Chantiers des infrastructures routières à Sikasso : Le ministre Dabo insiste sur le respect des délais contractuels

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Le ministre des   Transports  et des Infrastructures, à la tête  d’une forte délégation, a   effectué une visite de 72 heures dans la région de Sikasso. Une première sortie à l’intérieur  consacrée à la visite des chantiers routiers dans la ville Sikasso. Objectif : constater l’état d’avancement des travaux,  mais aussi et surtout insuffler la dynamique nécessaire au respect des calendriers établis entre l’Etat et les différentes entreprises en charge de la réalisation des chantiers.

«Le respect du délai, la qualité des travaux  sont des points sur lesquels  je suis intransigeant». Tel est le message principal que le ministre Makan  Fily Dabo a adressé aux responsables des différentes entreprises  en charge de ce vaste projet routier à Sikasso. Cela, dans le souci, selon lui,  de restaurer  la confiance entre les autorités  et la population qui avait  perdu tout espoir quant à la réalisation  de ces projets. En effet, les chantiers ont connu un démarrage  tardif.  Les responsables des entreprises  justifient ce retard par les difficultés d’installation  et la non-libération de l’emprise des différents chantiers. L’illustration parfaite est sans nul doute le cas de l’échangeur, au  niveau du camp militaire, qui peine à atteindre sa vitesse de croisière puisque  certaines  parties  du chantier sont  toujours occupées.  D’ailleurs,  un petit groupe de manifestants  était  sur les lieux pendant que le ministre visitait le chantier. Ils se réclament  du collectif  des victimes de la construction de l’échangeur  qui se bat pour  l’indemnisation des déguerpis.

Malgré les difficultés,  la volonté politique  du gouvernement à travers le Département des Transports et des Infrastructures  fait renaître l’espoir dans la cité du Kénédougou.

Aujourd’hui, la ville  de Sikasso  a totalement changé de physionomie au grand bonheur de la population. Cette impulsion entre dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Programme du projet d’aménagement structurant, lancé par le gouvernement du Mali.
Pour le ministre Makan Fily Dabo, la mise en œuvre de cet ambitieux programme reste un véritable défi à relever pour les autorités de la transition.

La traversée de la ville de Sikasso  et les 10 km de voies urbaines

Cette première étape a concerné les travaux d’aménagement en 2×2 voies de la traversée de la ville de Sikasso, et les rues pavées réalisées, le drainage des eaux usées.  Malgré les gros moyens déployés  sur le terrain par la Compagnie  sahélienne d’entreprises  pour accélérer le  chantier, le ministre n’a pas été tendre avec ses interlocuteurs du jour. « Je ne suis  pas satisfait de l’état d’avancement des travaux. Le retard enregistré dans l’exécution des travaux  par rapport  au délai contractuel est énorme. Il faut plus d’effort pour finaliser ces chantiers routiers qui n’ont que trop duré », a-t-il indiqué.

L’intransigeance  du ministre sur le respect du délai  a  porté fruit  avec l’engagement  de l’entreprise CSE de  boucler ce chantier d’ici le 31 décembre 2020. Ces dix km contribueront à l’amélioration de la mobilité urbaine et au cadre de vie  des populations. Ces rues aménagées seront directement liées à la route nationale,  RN7.  Le financement est assuré par la banque ouest-africaine de développement et le Budget national, pour un délai d’exécution 27 mois. Ce projet porte,  entre autres, sur le dédoublement en 2×2 voies de la section urbaine de RN7 sur une distance de 4,6km ; l’élargissement de l’avenue  Loury sur 1,7km ; la réalisation  des caniveaux et des éclairages publics sur l’ensemble des rues, etc.

Le chantier de l’échangeur et du viaduc

Le deuxième jour de cette visite du ministre  Makan Fily Dabo  dans la capitale du Kénédougou a été consacré  au site abritant l’échangeur, au vaste  chantier du viaduc  (une première au Mali)  et les travaux de la rue 100 à Wayerma.

Contrairement au chantier  d’aménagement en 2×2 voies de la traversée de Sikasso, le ministre a exprimé sa  satisfaction sur l’évolution normale des travaux de l’échangeur, du viaduc et de la rue 100. Malgré le démarrage tardif, les trois chantiers ont atteint un taux d’exécution satisfaisant.

Il faut noter que l’état d’avancement global des travaux est de 18,22% pour un délai consommé de  29,63%.

Ainsi, au niveau de l’échangeur, le taux d’exécution est de 9,35%. En ce qui concerne le viaduc, le taux d’exécution est de 19,32%.

Malgré des petites difficultés pour la libération de l’emprise au niveau du site de l’échangeur, l’entreprise  EGK, détentrice dudit marché, s’engage à respecter le délai contractuel en mettant un accent particulier sur la qualité des travaux,  sous le contrôle du bureau d’études Cira.

Le financement est assuré par  le budget national  et la Banque ouest-africaine de développement pour un d’exécution de 27 mois.

Ces infrastructures permettront d’éviter les croisements des différents flux de trafic et limiter les embouteillages dans la ville, tout en lui donnant une fière allure. L’échangeur de type trompette concerne les trois branches principales du croisement. Le tronçon est dénivelé par un pont dalle en béton armé. Différentes voies  d’accès d’environ 1220 mètres seront également aménagées. Des bretelles unidirectionnelles à une voie sont aménagées au sol pour permettre tous les mouvements.

Quant au viaduc, il préservera ainsi la tranquillité de la ville en permettant, aux gros porteurs de relier Bamako sans passer par les artères. Ce qui va réduire considérablement les risques d’accident au niveau de cet important carrefour situé en plein centre de la ville de Sikasso. La longueur totale du viaduc est de 450 m. Il se termine aux deux extrémités par des murs de rampe. Six voies latérales d’un linéaire total de 1345m  seront aussi créées.

Le ministre a clôturé sa mission de supervision par une  réunion technique  avec les responsables des différentes entreprises et le bureau de contrôle.

Avant cette rencontre technique, le chef du département des Transports et des Infrastructures  a visité les différentes structures relevant de sa compétence. Il s’agit, entre autres, de la direction régionale des transports ; de l’antenne régionale de l’Anaser ; de la direction régionale des routes, etc.

Nouhoum DICKO, de retour de Sikasso

 

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