Diéma et Kayes : Sahel Eco revitalise la nature à travers la technique de la RNA

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Dans les deux Cercles, la Caravane de Sahel Eco composée des représentants du Haut Conseil des Collectivités Locales, de l’Assemblée Nationale, de Sahel Eco, de World Vision, d’AMCFE, de Donko et des journalistes, a rendu des visites de courtoisie aux autorités administratives et municipales de Diéma et de Kayes avant de visiter plusieurs champs d’expérimentation sous la technique de RNA. A Diéma, la visite a commencé par le champ d’un hectare sous RNA de Nama Traoré, paysan volontaire dans le village de Messin situé à quelques 10 km de Diéma. L’équipe de la Caravane de Sahel Eco qui a été conduite avec l’appui de World Vision dans la zone a fait le constat de la grandeur des plants sous la technique RNA après seulement une année d’expérience. Dans ses explications, Nama Traoré, qui applique la technique de la RNA dans la localité avec 11 autres paysans dont 2 femmes, a noté que ces plants sous RNA sont de  grandes tailles parce qu’il a observé la technique de jachère qui consiste à laisser le champ se reposer pendant une longue durée. Ensuite, la mission, toujours dans le cercle de Diéma,  s’est rendue dans le champ de Cheicknè Camara à Debo-Massassi. A Debo-Massassi, ce paysan modèle qui possède environs 18 hectares a mis en expérimentation 1 hectare avec 67 jeunes plants diversifiés et variés sous la technique de RNA. Après l’étape de Diéma, les caravaniers se sont rendus à Ségalaba dans le cercle de Kayes où ils ont visité avec l’appui de l’ONG AMCFE le champ de 1,5 hectare de Sadio Konaré contenant 65 plants sous RNA. Ensuite, les activités de la journée ont pris fin par la visite guidée, avec l’appui de l’ONG Donko, dans le champ de 1,25 hectare de Guimba Dembélé. En tout cas, partout où la Caravane a visité les champs d’expérimentation, les paysans, après avoir démontré les avantages de la RNA, ont, tour à tour, noté certaines difficultés liées à cette pratique. Ces difficultés ont pour noms : les exploitants du bois de chauffes, les éleveurs qui laissent trainer le bétail dans les champs, la pratique du feu de brousse et au problème du statut de l’arbre champêtre. En effet, selon la loi, même si l’arbre se trouve dans le champ du paysan, ce dernier n’a pas le droit  de le couper sans autorisation préalable des autorités compétentes. « Cet état de fait peut entraver la mise en œuvre de la RNA », ont-ils regretté.

Moussa Dagnoko

 

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