Approvisionnement en carburant à Bamako : La fin de la pénurie soulage les usagers et relance les activités

Après plusieurs semaines de fortes perturbations, l'approvisionnement en carburant revient progressivement à la normale dans la capitale malienne.

8 Août 2026 - 01:47
 1
Approvisionnement en carburant à Bamako : La fin de la pénurie soulage les usagers et relance les activités

Si les longues files d'attente devant les stations-service disparaissent peu à peu, cette crise aura mis en lumière l'importance d'un approvisionnement régulier en carburant pour le bon fonctionnement de la vie économique et sociale.

Après plusieurs semaines de pénurie, l'approvisionnement en essence revient progressivement à la normale à Bamako. Les longues files d'attente devant les stations-service disparaissent peu à peu et les usagers trouvent désormais du carburant plus facilement. Ce retour à la normale constitue un véritable soulagement pour les automobilistes, les transporteurs, les commerçants et tous ceux dont les activités avaient été perturbées par le manque d'essence. Les déplacements sont redevenus plus faciles et les dépenses liées à la recherche du carburant diminuent progressivement.

Pour recueillir les impressions de la population, nous avons rencontré quelques habitants de Bamako. Alou Diarra, conducteur de moto à Télimani : "Franchement, on respire un peu maintenant. Pendant la crise, c'était très difficile pour nous, les conducteurs. Il fallait faire la queue pendant des heures, parfois toute la matinée, juste pour avoir quelques litres d'essence. On perdait beaucoup d'argent et, certains jours, on ne travaillait même pas. Depuis que les stations sont de nouveau approvisionnées, notre activité reprend progressivement. On trouve plus facilement du carburant et les clients reviennent". Lala Haïdara, étudiante en licence : "Pour nous, les étudiants, la fin de la crise est un vrai soulagement. Pendant la pénurie, aller en cours était devenu très compliqué. Les motos-taxis étaient rares, les tarifs avaient augmenté et les déplacements prenaient beaucoup plus de temps. Certains jours, j'arrivais en retard ou je ne pouvais même pas assister aux cours. Aujourd'hui, mes déplacements sont plus simples et moins coûteux. Cela nous permet de poursuivre nos études dans de meilleures conditions et avec moins de stress".

Issouf Makadji, revendeur d'essence en bouteille : "Pendant la crise, nous avions beaucoup de clients, mais aussi beaucoup de pression. Les gens étaient prêts à payer très cher pour quelques litres d'essence. Ce n'était pas facile, car nous avions nous-mêmes du mal à nous approvisionner. Maintenant que les stations-service sont bien fournies, les clients préfèrent acheter directement à la pompe. Notre activité a donc beaucoup ralenti. Nous avons moins de clients, mais c'est une bonne chose pour la population, qui peut désormais acheter le carburant à un prix normal".

Même constat pour Békaye Traoré, père de famille : "La fin de la crise est un grand soulagement pour ma famille. Pendant la pénurie, aller au travail, faire les courses ou conduire les enfants à l'école était devenu un véritable casse-tête. Les frais de transport avaient augmenté et il fallait parfois parcourir de longues distances à pied. Cela pesait sur notre budget et créait beaucoup de stress. Aujourd'hui, les choses reviennent progressivement à la normale. Les déplacements sont plus faciles et nous pouvons mieux gérer nos dépenses."

Après plusieurs semaines de difficultés, la crise de l'essence semble désormais appartenir au passé. Les stations-service de Bamako retrouvent progressivement leur rythme habituel et les habitants espèrent qu'une telle pénurie ne se reproduira plus. Cette crise aura néanmoins rappelé l'importance d'un approvisionnement régulier en carburant pour le bon fonctionnement de la vie économique et sociale de la capitale.

                                                                                  

    Salimata Doumbia