Mérite : La nation non-reconnaissante à feue Dr. Diaka Diawara

Première femme médecin du Mali, Dr. Diaka Diawara aura rempli sa carrière de pédiatre et gynécologue-obstétricienne avec amour et dévouement.

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Première femme médecin du Mali, Dr. Diaka Diawara aura rempli sa carrière de pédiatre et gynécologue-obstétricienne avec amour et dévouement.

 Décédée le 7 novembre à l’âge de 81 ans, Dr. Diaka Diawara, la toute première femme médecin du Mali, serait la grande oubliée de la République. Durant toute sa carrière professionnelle et sa vie de retraite, Dr. Diaka Diawara n’a reçu aucune distinction honorifique de la part de l’Etat malien. Cela au même titre qu’une moindre reconnaissance, par le baptême d’une salle ou d’un pavillon à son nom. Comme disent les penseurs, la nation est souvent ingrate à certains de ses dignes fils.

Reconnue dans plusieurs ouvrages dont “Les femmes célèbres du Mali” de l’ex-première Dame Adame Bâ Konaré, comme la première femme médecin du Mali, Dr. Sacko Diaka Diawara, au regard de son parcours, marquera à jamais l’histoire de la médecine moderne au Mali.

Epouse du premier chef de service ORL de l’hôpital Gabriel Touré (Dr. Mamadou Sacko) et mère d’un grand médecin en ORL (Dr. Hamadou Sacko), Diaka Diawara relève du lot des premiers grands fonctionnaires maliens formés en URSS. Produit de la célèbre Université de Moscou, où elle décroche à la Faculté de pédiatrie de l’Institut de médecine Pirogov son doctorat en médecine (spécialisée en Pédiatrie) en 1969. D’où le début pour elle d’une longue carrière au service du secteur de la santé malienne.

Ainsi, de juillet 1969 à mai 1974, elle sera chef de pavillon de la pédiatrie de l’hôpital Gabriel Touré, puis de mai 1974 à juin 1980, médecin-chef de la PMI de Badalabougou. Après de nombreux succès engrangés dans cette spécialité destinée aux enfants, elle décide d’ajouter une nouvelle corde à son arc. A son corps défendant, Dr. Sacko Diaka Diawara bénéficie d’un congé de formation en Russie, qu’elle mettra à profit pour faire sa spécialisation et obtenir un PhD en gynécologie et obstétrique (de juin 1980 à octobre 1989).

Elle décrochera tour à tour un certificat de qualification en chirurgie (janvier 1984), à l’Institut de médecine Pirogov de Moscou (ex-URSS), suivront un autre certificat d’études spécialisées en gynécologie et en obstétrique (Juin 1984) et un PhD en Gynécologie et en obstétrique, à l’Institut de Médecine Pirogov de Moscou (1987). Elle aura aussi des certificats en cancérologie pour recherche scientifique (1985), en organisation de la santé, organisation internationale de la santé (mai 1987, Paris).

Dans la même lancée, elle détiendra, entre autres, un DEA en santé communautaire (avril 1988, Paris), un DEA en prévention des grandes endémies option prévention des maladies sexuellement transmissibles (juin 1989, Paris). S’y ajoutent des attestations d’études approfondies en : médecine et santé tropicale, pathologie et épidémiologie tropicale, évaluation des services de santé, néonatologie, hémobiologie périnatale.

A son retour au pays, elle servira de novembre 1989 à décembre 1993 au service de gynécologie et d’obstétrique de l’hôpital Gabriel Touré. Et fera valoir ses droits à la retraite le 1er janvier 1994.

Rappelée à Dieu le 7 novembre 2016 à Paris, les parents, anciens collaborateurs et patients de Dr. Diawara lui ont rendu un dernier hommage le samedi dernier.

Dors en paix Docteur !

M. Diallo

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2 COMMENTAIRES

  1. Sont décorés au Mali les cadres qui ne méritent rien de bon, quel pays bizarre? Les vrais fils sont tous mis dans une oubliette sans limite, les plus mauvais font ombrage aux plus méritants.

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