMAM DICKO A ÉTÉ VRAIMENT CONCILIANT. A TÈ TÈMÈ NIN KAN ! JE PROPOSE 2 VOIES:
      – IBK PEUT RESTER MAIS AVEC UN PM PLEIN POUVOIR DÉSIGNÉ PAR DICKO AVEC FEUILLE DE ROUTE CLAIRE (MAIS DE GRÂCE PAS LES DYNAUSORES OPPORTUNISTES QUI GRAVITENT AUTOUR DE DICKO ! )
      – IBK RESTE AVEC UN PM DE CONSENSUS AVEC FEUILLE DE ROUTE CLAIRE, NON RÉVOCABLE PAR IBK, ET ADMINISTRATIVEMENT INDÉPENDANT DE IBK.

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